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The Guardian : Alexis Tsipras s’était engagé à en finir avec l’austérité. Et maintenant il lui en demandé de souscrire à toujours plus par Larry Eliott

 

13 Juillet 2015

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The Greek prime minister, Alexis Tsipras, arrives in his car at a eurozone summit in Brussels on Sunday


Face à  des conditions de prêt si graves qu’on peut se demander si Allemagne a l’intention de quitter l’euro de son propre chef , la Grèce et son PM sont confrontés à un choix terrible

 

http://www.theguardian.com/world/2015/jul/12/alexis-tsipras-pledged-to-end-austerity-now-he-is-asked-to-sign-up-for-more
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Le premier ministre grec, Alexis Tsipras, arrive dans sa voiture lors d’un sommet de la zone euro à Bruxelles dimanche. Photo : Philippe Wojazer/Reuters


Dimanche 12 juillet 2015 15,57 EDT   Modifié le dimanche 12 juillet 2015 20.10 EDT


Tout peut-être résumé ainsi   : la Grèce a jusqu’à mercredi pour passer dans la loi nouvelle de l’ austérité draconiennes ou quitter la monnaie unique. Un Mois de négociations infructueuses, des journées et des nuits, un cycle sans fin des sommets, ont pris fin avec un message simple à Alexis Tsipras et à son gouvernement de gauche : rester à nos conditions, ou cassez vous. Vous décidez.

 

C’est un choix terrible pour Tsipras. Les conditions qui  sont attachées à un projet de sauvetage de la Grèce sont sévères. Il devra faire des augmentations d’impôts, la réforme des retraites, des privatisation et de coupes dans les dépenses précédemment rejetées par Athènes, le tout supervisé par la troïka de la Banque centrale européenne, la commission européenne et le Fonds monétaire International.

 

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Tsipras est parvenue au pouvoir s’engageant à mettre fin d’austérité. Au lieu de cela, il est invité à adopter à une intensification de la douleur fiscale. Un autre ponction de 13 milliards € (£9bn) sera aspirée dans une économie qui est déjà dans un marasme. Les gouvernements de centre-droit et de centre-gauche qui ont dirigé la Grèce depuis le début de la crise à la fin de 2009 ont été invités à avaler beaucoup, mais jamais autant que cela. Si  Tsipras se soumet, les Grecs  vivront une preuve de la ligne avec laquelle The Who fermé Glastonbury il y a deux semaines: rencontrer un nouveau patron, identique à l’ancien patron.

 

L’alternative, cependant, est de voir son pays sombrer dans le chaos. Aucun préparatifs na été ‘effectués à la sortie de l’euro et il faudra des mois pour une monnaie de rechange puisse être mise en pratique. Et avec  l’effondrement bancaire dans pas de jour,  la Grèce n’a pas de temps à elle.

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Photo : Louisa Gouliamaki/AFP/Getty Images

 

Riot police stand on the steps of the Athens parliament building, as leftist protesters hold an anti-EU demonstration on Sunday.

 

La police anti-émeute se tiennent sur les marches de l’hôtel du Parlement d’Athènes, comme les manifestants gauchistes tenir une manifestation anti-UE le dimanche.

 

Ainsi, bien qu’il y ait de solides arguments pour dire que la Grèce serait mieux en dehors de l’euro, car il pourrait alors dévaluer et faire défaut sur ses dettes, ce choix ne tient  pas  compte des profondes difficultés pratiques pour le faire. Le modèle d’une telle stratégie est l’Argentine en 2001-2002, mais c’est pas vraiment une comparaison équitable. L’Argentine n’a jamais été une union monétaire et n’avait pas besoin d’imprimer une nouvelle monnaie lorsqu’elle a abandonné la parité avec  avec le dollar.

