Recherche


Qui est en ligne

Nous avons 979 invités et aucun membre en ligne

Actualités

Copyright Joomla

Copyright © 2017 PCF Bassin Arcachon - Tous droits réservés
Joomla! est un Logiciel Libre diffusé sous licence GNU General Public

Grèce. Tsipras face à une crise politique

 

14 Juillet 2015

 

  • Les manifestants sont de retour à Athènes, pour réclamer le rejet des nouvelles conditions exigées par la zone euro et les créanciers internationaux

    Les manifestants sont de retour à Athènes, pour réclamer le rejet des nouvelles conditions exigées par la zone euro et les créanciers internationaux | AFP/ANDREAS SOLARO

     

 

 

Le premier ministre Alexis Tsipras a rallié l’opposition grecque, qui l’a soutenu dans ses négociations avec les créanciers, mais au prix de dissensions internes. Ce que nous avons noté dès le départ à savoir que Syriza était une coalition hétéroclite de trotskistes, d’ex-communistes et d’anciens du Pasok qui aurait bien du mal à résister face à l’Europe du capital se vérifie. Le ver était déjà dans le fruit avec des gens comme le ministre de l’économie, avec des gens brillants intellectuellement mais incapables de prendre les décisions qui s’imposaient. L’affaire grecque a prouvé deux choses, la première est ce qu’est l’Europe, comment l’euro est un coup d’Etat permanent forçant les gouvernements et les peuples à l’austérité, exigeant la reddition des gouvernements qui se veulent de gauche, mais n’ont pas la moindre unité  ni force de résistance. Un peuple qui choisit de résister a besoin de syndicats de classe et de masse, d’un parti communiste, un vrai pas celui que l’on a détruit depuis des années en France et qui se déshonore en appuyant la politique de Hollande dans l’Eurogroupe.

 

(note de Danielle Bleitrach)

 

 

Son parti, Syriza, serait donc exposé à des troubles, ce qui laisse craindre une nouvelle crise politique.

 

Un total de 251 députés – sur 300 – ont autorisé samedi le gouvernement à conduire des négociations avec les créanciers de la Grèce sur la base de propositions à peine différentes de celles que les électeurs ont rejetées à 61% lors du référendum du 5 juillet.

 

Ce large mandat, le chef du premier gouvernement de gauche radicale au pouvoir le doit au soutien des deux grands partis qui ont gouverné alternativement le pays depuis 40 ans, la Nouvelle Démocratie (droite) et le Pasok (socialiste), auxquels s’ajoute celui de la formation de gauche modérée Potami et du parti de droite souverainiste ANEL, membre de la coalition gouvernementale.

 

Éclatement

 

Pas moins de 17 députés de Syriza, qui en compte 149, ont cependant fait défection, parmi lesquels deux ministres, dont le bouillant ministre de l’Énergie Panagiotis Lafazanis, adversaire déclaré de l’euro.

 

Et 15 autres députés ont affirmé, dans une lettre adressée à M. Tsipras, avoir voté « oui » uniquement pour ne pas gêner le gouvernement. Ils ont prévenu qu’il ne faudrait pas compter sur eux pour entériner les futures réformes exigées par les créanciers.

 

Autre défection de taille, celle de la présidente du Parlement, Zoé Kostantopoulou, pasionaria de la gauche radicale et désormais « épine » dans le pied du premier ministre, comme l’a qualifiée dimanche le quotidien libéral Kathimerini. Cette femme de tempérament, qui n’hésite à sortir du Parlement pour se mêler aux manifestations de la place Syntagma, a cependant démenti dimanche soir des rumeurs faisant état de son projet de démissionner.

 

« Peut-on négocier? »

 

Il n’empêche: la pression monte sur Alexis Tsipras alors que le texte énumérant les exigences des créanciers, qui sert de base aux discussions des chefs d’État réunis en sommet, a été qualifié de « très mauvais » et même de « monstrueux » par des sources gouvernementales grecques.

