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Publié par Le Mantois et Partout ailleurs

Alexis Tsipras, une marionnette au service de l'UE

Alexis Tsipras, une marionnette au service de l'UE

Comme le dit l'Internationale: "Il n'y a pas de sauveur suprême, Ni dieu ni césar ni tribun, Producteurs sauvons-nous nous-mêmes, Travaillons au salut commun."

Je n'ai jamais encensé Alexis Tsipras dans l'une de mes chroniques quand d'aucuns, en France et au-delà, y compris au sein du Parlement européen, faisaient à cor et à cris le contraire. Pour autant, lorsque le chef du gouvernement grec et de Syriza -du Parti de la gauche européenne comme le Pc français- a sollicité le peuple de grec par référendum pour ou contre l'austérité édictée par le capitalisme européen, cela m'a semblé une bonne chose: la parole au peuple, non plus par le truchement d'élus qui la déforment à souhait et pire encore, avait emporté mon assentiment.

Mais voilà, chassez le naturel, il revient au galop. Alexis Tsipras a renié les 61,31% de votants grecs qui avaient dit non à la rigueur inhumaine imposée par Bruxelles et le FMI. Il a paraphé une catalogue d'horreurs et dans le déshonneur le plus complet. Alors que son propre parti, Syriza, à la majorité de ses dirigeants, lui demandait de refuser ce diktat au Parlement grec, il n'en a pas tenu plus compte. Résultat: sur 149 députés Syriza, 32 ont voté non, 8 se sont abstenus et 2 ne se sont pas déplacés pour voter. Conséquence, les partis grecs qui avaient appelé à voter oui ont fait une nouvelle majorité pour Alexis Tsipras.

Celui-ci a donc fait le plein à sa droite et pas à gauche. On vient d'assister à l'une des plus spectaculaires volte-face au service d'une politique absolument contraire au programme électoral de Syriza qui se proclamait de la "gauche radicale". Avec ce vote, le chef de Syriza est devenu le patron du capitalisme grec. Qu'en dira le Parti de la gauche européenne dirigé par le français Pierre Laurent et auquel adhère Syriza? Et qu'en dira le Pcf ou le Fg sur cette façon de gouverner en Grèce?

En France, le journal de Jean Jaurès, l'Humanité, en sa une, déclare qu'à l'Assemblée nationale des écolos et des socialos ont fait entendre une même voix contre l'austérité imposée au peuple grec. Alors qu'une infime minorité de ce bord a voté contre (2 sur 287 pour les socialistes et 3 sur 18 pour les Verts). Le groupe GDR a par contre voté contre par 15 voix sur 15.

J'attends aussi le communiqué de la CES, pour le syndicalisme européen auquel adhère la CGT, ma confédération, sur son avis, elle qui a soutenu le syndicat grec le plus important refusant le référendum.

Le 4 octobre 1938, la Chambre des députés approuvait l'accord de Munich autorisant le dépeçage de la Tchécoslovaquie par Hitler, par 535 voix contre 75. Avaient voté contre tous les communistes, un seul député de droite et un seul socialiste.

Le 15 juillet 2015, l'Assemblée nationale a approuvé le diktat du capitalisme européen par 412 voix pour, 69 contre et 49 abstentions. Mais la droite qui a voté contre jugeait que le joug imposé à la Grèce n'était pas suffisant.