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A propos du plan B et des haines qu'il anime

Publié le 2 Août 2015

A propos aussi de l'alternative

 

A propos du plan B et des haines qu'il anime

Possible ou pas d'échapper au garrot de la troïka devenu quadrille ?

 

C'est que le débat n'est pas (plus) que celui des Grecs tant nombre de partis politiques et leurs dirigeants montent aux créneaux pour dire qu'il n'y a pas d'alternative à l'Euro.

 

Et pourtant, c'est Tsipras lui même qui vient d'éclairer le débat : 

 

Reprenons dans l'ordre chronologique au travers de ce que disent les média pris de convulsions à l'idée de voir concrétisé ce qui suit.

 

La presse a révélé au début de la semaine que lors d’une téléconférence le 16 juillet, organisée par des fonds spéculatifs, Yanis Varoufakis avait indiqué avoir voulu « créer clandestinement des comptes secrets reliés au numéro fiscal de chaque contribuable » grec, pour que, le moment venu, ils puissent utiliser « cette espèce ce mécanisme parallèle de paiement vis-à-vis des gens à qui ils doivent de l’argent ou pour payer leurs impôts à l’Etat ». Ces révélations ont provoqué un tollé en Grèce. Des avocats, proches pour la plupart de l’opposition de la droite selon les médias, ont déposé des plaintes contre Yanis Varoufakis, député du Syriza, en l’accusant de vouloir endommager le pays avec son plan B.

 

Le plan comprenait ainsi des mesures de nationalisation, dans lequel la société OPAP, détenant le monopole des jeux et privatisée en 2013, faisait notamment partie. S'ajoutait à cela des recettes de péage provenant des autoroutes et du plus grand pont du pays, a indiqué le journal, qui cite des sources gouvernementales.

 

Athènes ne comptait pas en rester là, loin de là. Le gouvernement Tsipras prévoyait également de se lancer dans une lutte très agressive contre la corruption. De manière peu surprenante, tant les rapports entre les deux pays sont glacials, plusieurs sociétés allemandes actives en Grèce, comme Siemens, Lidl, Allianz, MAN et Hochtief étaient dans le collimateur.

 

Si Tsipras avait envisagé ces mesures c'est qu'elles étaient possibles et conformes au mandat qu'il avait reçu et comme en France compatible constitutionellement.

 

Si la Grèce a pris d'autres orientations, c'est le résultat d'un choix politique du gouvernement grec. C'est donc que le choix éxistait.

 

Syriza qui n'est pas un parti communiste a choisi entre des solutions de souveraineté (nationalisations fermes) et d'intégration dans la logique de l'UE (privatisation galopante).

 

C'est donc bien que le choix politique était et est toujours possible.

 

Ceux qui ne retiennent que la fatalité du choix des privatisations (même avec des trémolos dans la voix) se positionnent donc plus à droite que Syriza et se retrouve dans la position des plus royalistes que le roi.

 

C'est ainsi que le quinttette de guimbardes à vibration unique des économistes du P"c"F se retrouve privé de leur argumentation de la recherche de la solution exclusivement dans l'Euro et que le chef de ce curieux orchestre fuschia est nu.

 

En complément à cette démonstration, merci à Tsipras qui bien malgré lui vient de rappeler fort opportunément que la solution est politique, qu'elle passe par la maitrise effective (économique et plolitique des leviers de l'économie, la traque des pilleurs et fraudeurs fiscaux)

 

Le GUE va-t-il modifier son programme et demander la mise en examen de Junker au titre des révélations fournies par la presse ? Canaille le Rouge en doute.

 

Mais par contre quel éclairage pour voir sur qui compter ou ne pas compter pour construire une issue à la crise en s'affranchissant des marchés (lire le capital) et de ses outils d'asservissement et de gestion (lire gouvernement et monnaie)  

 

Rédigé par Canaille Lerouge