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Grèce : Yanis Varoufakis, le ministre des Finances démissionne

 

06 Juillet 2015
 

La partie a commencé comme le disait crûment Olivier Berruyer entre petit et grands crétins, entre « petit crétin » Tsipras qui veut à tout prix rester dans la zone euro et « les grands crétins » qui veulent mettre le peuple grec à genoux…

 

(note de Danielle Bleitrach)

Le ministre grec des Finances Yanis Varoufakis a annoncé lundi sa démission au lendemain de la victoire du non au référendum sur les propositions des créanciers d’Athènes.

 

« Peu de temps après l’annonce des résultats du référendum, on m’a informé d’une certaine préférence de certains membres de l’Eurogroupe, et de +partenaires+ associés, (…) pour mon +absence+ des réunions ; une idée que le Premier ministre (Alexis Tsipras) a jugé potentiellement utile à l’obtention d’un accord. Pour cette raison je quitte le ministère des Finances aujourd’hui  », a-t-il expliqué sur son blog.

 

Moi, il est de mon devoir d’aider Alexis Tsipras à exploiter, comme il l’entend, le capital que le peuple grec nous a accordé par le biais de référendum d’hier,

 

« Et je porterai le dégoût des créanciers avec fierté. »

 

Dimanche, plus de 61 % des Grecs ont voté contre les mesures d’austérité proposées lors d’un référendum dans tout le pays. Près 39 p. 100 ont voté en faveur du Oui.. Varoufakis dit que ce plébiscite « restera dans l’histoire comme un moment unique où une petite nation européenne rejeta la  servitude pour dettes ».

 

L’ancien ministre a souligné qu’il était « essentiel que le grand capital  conféré à notre gouvernement par ce vote splendide soit  investi immédiatement en un oui à une solution appropriée — à un accord qui implique la restructuration de la dette, moins d’austérité, la redistribution en faveur des nécessiteux et de véritables réformes. »

 

Les dirigeants de la zone euro se réuniront mardi à Bruxelles pour un sommet consacré aux conséquences de la victoire du non au référendum en Grèce.

 

Avant le référendum, il avait émis l’hypothèse d’une démission, mais uniquement en cas d’une victoire du «oui».

 

Un non « très regrettable pour l’avenir de la Grèce »

 

Après la victoire du « non » avec 61,31 % selon les résultats définitifs, l’incertitude plane sur le maintien de la Grèce dans la zone euro. Dimanche soir, Berlin d’un côté, Paris et Rome de l’autre, ne semblaient pas en phase sur la réaction à apporter.

 

La chancelière allemande Angela Merkel et le président français François Hollande étaient néanmoins « d’accord » pour dire qu’il fallait « respecter le vote » des Grecs, et pour appeler à un sommet de la zone euro, qui aura lieu mardi à 18 heures à Bruxelles. La Commission européenne disait aussi « respecter le résultat » du référendum.

 

Alors que les partisans du « non » manifestaient leur joie à Athènes, Berlin a réagi durement, le ministre allemand de l’Economie Sigmar Gabriel jugeant « difficilement imaginables » de nouvelles négociations dans ces circonstances.

 

M. Gabriel a même déclaré que le Premier ministre grec Alexis Tsipras avait « coupé les derniers ponts » entre son pays et l’Union européenne, dans un entretien au quotidien Tagesspiegel à paraître lundi.

 

Le chef de l’Eurogroupe et ministre des Finances des Pays-Bas, Jeroen Dijsselbloem, a quant à lui jugé le résultat du vote « très regrettable pour l’avenir de la Grèce ».

 

Le ministre slovaque des Finances Peter Kazimir jugeait pour sa part que, désormais, un Grexit – sortie de la Grèce de la zone euro – était « un scénario réaliste ».

 

Pour un responsable russe, le vice-ministre de l’Economie Alexeï Likhatchev, « on ne peut pas ne pas comprendre » qu’il s’agit d’un « pas vers la sortie de la zone euro ».