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Publié par Jean Lévy

La preuve par Tsipras : il n'y a pas d'Europe sociale possible ! La leçon à en tirer 

 

par Jean LEVY

Tsipras giflé et content

Tsipras giflé et content

La leçon à tirer des évènements de Grèce

Le 5 juillet dernier, le peuple grec consulté répondait à plus de 61% NON à l'austérité.

Le 13 juillet, Alexis Tsipras, son gouvernement et la direction de Syriza rendaient les armes et acceptaient les conditions de l'Union européenne pour obtenir un nouveau "plan d'aide" qui consacrait l'austérité accrue, pour la population déjà si éprouvée et la vente à la découpe au privé, massivement étranger, des infrastructures de l'Etat.  

Pour expliquer cette capitulation, Alexis Tsipras a fait état d'une "négociation" le révolver sur la tempe ...

Piètre argument : pouvait-il en être autrement ? 

Entre le tueur et sa victime, y-a-t-il une marge de négociation ? Dans la mesure où le gouvernement grec ne s'était pas affranchi de la tutelle de Bruxelles, en clair de la mainmise du grand capital européen - y compris grec - sur l'économie du pays, le combat était perdu d'avance. 

On peut émettre des doutes sur la volonté de résister des dirigeants de Syriza : l'accord militaire de grande ampleur signé ce mois entre la Grèce et Israël sous l'égide de l'Otan éclaire l'orientation fondamentale d'Alexis Tsipras et des dirigeants de Syriza qui le suivent.

Et aujourd'hui, ceux-ci se retournent vers les électeurs pour, comme l'avouent nos médias, épurer le mouvement de tous les députés ( le tiers du groupe parlementaire),  qui ont refusé la trahison. Et avoir les mains libres pour gouverner sous contrôle européen.

Quelles leçons devons-nous retenir de ces péripéties ?

Quand un pays est pris au piège de l'Union européenne, il ne dispose d'aucune liberté de manœuvre pour modifier le cours de sa politique économique et sociale. Le capitalisme financier,toujours aux commandes, ne laisse aucune marge de liberté aux gouvernements pour mener une autre politique qui s'avèrerait contraire à ses intérêts.

C'est ce que n'avait pas compris en France la "gauche de la gauche"  qui, en janvier dernier lors du succès électoral de Syriza, faisait de la "voie grecque" la clef de leur future victoire. Enfin, pensaient-ils, au PCF comme au Parti de Gauche, fort de l'exemple athénien, rééditons l'exploit !

Et chacun se voyait déjà en haut de l'affiche ! Et ils croyaient vérifier ainsi la possibilité d'une "autre Europe",  de "l'Europe sociale" qui constitue l'objectif de leur politique...

Las, l'évolution funeste des évènements grecs a ouvert les yeux à certains responsables de cette gauche pour qui le rêve est ainsi devenu cauchemar, au bord de la mer Egée.

Déjà, en Espagne, à la lueur de cet exemple, le flot annoncé en faveur de Podemos aux futures élections d'automne s'avère beaucoup plus timide, leur proclamation "européenne" faisant réfléchir.

Et en France, nombre de militants du PCF pose le vrai problème de l'incompatibilité entre une poltique de progès social et l'adhésion à l'idée européenne.*

Il faut mener le débat, non seulement au sein des communistes, mais également avec la population encore abusée par la propagande européenne, ou revenue de tout, se place hors du champ politique.

Car sortir de l'Union européenne - et de l'Euro - nécessite l'adhésion massive de notre peuple, pas seulement de son aile marquée à gauche. Si le NON de 2005 a été porté massivement par les ouvriers, les employés et les privés d'emploi, si ce NON peut être analysé comme un NON de classe, il n'en reste pas moins que la majorité d'entre eux ne votent plus aux élections, et que parmi ceux qui votent encore, le nombre d'ouvriers et d'employés  choisissant le Front national est plus important que celui qui vote "à gauche".

ll faut donc déployer nos arguments sur un large front, celui de notre peuple, sans le découper en tranches. Nous ne serons jamais de trop face au capitalisme financier et à ses politiciens aux multiples visages, de la social-démocratie à la réaction la plus noire, tous partisans du "tout marché", feuille de route de l'idéologie européenne, et face à leurs médias qui répandent en permanence les métastases de la peste du Capital.

L'exemple grec doit nous permettre de faire la lumière dans la nuit européenne.

* Lire l'article

U.E., ouvrir en grand le débat sur les alternatives à l’austérité !