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5 juillet 2015

Grèce : les banquiers contre la souveraineté

 

Dimanche 5 juillet.  Après 20 heures. A plus de 61% les Grecs viennent de dire NON aux exigences de la «troïka ».

BFMTV met en bandeau : « Vers une large victoire du NON ».  Ça change du ton de la semaine écoulée.  Les médias et les politiques nous pronostiquaient un OUI, un OUI serré, mais un OUI quand même.  Cela faisait partie de la guerre idéologique menée pour stopper la dynamique du NON.  Tout aura été fait.  Sondages truqués, fermeture des banques pour créer la peur, proposition d’un gouvernement de technocrates en place de celui que les Grecs se sont choisi.  Mépris, de Juncker, de Merkel, à l’instar de Lagarde … sommant les Grecs de se comporter en adultes. Et présentation du NON comme d’un NON à l’euro  …

Ce soir, ces gens-là, on ne les entend pas.  Seuls parlent les partisans du NON. Mélenchon, Montebourg, Laurent, Dupont-Aignan et Le Pen. E.Woerth se risque à un commentaire de café du commerce : «  La Grèce a choisi de sauter dans l’inconnu ». Hollande se tait.  Merkel se tait.  Juncker se tait. Pascal Lamy, ancien directeur du FMI ose quand même une analyse forte : «  C’est clair qu’il y a un rejet ».  Le journaliste présent devant la commission européenne est bien seul devant la porte close : «  un silence assourdissant » commente-t-il. Sur ITélé, Olivier Ravanello continue cependant dans le mépris : « on aurait pu faire un référendum sur le bonheur et on aurait gagné » en assénant pour finir : «  les lois de l’économie sont là », transformant ainsi les choix austéritaires de l'UE en "lois de l'économie". Mais curieusement les journalistes présents semblent découvrir au soir du 4 juillet que Tsipras ne faisait pas voter sur l’appartenance ou non à l’euro et que le peuple grec avait tout simplement une vraie aspiration à son indépendance.  Après avoir développé tout le contraire durant la semaine passée. 

 

Hollande consulte et réunit Valls, Sapin, Harlem Désir.  Mais ils se taisent. Ils attendent : Merkel et Hollande doivent se concerter avant de prendre position. Ce qui confirme que la voix de la France n’est plus indépendante.  Les dirigeants des deux plus grands pays européens font front ? Ce sont eux qui vont donc mettre au point la réaction européenne ? Et les autres ?  Ils n’ont rien à dire ? La Slovénie, les pays baltes, la Pologne ? Et l’Italie, l’Espagne, le Portugal … Pas consultés non plus ? En réalité Hollande et Merkel doivent mettre en musique politique la réaction du capital européen  et de son bras armé, la commission européenne.

Ce soir, nous ne bouderons pas notre joie.  Car il est clair maintenant que l’Union Européenne est un carcan pour les peuples et qu’il leur faut du courage pour s’affranchir de ses décisions.  Il faut l’affronter politiquement. Comme le fait le peuple grec.  Comme l’ont fait les Français en 2005.  Mais les peuples européens, seront définitivement délivrés de la politique libérale-capitaliste de l’UE quand ils feront sauter les chaînes de cette dernière et en sortiront pour construire des coopérations économiques, sociales, culturelles qu’ils auront librement choisies et construites.

Les peuples de l’Europe doivent être souverains.  Sans restriction et sans exception.

Dimanche 4 juillet, 22 heures 30

Yvette Genestal