 

Le héros de la Résistance anti-nazie, Manolis Glezos, a déclaré dimanche soir sur la radio Kokkino qu’Alexis Tsipras devait « obéir au mandat que le peuple grec lui avait donné en disant  »non«  aux créanciers ». « Pourquoi négocions-nous avec eux ? Voulons-nous nous coucher ? Pour quelle raison ? », s’est interrogé cette figure de la gauche morale en Grèce.

 

Retour à la case départ

 

Et sur Twitter, le hashtag #TsiprasLeaveEUSummit (Tsipras, quitte le sommet de l’UE) se répandait. Une semaine après un référendum à valeur de plébiscite pour le jeune premier ministre, ce dernier se retrouve donc dans une impasse.

 

Échaudés, les créanciers attendent de M. Tsipras qu’il fasse adopter au plus vite par le Parlement des réformes et mesures de rigueur. Mais de quelle autorité dispose-t-il avec un gouvernement dont certains membres sont ouvertement opposés à toute concession?

 

Peu de choix disponibles

 

Pour la presse grecque, trois options s’offrent à lui: convoquer de nouvelles élections, former un gouvernement d’union nationale ou se contenter de faire le ménage dans son parti en écartant les récalcitrants.

 

Le ministre de l’Économie George Stathakis a adressé samedi soir une mise en garde aux frondeurs, en rappelant que « si un député n’est pas d’accord avec la politique du gouvernement, il doit se conformer aux règles et s’il est en désaccord profond, renoncer à son siège ».’1)

 

À son arrivée au pouvoir, Syriza a fait signer à chaque député un « code de bonne conduite » stipulant qu’en cas de désaccord avec la politique du gouvernement, il devrait rendre son siège au parti, qui nommerait à sa place son suppléant.

 

Remaniement ministériel

 

Mais pour Kathimerini, Alexis Tsipras n’a pas d’autre choix que de remanier en profondeur son gouvernement. Dans un éditorial intitulé Dernière chance, le quotidien estime que le premier ministre « a fait le bon choix pour le pays, mais il a sacrifié son parti. La seule solution est la formation d’un nouveau gouvernement qui pourra garantir au pays un avenir européen ».

 

« Je n’ai pas confiance dans le gouvernement Tsipras. Il est composé uniquement d’arrivistes. Je crois qu’il ne va pas durer longtemps et que bientôt, il y aura un remaniement », voulait croire Dimitri Charalambidis, 59 ans, un commerçant athénien rencontré place Syntagma, devant le Parlement.


 

 

(1) voici qui est le ministre de l’économie  par Yannis Youlountas

 

.On me demande de donner un exemple d’ancien du Pasok, et éventuellement de Bruxelles, qui est dans l’entourage de Tsipras, qui soutient le projet de mémorandum, et qui cherche à éloigner les historiques et l’aile gauche.

 

Parmi ceux qui, en ce moment, poussent les autres vers la sortie et prennent de plus en plus de place, avec une vision qui s’éloigne du programme de Thessalonique, vous avez, par exemple, Dimitris Mardas, ministre de l’économie, ancien responsable du pasok, qui a travaillé pour la commission européenne à bruxelles et à dans les ministères grecs de la pire époque.


Plus précisément, il a travaillé à la Direction générale des affaires financières de la Commission européenne. Il a également œuvré à la direction générale du Marché intérieur, ou encore aux affaires industrielles, toujours à la Commission européenne, à Bruxelles.

 

Il a participé au fameux gouvernement Pasok du passage à l’euro (très proche du premier ministre Simitis, dans sa dérive libérale), au ministère du Commerce, entre 2000 et 2002, entre autres. Il a été élu député du Pasok en 2007, puis est passé chez Syriza ensuite, durant la « grande dégringolade » du Pasok (40% à 5%). Certains le surnomment « l’homme du système » et disent de lui : « il connait la maison, c’est très pratique, mais c’est un peu inquiétant. »

 

Il a récemment traité, il y a 48 heures, deux des opposants à l’accord : Panagiotis Lafazanis* de « Che Guevara », et Zoé Konstantopoulou** de « Rosa Luxembourg ». Il s’est servi de ces noms comme d’insultes.

 

Bizarre, non, pour un ministre d’un gouvernement de gauche dite radicale ?

