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Aujourd’hui, il est de bon ton de renoncer aux
héritages culturels et de tenir pour vieilleries dépassées ce
pour quoi nos pères et mères et nos frères d’espérance, naguère,
ont combattu. Tel politicien ambitieux, maire périparisien d’une
ville qui n’existait pas à l’époque de Babeuf et de surcroît
« député », trouve un air dépassé au « socialisme » qui, selon
lui, ferait très « dix-neuvième siècle » et propose aux siens de
s’en affranchir ; tels autres, très proches de moi, assommés (on
les comprend) par le rude et inacceptable échec des entreprises
historiques issues de la révolution russe d’octobre 1917, du mot
« communisme » dont on pensait qu’il en incarnait la substance,
voudraient en faire abstraction. On y renoncerait : dans la
communication politique naturellement, mais aussi dans la
programmation affichée d’une transformation sociale dont les
prémisses apparaissent dans le cours même des luttes populaires,
et même dans l’imaginaire des protagonistes. Billevesées que
tout cela ! L’histoire, toute l’histoire est en nous, en chacune
et chacun, et en nous tous collectivement : renoncer à
s’inscrire dans son histoire, c’est renoncer à soi-même. En
prolongeant le meilleur des ambitions émancipatrices venues du
plus loin, et sans rien ignorer des étroitesses de naguère, des
impasses et des échecs, des errements, des malfaçons et des
crimes, c’est alors qu’on dégage le plus clair des horizons.
Extrait
de
Gracchus pour l’éternité ! - Claude Mazauric - Humanité
du 24/07/2009
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"Il y a eu et il y aura
un Parti communiste en France, avec
vous, sans vous ou contre vous !"
André Tollet, président communiste du
Comité Parisien de Libération, à l'adresse des dirigeants
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