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7 juillet 2015

Après le NON grec

 

Près de 62 % de NON au référendum, à l’occasion d’un scrutin dont nul ne conteste la légitimité, avec un taux de participation plus important que les consultations précédentes,  ce que même les plus optimistes n’aurait pu espérer,  plaçaient le gouvernement Grec en position de force pour négocier l’allègement de la dette voire obtenir un  effacement qui ne serait pas le premier de l’Histoire, y compris récente.

 

Ce résultat  témoignait de l’évolution en cours des opinions des pays membres de l'UE et de la zone euro, tendance confirmée par un sondage du Parisien, récupéré le même jour vers 18h00,  ou à la question : Et vous si vous étiez à la place des grecs comment voteriez vous, sur 15000 personnes environ, ce n’est pas négligeable, 70 % ont répondu NON.

 

Patatras, Veroufakis, le ministre le plus résolu à faire plier les créanciers  vient de démissionner, on ne sait si c’est sous la pression des créanciers ou celle de Stipras, les premiers  recherchant peut être un alibi avant éventuellement de lâcher du lest, le second restant   européiste   pour demander simplement un allègement et un étalement de la dette, ce qui dans ces conditions risque  d’être   illusoire.

 

Rappelons qu’il est impossible,  pour un Etat, de  retrouver sa souveraineté monétaire et regagner en compétitivité sans quitter la zone euro.

 

Les pays du sud, l’Espagne avec Podemos, l’Italie, le Portugal, la France, d’autres encore,  pouvaient s’engouffrer dans la brèche. Hélas la porte à peine entre ouverte est entrain de se refermer. Tout est à recommencer à moins d’un « joker surprise » qui pourrait venir des BRICS, mais Tsipras  semble négliger cette possibilité par ailleurs les USA toujours en piste ne manqueront pas de tenter de  déborder l’UE pour s’imposer en grèce, ce serait une autre histoire, sans  doute pire encore, avec la possiblté d'une Ukraine bis.

 

Désaccords, manœuvres,  manipulations, ou coup de pied de l’âne afin de ne pas porter la responsabilité d’un échec des négociations ? L’avenir le dira mais les grecs en feront les frais car aujourd’hui c’est la troïka qui se retrouve, jusqu’à preuve du contraire, en position de force pour imposer sa loi.

 

Notons que dans ce cadre, si la Grèce obtenait satisfaction, ne serait-ce que partiellement, pour sauver les apparences, l’Union Européenne, les banques, les organismes financiers en général exigeront que nous comblions le trou.. Ces gens là ne sont pas des philanthropes, nous nous retrouverons à la case départ  encore plus en difficulté. 

 

Les  bobos, politiques ou non,  qui crient  « victoire » pour se placer dans la perspective des prochaines présidentielles devraient pourtant savoir qu’il ne faut jamais vendre la peau de la bête encore sur pieds et que  croissances économiques nationales et monnaie unique sont incompatibles, à part il est vrai pour l’Allemagne qui en tire profit car l’euro a été taillé  à sa mesure. 

 

Mais, autre hypothèse,  entre les dits et les non-dits des uns et des autres le gouvernement grec ne cherche-t-il pas à faire porter la responsabilité de la rupture à l’Union européenne via la Troïka, ce qui permettrait de dédouaner  Merkel, Hollande et tutti quanti…

 

Ne nous hâtons pas de trancher et soutenons le peuple grec.