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Publié par Jean Lévy

Grèce : l'Allemagne va-t-elle dicter aujourd'hui sa volonté de réduire la Grèce en colonie ? Le chemin de Canossa d'Alexis Tsipras face aux cardinaux de l'Europe, par Jean Levy

 

C'est au château de Canossa qu'eut lieu cette rencontre où l'empereur fut humilié de devoir "se coucher" devant le pape qui ne lui donna une réponse positive que trois jours plus tard, après l'avoir bien laissé ruminer en costume de pénitent et pieds nus dans le froid en plein mois de janvier

C'est au château de Canossa qu'eut lieu cette rencontre où l'empereur fut humilié de devoir "se coucher" devant le pape qui ne lui donna une réponse positive que trois jours plus tard, après l'avoir bien laissé ruminer en costume de pénitent et pieds nus dans le froid en plein mois de janvier

 

Les jours passent...et la tragédir grecque, avec ses actes dramatiques quotidiens, se poursuit sans que personne ne prévoit le dénouement final.

Après le vote massif des Grecs le 5 juillet - il y a juste une semaine - contre le plan d'étranglement économique et social décidé par Bruxelles, il semblait justifié que l'Union européenne tienne compte du verdict populaire. Le bon sens pourrait laisser croire qu’Alexis Tsipras et le gouvernement Syriza s'appuient  sur celui-ci pour tenir bon aux exigences des représentants du capital financier européen.

 

Mais, dès samedi 10 au matin, on apprenait, plus que surpris,  que les dirigeants d'Athènes abandonnaient toute résistance et battaient en retraite : ils annonçaient un plan qui reprenait l'ensemble des mesures draconiennes rejetées à plus de 70% par le peuple hellène, les aggravant même, pour les proposer à Bruxelles, contre une aide immédiate de 53 milliards d'euros et une demande de restructuration de la dette. 

 

On pouvait penser que les ministres des Finances de la zone euro, réunis pour examiner le nouveau document grec adressé aux dirigeants européens serait reçu comme une reddition en bonne et due forme des infidèles ralliant la Sainte Eglise...

 

Que nenni ! L'étude fut négative.

 

La majorité des ministres des Finances a considéré que le chemin de Canossa suivi par les Grecs était encore trop parsemé de roses. La Grosse Bertha se mit à sonner le ralliement de ses moines inquisiteurs, venus des contées nordiques et orientales de l'Europe, pour juger encore impie la contrition athénienne. Et tous les clercs se sont séparés aux aurores pour de retrouver ce matin afin de porter leurs conclusions à l'assemblée plénière des grands prêtres qui statueront en dernier ressort cet après-midi...Ce qu'ils veulent, c'est que les Grecs  se sacrifient davantage sur l'autel de l'Euro pour obtenir, plus tard, les offrandes quémandées.

 

Nous en sommes-là en cette matinée de dimanche. 


La messe n'est pas encore dite.