Recherche


Qui est en ligne

Nous avons 1071 invités et aucun membre en ligne

Copyright Joomla

Copyright © 2017 PCF Bassin Arcachon - Tous droits réservés
Joomla! est un Logiciel Libre diffusé sous licence GNU General Public
18 juillet 2015

Après le Sommet européen sur la Grèce, Le Parti communiste portugais demande « une renégociation de la dette portugaise à propos de ses termes, ses montants et des intérêts» et souligne «la nécessité d’étudier et de préparer la libération de la soumission du pays à l’euro, afin de résister à des procédés de chantage et d’assurer la souveraineté monétaire, budgétaire et économique ».

 

Sur les décisions du Sommet Européen sur la Grèce, par le parti communiste portugais

 

www.initiative-communiste.fr site web du PRCF vous propose la traduction de ce communiqué des camarades du parti communiste portugais : Le PCP réaffirme à la lumière des derniers événements en Grèce la nécessité de la reconquête de la souveraineté populaire, de sortir de l’Euro, pour une véritable alternative populaire, de gauche et patriotique.

 

1. Compte tenu des décisions du Sommet Euro visant à entamer des négociations sur un nouveau « protocole » pour la Grèce, le PCP réaffirme sa condamnation du processus de chantage, de déstabilisation et d’asphyxie financière promue par l’UE et le FMI pour imposer sur le peuple grec la continuation de l’endettement, de l’exploitation, de l’appauvrissement et de la soumission.

 

Un processus d’ingérence et de chantage qui, sans s’abstenir de prendre avantage des incohérences, des contradictions et des compromis par le gouvernement grec, et ayant eu des aspects encore plus graves lors de ces derniers jours, révèle la nature politique et les objectifs du processus capitaliste de l’intégration européenne et de la crise profonde auquel il est confronté. Un processus qui montre que la solidarité et la cohésion de l’Union européenne n’existent pas.

 

2. La PCP condamne les actions du gouvernement portugais et du président de la République dans l’alignement avec les diktats de l’Union européenne et de son organigramme des pouvoirs. Une action qui, avec la complicité du PS, sape l’intérêt national, et dénonce le but de continuer au Portugal, la politique de l’exploitation, de l’appauvrissement et de la soumission du pays aux diktats de la grande entreprise, l’Union européenne et le FMI.

 

3. Indépendamment des prochaines analyses selon les développement qui pourraient intervenir, les décisions annoncées aujourd’hui sont profondément contraire aux aspirations et aux intérêts des travailleurs et du peuple grec et à la volonté d’un changement de la politique exprimée dans les élections du 25 Janvier et le 5 Juillet par référendum, elles représentent la poursuite et l’aggravation de la voie qui a conduit la Grèce à la situation actuelle de catastrophe économique et sociale et de délabrement de ses ressources, des actifs et de la richesse, et qui la maintient enchainées par les restrictions et contraintes du « Mécanisme européen de stabilité » (MES), l’euro, le traité budgétaire et  la gouvernance économique et le FMI.

 

Le PCP note que, étant donné la taille et la nature de la dette souveraine qui est insoutenable, les institutions de l’UE elles-mêmes admettent la possibilité de restructurer les termes et les intérêts. Mais le PCP souligne et réaffirme que la renégociation de la dette doit être matérialisée en faveur des travailleurs et du peuple et intégrée dans une politique de croissance économique, pour répondre à des droits sociaux et au développement souverain et non au profit des créanciers et utilisé comme une astuce de marchandage pour plus d’exploitation et d’appauvrissement.

 

4. Ce que démontre le processus concernant la Grèce c'est que la méthode et les résultats du Sommet de l’Euro groupe prouvent est que d’une véritable politique attachée aux valeurs de justice et de progrès social, au développement et à la démocratie souveraine, nécessite une rupture avec les limitations et les contraintes de l’euro et UEM (Union Economique Monétaire), dictées par les intérêts du grand capital financier et la distribution des compétences vers l’Union européenne dans une violation profonde de la souveraineté.


Un processus qui ne montre pas qu’une posture de soumission aux diktats et chantage de l’Union européenne est inévitable, mais au contraire la nécessité de la résistance et de la lutte pour une rupture avec les politiques fondées sur les inégalités et la régression économique et sociale.

 

5. Le PCP exprime sa solidarité aux travailleurs et le peuple grecs et à leur lutte contre les politiques d’exploitation, d’appauvrissement et de soumission que leur impose l’Union européenne et le FMI et par les gouvernements successifs au service des grandes entreprises.

 

6. L’évolution de la situation dans l’Union européenne et le processus concernant la Grèce prouve la validité et l’exactitude de l’analyse et des propositions du PCP, en particulier en ce qui concerne l’urgence d’une renégociation de la dette portugaise à propos de ses termes, ses montants et des intérêts (maintenant reconnu par beaucoup comme inévitable) et la nécessité d’étudier et de préparer la libération de la soumission du pays à l’euro, afin de résister à des procédés de chantage et d’assurer la souveraineté monétaire, budgétaire et économique.

 

Au Portugal, seule une politique patriotique et de gauche peut assurer le développement et le progrès économique et social et tourner le dos au chemin du déclin et de la rédition nationale que le PS, le PSD et le CDS veulent poursuivre. C’est sur le chemin de l’affirmation de la souveraineté, fondée sur la volonté, l’intervention et la force du peuple portugais, que le PCP est déterminée à marcher en s’appuyant sur toutes les responsabilités que les gens souhaitent lui confier.


Le PCP, avec confiance dans la force du peuple portugais, et d’autres peuples de l’Europe, a la conviction profonde qu’il sera possible de construire une Europe de la coopération entre États souverains égaux en droits, de progrès, de liberté et de paix, sur la base les valeurs de solidarité, de justice sociale, la démocratie et le respect mutuel.