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Dimanche, élections

Publié le 18 Septembre 2015

Ils n'auront ni Zorbani Zorromais un drôle de zozo
 
La mort de Socrate ; la coupe était pleine ...et il lui ont fait boire.
La mort de Socrate ; la coupe était pleine ...et il lui ont fait boire.
 
Il y a 9 mois arrivait le divin enfant. Tout le monde (enfin presque parce quelques mauvais coucheurs - pour en être Canaille le Rouge se fit vertement tancer- montraient un scepticisme qui verra rapidement sa justification ) ; tout le monde donc à gauche du PS s’esbaudissait de voir poindre ce géant petit fils d'Agénor fils de Zeus et neveu de Phénix fils aussi d'Europe, mais aussi héritiers des amours de la révolution et de la saine gestion monétaire.
 
Tous scrutaient l'arrivée du Zorro du Péloponnèse qui tel un tsunami euro compatible de Gauche allait tout balayer sur son passage et dégager la voie au mouvement populaire lequel de joie allait pouvoir pendre le dernier pope avec la tresse des tripes des derniers armateurs.
 
Las ! Du Tsunami la réplique de juillet pourtant massive vit surtout l'étendue du  reflux.
 
En fait de tripes ce sera des pieds en gelée et le reflux laissera pantois le peuple grec qui si on en crois la presse fait un tantinet la gueule à Zorro et refuse depuis de jouer les Bernardo.
 
Médiapart tout feu tout flamme en janvier, Chimène de son Rodrigue-Alexis s'arrache les cheveux :
 
"La signature du troisième mémorandum d'austérité entre Athènes et ses partenaires européens n'a pas seulement déchiré le parti d'Alexis Tsipras. Il a aussi provoqué un départ massif – estimé à 60 % – au sein de l'organisation de jeunesse de Syriza."
 
Ce que disent ces jeunes est terrible :
 
" Avec la signature du troisième mémorandum, je me suis rendu compte que le gouvernement Tsipras avait rompu avec ses origines de gauche. Le soir du 25 janvier, j'étais pleine d'espoir et d'optimisme pour l'avenir, même si je savais qu'il serait très difficile d'appliquer un programme anti-austérité à l'intérieur de la zone euro."
 
"Le 25 janvier, c'était une immense victoire. Nous avions rendez-vous avec l'Histoire. C'était très émouvant. Mes premiers doutes sont venus avec l'accord du 13 juillet signé à Bruxelles. Ensuite, lorsque Tsipras a convoqué de nouvelles élections, annulant du même coup le congrès du parti prévu en septembre, j'ai compris qu'il n'y avait même plus de terrain pour se battre en interne. Ce n'est pas possible d'utiliser les structures de l’État pour écraser la démocratie à l'intérieur de son propre parti ! "
 
"je ne peux pas accepter le fait que nos dirigeants se sont ensuite vantés d'avoir remporté un succès, que cet accord était positif ! Ils ont voulu nous faire prendre des vessies pour des lanternes. C'est à ce moment-là que j'ai décidé de quitter l'orga. 
 
Cela ressemble pas mal à ce que le PS et la cohorte de ses politico compatibles ralliés on fait ici depuis 1988.
 
Ben oui quand on promet le frais vin des fêtes et qu'on sert de la villageoise tournant vinaigre, le chaland ne traîne pas dans le tord boyaux. 
 
Ceux qui pont payé leur ticket sur catalogue font la gueule à la livraison et on les comprend. D'autant plus qu'ici cela rappelle leur propre expérience pour nombre des Hollando compatibles de 2012, voir livrer la piquette de Solférino quand ils rêvaient de la cuvée du Bourget revient à voir livrer au Pirée un pichet de ciguë quand ils attendaient une coupe de muscat de Samos.
 
C'est la sauce à la grecque du ragoût jospinien qu'en son temps les communistes qualifièrent de pédagogie du renoncement.
 
Dimanche s'annonce triste à Athènes, le moins pire apparent peut tenter de sauver les apparences. Comme ici en 38 ou en 47, puis 85, 97 la social démocratie (car Tsipras en gestionnaire du capital, de ses institutions et sa monnaie en est un) aura réussi son coup : casser l'élan populaire et donner un répit aux banksters et leurs condottieres  qui pillent les peuples.
 

Rédigé par Canaille Lerouge