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Retour sur les élections en Grèce

Publié le 24 Septembre 2015

En regardant les tendances

de janvier à septembre 2015,

quels premiers enseignements ?

Retour sur les élections en Grèce

Par rapport aux élections de janvier 2015, les votes « blancs » et « nuls » augmentent considérablement pour atteindre 2,5% des votants.

L’abstention augmente de 7% dans un pays ou le vote est théoriquement obligatoire.

 

L'électorat des mémoradumophiles prend plus que ses distances : les électeurs des partis ayant souscrits aux diktat des banksters de Bruxelles leur tournent le dos et restent chez eux.

 

Syriza perd 14% de ses électeurs,

 

la Nouvelle Démocratie en perd 11%

 

To Potami  le parti du centre pro UE est laminé avec près de 50% de voix en moins.

 

Cela dit la tendance porte aussi sur les autres forces :

 

Si le KKE garde ses sièges et son score en pourcentage, il perd 10% de ses voix (effet UP ?)

 

Constante de l'histoire mondiale contemporaine, quand l'espoir populaire est trahi l'impasse fasciste parait une solution : « Aube Dorée » maintien à peu de choses près son nombre de voix (et donc progresse en pourcentage par rapport à janvier 2015, même mécanique que pour le f-haine en France).

 

Cela traduit en moins d'un an l'explosion d'une méfiance de l’électorat envers ses institutions.

Retour sur les élections en Grèce

Notons sans pouvoir ici l'expliquer la disparition en moins d'un an de 86490 électeurs soit près de 1% des inscrits (à lier avec l'émigration et la hausse de mortalité liées aux diktat ?).

 

En l'état actuel il ressort de ce scrutin une défiance grandissante envers l'UE et confirme ainsi le résultat du référendum de juillet 2015 rejetant les mémoranda.

 

En creux, cela éclaire aussi le niveau du reniement de sa parole de janvier par Tsipras et la duplicité de Syriza et tout ceux qui l'accompagnent y compris ici en France. 

 

Le seul argument que nous voyons avancer de leur part pour "passer à autre chose", c'est "maintenant que les Grecs ont voté, il ne faut plus rien dire".

 

Rappelons à ces obscurcis de la mémoire qu'en 1958 le peuple français avait dit oui massivement à De Gaulle et que 7 ans plus tard il était mis en ballotage et que dès passé 68 il devait faire ses valises, cela parce qu'alors le Parti Communiste, à contre courant, avec persisté à ne pas se plier à ce type de raisonement démagogique.

 

De même le même peuple manipulé  pour dire oui à Maastricht de 92 (campagne...et publication des résultats) a dit massivement non en 2005.

Il est vrai que le P"c"F est passé aussi à autre chose... mais en sens inverse.

 

Tous les résultats électoraux dans tous les pays du vieux continent accumulent la démonstration : ne pas s'appuyer sur les exigences populaires pour sortir de l'impasse assassine du capitalisme porté par l'UE laisse le champ libre à l'extrême droite et ses fasciste.

 

C'est une sorte de loi de Kepler de la mécanique politique. Ceux qui le mesurent et persistent dans leur choix tout en se réclamant de gauche font le jeu du f-haine.

 

Les oulémas de la rénovation de l'UE de l'intérieur feraient bien de se regarder dans quoi ils marchent; ça pue et laisse des traces sur les moquettes des antichambres où on les rencontre encore le plus souvent.

 

C'est aussi un des enseignements du vote en Grèce :  à persister à ne pas condamner et combattre ici le pouvoir et sa livrée rosâtre, les rouge-rosés qui semblent de plus vouloir être verdissants dégagent l'espace pour les bruns. Ce qui fait litière de cette accusation proférée contre ceux qui persistent à porter l'issue anticapitaliste et donc restent réellement communistes. 

 

Rédigé par Canaille Lerouge