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28 Juin 2015

Publié par Jean Lévy

DSK : « Forcer le gouvernement grec à céder créerait un précédent tragique pour la démocratie européenne et pourrait mettre en marche une réaction en chaîne incontrôlable. »

 DSK : ""Forcer le gouvernement grec à céder créerait un précédent tragique pour la démocratie européenne et pourrait mettre en marche une réaction en chaîne incontrôlable."

Les prémices d'une fissure au sein des "argentiers" ?

DSK, inquiet pour l'avenir de l'Union européenne, préfère sacrifier les intérêts financiers liés à la Grèce, que de perdre le tout, l'UE...francetvinfo.fr

DSK tweete ses conseils pour sortir de l'impasse grecque

L'ancien directeur du Fonds monétaire international recommande

une suspension temporaire des paiements d'Athènes.

Il est décidemment de retour aux affaires. Après un retour médiatique sur les réseaux sociaux, quelques jours après sa relaxe dans l'affaire du Carlton, Dominique Strauss-Kahn a posté sur Twitter une note de trois pages sur la crise grecque, rédigée en anglais et en français, samedi 27 juin.

Alors que la zone euro a annoncé la fin de son plan d'aide à la Grèce à partir du 30 juin, l'ancien directeur du Fonds monétaire international, qui était aux commandes au début de la crise grecque, a appelé les Européens à accepter une suspension temporaire des paiements d'Athènes.

"Apprendre de ses erreurs"

Dans cette déclaration intitulée "Apprendre de ses erreurs", DSK suggère que "la Grèce ne reçoive plus aucun financement nouveau de la part de l'Union européenne comme du FMI mais qu'elle bénéficie d'une très large extension de la maturité et même d'une réduction nominale massive de sa dette à l'égard des institutions publiques".

Les pays européens se sont toujours opposés à un tel allègement de la dette grecque qu'ils détiennent. "Cela libérera la Grèce de toutes ses obligations envers le secteur officiel (institutions officielles) pour les deux prochaines années", argumente celui qui avait participé aux premères discussions sur les risques liés à la colossale dette grecque (180% du PIB aujourd'hui) à partir de 2010.

"Une réaction en chaîne incontrôlable"

Si cette idée fonctionne, la Grèce pourrait alors devenir "eligible à des effacements progressifs de sa dette", précise l'ancien directeur du FMI pour qui "seule la dizaine de milliards prévus pour la recapitalisation du système bancaire devraient être versée pour permettre à la banque centrale européenne" de poursuivre son programme d'aide d'urgence. "Il n'est pas sûr que cela marche", reconnaît DSK, appelant les autorités grecques au courage et à l'indépendance.

Dans son texte, il critique à plusieurs reprises le caractère "inepte" ou "désastreux"des "ajustements budgétaires sévères" qui ont été la règle dans la zone euro dans la foulée de la crise. Pour lui, "nous nous complaisons à répéter les mêmes erreurs". Et de prévenir : "Forcer le gouvernement grec à céder créerait un précédent tragique pour la démocratie européenne et pourrait mettre en marche une réaction en chaîne incontrôlable."