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Incendie

Publié le 18 Juillet 2015

Grèce

 

Incendie

Les marchés (lire voleurs, spéculateurs, agioteurs et autres oiseaux de malheurs), veulent bien de la Grèce.

 

Après l'avoir ruinée,

 

Il la veulent flambant neuve

 

Trouvé sur la toile, ce témoignage :

 

" Au-dessus des quartiers mitoyens d'Ilioupoli et d'Argiroupoli, à l'Est d'Athènes, où vivent les trois-quarts de ma famille, en bordure de montagne. Au moins 80 départs de feu, au total. Des dégâts immenses. Une population désespérée, mais qui lutte dans des conditions très difficiles. Beaucoup de jeunes parmi les volontaires, dont ma fille et d'autres jeunes, de 20 ans ou plus, venus en renfort du centre d'Athènes.

 

Une température caniculaire. Un vent très fort (de 7 à 8). Une véritable fournaise. De la fumée jusqu'à l'Acropole. Ce soir, les rotations de la nuit vont s'organiser. Une assemblée va bientôt avoir lieu devant la mairie d'Ilioupoli.

Ce qui se passe en Grèce est un drame démesuré, injuste et odieux. Depuis deux jours, j'ai eu connaissance directement de deux suicides, dont une personne qui m'était proche, cette nuit. Il y en eu probablement d'autres. Les gestes de désespoir sont nombreux, quelle que soit la forme. Parce que l'absurde appelle l'absurde. La trahison incite au désespoir. Néanmoins, dans ce néant politique, certaines choses qui peuvent paraître choquantes ne sont pas dépourvues de sens : des locaux politiques brisés ou tagués, des politiciens interpellés, parfois même menacés... Une partie de la population est très en colère, surtout la jeunesse. Et il est difficile de savoir comment cette rage va s'exprimer dans les heures et les jours qui viennent.

Athènes est sous un volcan. Un volcan en éruption. Un volcan qui tue : ici les arbres dans les flammes des incendies, là les humains dans les flammes de l'austérité.

Ce n'est plus Athènes, c'est Pompéi. "

 

Rédigé par Canaille Lerouge