 

Live/ Greece debt crisis: talk of compromise proposal as summit nears end – live

 

Greece is resisting its creditors’ demands for even more austerity measures and reforms in Brussels tonight, as bailout talks go to the wire

 

La Grèce pourrait décider encore que le prix d’un nouveau plan de sauvetage est trop élevé. Il s’agit  après tout, d’une nation fière qui peut prendre ombrage du fait que ce  qu’on lui accorde  relève de la situation semi-coloniale au sein de la zone euro. Le demi-tour exécuté par Tsipras la semaine depuis le référendum qui a accepté les termes de renflouement (onéreux) donnent à penser qu’il va maintenant faire ce qu’on lui dit.

 

Certains membres de la zone euro n’ont cessé de discuter s’il le ferait ou pas.  Les événements du week-end ont démontré une profonde division dans le bloc de la monnaie unique. L’Allemagne, La Finlande, la  Slovaquie et les autres pays extrémistes d’Europe du Nord ont indiqué clairement qu’ils n’ont plus confiance dans la capacité de la  Grèce à tenir ses promesses et ils ont perdu patience avec Tsipras. Face à leurs propres pressions politiques intérieures, ils veulent garder l’euro intacte mais pas à n’importe quel prix.

 

Une théorie veut que l’Allemagne ait rendu les conditions de son maintien si grave que la Grèce quittera l’euro de son propre chef. L’idée qu’Athènes devrait abandonner 50 milliards d’euros d’actifs dans la zone euro dans un fond où ils seraient vendus au fil du temps entretient cette option.

 

La France et Italie, dans le même temps, ont été plus favorabls à la Grèce. Ils veulent un Tsipras prêt à accepter ; ils voient que la montée en puissance des austérité fera plus de mal que de bien ; ils voient les dangers de la monnaie unique  quicommence à s’effriter sur les bords. Mais,même si François Hollande et Matteo Renzi peuvent garder la Grèce à l’euro, ce sera à un lourd tribut.

 

La première victime sera évidemment la Grèce. Paul Krugman, l’économiste américain a montré il y a une corrélation directe entre l’austérité et les taux de croissance des économies de la zone euro, avec la Grèce souffrant tous deux la plus forte chute de la production et la plus grande quantité de resserrement budgétaire. Pour une raison quelconque, la troïka semble imaginer que ce sera différent cette fois.

 

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La seconde victime est la monnaie unique. Depuis qu’elle a été fondée à la fin des années 1990, l’union monétaire a eu à se débattre avec deux défauts de conception : une politique monétaire unique et l’absence d’un budget commun. Les pays comme la Grèce ont  cédé le contrôle sur leurs taux d’intérêt et leur taux de change à la Banque centrale européenne, mais il leur est resté en charge les dépenses publiques et des impôts.

 

L’Allemagne, n’a jamais été heureuse de cet état de choses. Pendant des années, il a été question d’aller vers une union fiscale plus étroite, avec un mécanisme de transfert des ressources riches aux pauvres de la monnaie unique en échange de la volonté des gouvernements d’accepter des règles qui appliqueraient la discipline budgétaire. Le plan pour la Grèce s’élève à imposer un contrôle centralisé sous la contrainte : accepter la nécessité d’exécuter les excédents budgétaires permanents, changer les lois sur le travail et la perception de la  TVA – ou quitter l’euro pendant cinq ans. À l’avenir, le budget grec devra être approuvé à Berlin.

 

La troisième victime est l’Europe elle-même. Lorsque la monnaie unique a été conçue, c’était comme la plus haute expression de nobles idéaux : points communs, la mutualité et la croissance partagée. Toute suggestion que l’Europe offre une alternative à la méchanceté du capitalisme Anglo-Saxon a disparu au cours de la crise grecque, qui est entré dans une nouvelle phase dangereuse. Un pays qui a vu son économie se réduire de 25 % a été condamné à se rétrécir encore plus. Une crise humanitaire se profile. Les allemands et les Français sont à couteaux tirés.

 

C’est un accident de voiture complet.