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Sauf à faire confiance au parjure du Bourget

Publié le 10 Juillet 2015

Vous, peut-être?
Canaille le Rouge, non.
 
Sauf à faire confiance au parjure du Bourget
Quand les troupes de Pyrrhus, au soir d'Héraclé, se rendent compte que le roi d'Epire émarge dans un think tank romain.
 

C'est le scoop du Monde de ce jour.

A vous de juger le degré de confiance et en creux ce que cela indique d'abandon du côté du gouvernement grec (par contre en France, silence radio sur les coups de gueule dans les couloirs du dit gouvernement à propos du mandat donné par le non et la façon de s'en servir par Tsipras).

Il semble que la marge de manoeuvre de Tsipras ne soit pas un long fleuve tranquille :

"jeudi soir, le ministre de la restructuration de la production, Panayotis Lafazanis s’est exprimé lors d’un congrès sur l’énergie. « Le non du peuple grec au référendum ne peut pas se transformer en un humiliant oui et déboucher sur un nouveau mémorandum [plan d’austérité] », a déclaré le ministre, par ailleurs leader de la plate-forme de gauche, un courant situé à l’aile gauche de Syriza. Selon M. Lafazanis la Grèce aurait « d’autres choix » que celui d’un accord « trahissant » le peuple grec."

Difficile au sein d'une majorité gouvernemental d'être plus clair.

L'enjeu semble si décisif pour la social-démocratie et le Capital qu'il semble bien que Merkel lache la bride à son pinkshire du Fb St Honoré pour qu'il tente de rassembler le troupeau.

Le texte du Monde :

 

François Hollande l’a dit mardi 7 juillet, au terme du sommet européen de Bruxelles : « La France fera tout pour que la Grèce reste dans la zone euro, elle ne ménagera pas sa peine jusqu’au bout pour trouver un accord. » Vendredi 10 juillet, il a été l’un des premiers chefs d’Etat européens à réagir aux propositions grecques aux créanciers, les qualifiant de « sérieuses et crédibles » et appelant à reprendre les discussions « avec une volonté de conclure ». Depuis des semaines, Paris se démène pour éviter un « Grexit », faute d’avoir pu trouver un terrain d’entente avec ses créanciers. Au point de s’impliquer au plus près des négociations.
Selon plusieurs médias étrangers, dont The Guardian ou Politico, la France a participé à la préparation des propositions qu’Athènes a remises jeudi soir, avant leur examen, samedi, par les ministres des finances de l’Eurogroupe et le nouveau Conseil européen prévu à Bruxelles, dimanche 12 juillet. Ce que l’exécutif se refuse à confirmer
« L’idée n’est pas de dicter aux Grecs ce qu’ils doivent écrire, mais de leur donner des conseils pour faire des propositions de réformes qui soient acceptables par le Fonds monétaire international (FMI) et la Commission européenne, confirme un autre responsable proche du dossier. Cela revient à leur dire par exemple : attention, telle proposition sur la TVA ou les retraites ne pourra pas passer, telle autre oui. » Avec un objectif : que le plan présenté par M. Tsipras ne soit pas rejeté comme précédemment.
Si elle n’est pas endossée par l’Elysée, cette coopération est d’autant moins tenue secrète qu’elle constitue une pièce de plus dans le tableau que François Hollande entend brosser de lui depuis le début de cette crise grecque : celui d’un facilitateur prêt à tout pour rapprocher des protagonistes irréconciliables. « Le président a fait un choix stratégique : tout faire pour obtenir un accord, rappelle un de ses proches. Au-delà du travail de facilitation qui a permis à l’hypothèse d’un accord de redevenir envisageable, on a fait le choix d’agir en coulisse pour aboutir à des propositions crédibles et susceptibles d’être acceptées. On aide beaucoup à ne pas commettre d’impair symbolique. »

Progresser en terrain hostile

En clair : apporter une assistance technique aux négociateurs grecs pour les aider à progresser en terrain hostile face à Berlin et au FMI. Le rôle joué par la France est d’ailleurs un secret de Polichinelle à Bruxelles. Depuis le début des négociations en juin, des observateurs de la Commission ont constaté à plusieurs reprises que des documents présentés par Athènes lors de réunions de travail étaient en plusieurs points similaires à ceux présentés par Paris.
 
La Commission elle-même a aidé pendant des semaines le gouvernement grec, peu rompu aux subtilités technocratiques et juridiques de l’univers bruxellois. Mais depuis le référendum organisé par M. Tsipras et la victoire massive du non, elle s’est mise en retrait. Résultat, comme de nombreux pays européens de la zone euro sont désormais décidés à sanctionner la Grèce, la France reste seule à vouloir encore l’aider. Au point d’agacer ses partenaires européens qui se plaisent à exagérer le rôle de la France pour illustrer le fait que les Grecs seraient incapables de travailler seuls.
 
« Paris est totalement juge et partie, s’énerve une source européenne qui voit dans l’attitude française une forme d’ingérence. « Ce n’est pas de l’ingérence, c’est normal que la France aide la Grèce puisque la France ne veut pas que la Grèce sorte de la zone euro, explique une source française proche des négociations. C’est bien pour les Grecs parce que ça leur apporte une expertise qu’ils n’ont pas forcément, et c’est bien pour la France parce que cela montre qu’elle est au centre du jeu. »
 
L’obstination présidentielle en la matière semble d’ailleurs n’avoir plus de limites. M. Hollande ne s’occupe plus que de cela, il a encore eu M. Tsipras et Jean-Claude Juncker, le président de la Commission européenne, jeudi 9 juillet, au téléphone. « Il passe des heures avec les uns et les autres pour tisser des fils. Je n’ai jamais vu la France aussi impliquée dans un deal qu’à l’heure actuelle », glisse-t-on à l’Elysée, certain que « ce qui était devenu impossible, aujourd’hui redevient possible »
 
Un tour du côté de l'Huma pour voir ce qu'il a comme info et cela confirme ce que dit Canaille le Rouge et contredit ceux qui jusqu'à il y a un quart d'heure dénonçaient les aventuristes ne lisant pas l'...l'huma:
 
« Nous n’avons pas pour mandat de sortir le pays de la zone euro », a lancé Alexis Tsipras, vendredi matin, lors de la session parlementaire avec son parti Syriza.
Sur les plans fiscal et social, les mesures auxquelles Athènes se résout sont sévères et reprennent la plupart des exigences des créanciers. Avec, en balance, une demande « d’ajustement » de la dette.
Quand Canaille le Rouge disait que la question posée permettait à la social démocratie de s'en tirer sur le dos du peuple ...Mais c'est le parti communiste grec qui ferait preuve d'irréalisme en refusant de payer la dette que l'UE veut faire endosser à la Grèce.
 
Le réalisme en politique est le pragmatisme en philosophie : l'acceptation des reculs et la voie de la capitulation.
 

Rédigé par Canaille Lerouge