 

On peut en compter 4 ou 5 autres du même accabit qui jouent un rôle difficile à cerner, tant ils soutiennent le « réalisme » et poussent les Glézos et consorts vers la sortie.

 

Une sorte de pasokatisation de Syriza qui signerait la disparition brutale d’une locomotive politique pour tous les partis vraiment à gauche en Europe. Et surtout, la mort du programme de Thessalonique, pierre angulaire de la campagne victorieuse de Syriza en janvier dernier, très attendu par une population exhangue

 

Il reste 48 heures pour dire STOP.

 

48 heures pour dire OXI haut et fort à la soumission politique, à l’austérité économique et sociale, et à la privatisation du bien commun.

 

Y.Y.

 

http://blogyy.net
http://jeluttedoncjesuis.net

 

* ministre grec de l’écologie et de l’énergie et ancien de la lutte contre la dictature Colonels, qui a dit ceci de l’accord :

 

 

Yannis Youlountas
 · July 11 at 4:10pm · Edited · 
https://fbstatic-a.akamaihd.net/rsrc.php/v2/yN/r/eK0YzGR5sjE.png); background-size: auto; background-position: -13px -43px; background-repeat: no-repeat;">

Ce qu'en pense le ministre de l'écologie et de l'énergie, co-fondateur de Syriza, figure de l'insurrection de l'Ecole Polytechnique, en 1973, contre la Dictature des Colonels.

PANAGIOTIS LAFAZANIS : POURQUOI JE N'AI PAS VOTÉ LE TEXTE.

"En votant présent (ça signifie abstention), j'ai exprimé mon opposition catégorique à une proposition qui risque de prolonger notre mise sous tutelle. Je soutiens le gouvernement mais je me refuse de soutenir un programme d'austérité fait de déréglementations et de privatisations qui, si il est accepté par la troïka et mis en oeuvre, ne fera que continuer LE CERCLE VICIEUX DE LA RÉCESSION, DE LA PAUVRETÉ ET DE LA MISÈRE.

Ce pays a un avenir si, tous ensemble, nous rompons avec le néo-colonialisme en reprenant notre liberté, dans une nouvelle voie vers la reconstruction progressive de l'économie et de la société sur de nouvelles bases, en tournant le dos à l'austérité."

Panagiotis sera sans doute démis de ses fonctions en début de semaine prochaine, de même qu'un autre ministre critique Dimitris Stratoulis (et probablement au moins deux autres), lors d'un remaniement ministériel, ainsi que Zoe Konstantopoulou qui devrait perdre son poste de présidente de l'assemblée.

Lire ici la position de Zoe :
https://www.facebook.com/yyoulountas/posts/1470282156615740

Je rappelle également qu'un nouveau sondage très important vient de tomber qui confirme ce que je vous disais : 79% des Grecs ne veulent pas de ce mémorandum "Hollande" et 74% le considèrent en contradiction avec le OXI de dimanche. Lire ici :
https://www.facebook.com/photo.php?fbid=1470273213283301&set=a.1386628864981070.1073741828.100009019095596

A suivre...

Y.Y.

http://blogyy.net
http://jeluttedoncjesuis.net

** avocate anti-corruption menacé de mort et présidente du parlement grec, qui a dit ceci de l’accord :

Yannis Youlountas
 · July 11 at 3:14pm · Edited · 
https://fbstatic-a.akamaihd.net/rsrc.php/v2/yN/r/eK0YzGR5sjE.png); background-size: auto; background-position: -13px -43px; background-repeat: no-repeat;">

Ce qu'en pense la présidente du parlement, membre de Syriza et avocate anti-corruption de 39 ans.

ZOE KONSTANTOPOULOU N'A PAS VOULU PRÉSIDER LA SÉANCE NI VOTER LE PROJET DE MÉMORANDUM CETTE NUIT (ELLE S'EST ABSTENUE), ET A DÉCLARÉ : 


"PERSONNE N'A LE DROIT DE DÉVALUER LES DÉCISIONS ISSUES D'UN PROCESSUS EXISTENTIEL. L'EUROPE SE TRANSFORME EN UNE PRISON POUR SES PEUPLES.

L'euro est utilisé comme un instrument de contrainte imposé aux peuples. L' Allemagne se comporte comme si le peuple grec lui devait quelque chose alors qu'elle refuse de payer des dommages de guerre à la Grèce. Le OXI du peuple grec nous dépasse tous ici."

Zoé a également ajouté que, selon elle, ce qui se passe est profondément anticonstitutionnel :
https://www.youtube.com/watch?v=g9B_62mlgXI

Pendant ce temps, à l'extérieur du parlement, près de 20 000 manifestants exprimaient leur désaccord et leur fidélité au OXI.

Zoé sera probablement démise de ses fonctions en début de semaine prochaine (presque certain, nombreuses sources) ainsi que les ministres PANAGIOTIS LAFAZANIS (l'une des figures de l'insurrection de l'Ecole Polytechnique contre la Dictature des Colonels) et DIMITRIS STRATOULIS qui ont fortement critiqué ce projet de mémorandum, comme 17 députés Syriza qui ont diversement refusé de le voter (2 non, 8 abstentions, 7 absents dont 4 avec une lettre cinglante) et 15 autres qui l'ont finalement voté en joignant une lettre exprimant leur profond malaise (32 députés en tout). De son côté, MANOLIS GLÉZOS (figure de la résistance au nazisme) est effondré et confirme son départ (déjà prévu) du parlement européen.

Je rappelle qu'un nouveau sondage vient de tomber qui confirme que 79% des Grecs ne veulent pas de ce mémorandum "Hollande" et 74% le considèrent en contradiction avec le OXI de dimanche :
https://www.facebook.com/photo.php?fbid=1470273213283301&set=a.1386628864981070.1073741828.100009019095596

La lutte continue, partout, chacun à notre façon, par-delà nos différences.

Y.Y.

http://blogyy.net
http://jeluttedoncjesuis.net

ZOE KONSTANTOPOULOU N'A PAS VOULU PRÉSIDER LA SÉANCE NI VOTER LE PROJET DE MÉMORANDUM CETTE NUIT (ELLE S'EST ABSTENUE), ET A DÉCLARÉ : 


"PERSONNE N'A LE DROIT DE DÉVALUER LES DÉCISIONS ISSUES D'UN PROCESSUS EXISTENTIEL. L'EUROPE SE TRANSFORME EN UNE PRISON POUR SES PEUPLES.

 

L'euro est utilisé comme un instrument de contrainte imposé aux peuples. L' Allemagne se comporte comme si le peuple grec lui devait quelque chose alors qu'elle refuse de payer des dommages de guerre à la Grèce. Le OXI du peuple grec nous dépasse tous ici."

 

Zoé a également ajouté que, selon elle, ce qui se passe est profondément anticonstitutionnel :


https://www.youtube.com/watch?v=g9B_62mlgXI

 

Pendant ce temps, à l'extérieur du parlement, près de 20 000 manifestants exprimaient leur désaccord et leur fidélité au OXI.

 

Zoé sera probablement démise de ses fonctions en début de semaine prochaine (presque certain, nombreuses sources) ainsi que les ministres PANAGIOTIS LAFAZANIS (l'une des figures de l'insurrection de l'Ecole Polytechnique contre la Dictature des Colonels) et DIMITRIS STRATOULIS qui ont fortement critiqué ce projet de mémorandum, comme 17 députés Syriza qui ont diversement refusé de le voter (2 non, 8 abstentions, 7 absents dont 4 avec une lettre cinglante) et 15 autres qui l'ont finalement voté en joignant une lettre exprimant leur profond malaise (32 députés en tout). De son côté, MANOLIS GLÉZOS (figure de la résistance au nazisme) est effondré et confirme son départ (déjà prévu) du parlement européen.

 

Je rappelle qu'un nouveau sondage vient de tomber qui confirme que 79% des Grecs ne veulent pas de ce mémorandum "Hollande" et 74% le considèrent en contradiction avec le OXI de dimanche :


https://www.facebook.com/photo.php?fbid=1470273213283301&set=a.1386628864981070.1073741828.100009019095596

La lutte continue, partout, chacun à notre façon, par-delà nos différences.

 

Y.Y.

http://blogyy.net
http://jeluttedoncjesuis.net