Recherche


Qui est en ligne

Nous avons 881 invités et aucun membre en ligne

Copyright Joomla

Copyright © 2017 PCF Bassin Arcachon - Tous droits réservés
Joomla! est un Logiciel Libre diffusé sous licence GNU General Public

Démocratie contre garrot

Publié le 27 Juin 2015

Les armes de l'UE

Plus qu'un programme

une pratique revendiquée,

affichée,

et mise en oeuvre

 

les prédateurs

Les prédateurs

28 mai 2015, Dresde : réunion des grands argentiers du capital.

 

C'est là qu'ils ont ajuster la forme de l'agression : à chaque concession imposée, exiger plus ou la mort. 

 

Devant la surenchère permanente de la BCE et du FMI qui nous rappellent au plan économique les us et pratiques de Franco pour éliminer ses opposants (balles dans le dos et garrot), le gouvenement grec décide d'en appeler à la souveraineté du peuple pour décider de son avenir.

 

Pour cela il l'invite à se prononcer par voie de référendum,  chacun pourra ainsi donner de la voix dans le sens qu'il estime juste.

 

La constitution française dispose aussi de cet outil cela permet d'allègrement la voler en n'en respectant pas le résultat.

 

Chacun sait comment la droite officiellement la gÔche en catimini puis officiellement arrivée aux affaires, usent du pouvoir pour s'affranchir des choix du peuple souverain.

 

Ce n'est pas parce que Canaille le Rouge dit depuis des mois que la voie proposée par Syriza est piègée qu'il va tourner la tête ou hurler avec les loups, d'autant qu'en appeler à la souveraineté populaire marque une inflexion positive.

 

La meilleur façon d'aider le peuple Grec n'est-elle pas ici d'exiger la fin de la forfaiture de 2015 et le respect du vote du peuple souverain ? 

Concenant la Grèce, Tsipras avait à peine fini son allocution invitant le peuple à choisir, que la finance (qui est à la démocratie ce que le chancre mou est à l'érotisme) tendait ses crêpes mortuaires et filets pour enfermer le débat :

 

Ce qui dans Le Monde donne ceci :

 

"Les Européens vont-ils sous la pression revoir leur copie et faire de nouvelles propositions pour éviter une nouvelle période d’instabilité politique à l’issue incertaine pour la zone euro ? A Maximou (le Matignon grec) on affirme que Hollande et Merkel ont été prévenus du référendum.

 

La question cruciale est désormais la suivante : quelle sera la réaction de la Banque Centrale Européenne qui, grâce à une ligne de financement d’urgence (l’ELA), assure la survie du secteur bancaire grec depuis plusieurs mois déjà ? Deux émissaires grecs, Euclide Tsakalotos et Yannis Dragassakis, doivent rencontrer samedi le gouverneur de la BCE Mario Draghi. Dans un premier temps M. Draghi pourrait réagir en durcissant les conditions de financement du secteur bancaire grec en augmentant la décote sur les collatéraux (garanties) acceptées pour les fonds obtenus via l’ELA."


Notons que le Monde, si prompt à faire un micro-bobo-trottoir et donner la parole à la BCE et y cueillir les bruits de couloir n'a pas pris la peine de donner à ses lecteurs la déclaration de Tsipras convoquant les électeurs pour le rérédendum.

 

Chacun pourra noter que pour la porte plume de l'UE accréditée par Le Monde, c'est la Grèce qui met l'UE et la BCE (appelées ici les européens) sous pression.

 

Un peu comme si on écrivait "en refusant les licenciements la CGT met le patronat sous pression" quelle curieuse déontologie journalistique.

Ensuite, regardons de plus près la fin du pararaphe :

 

Face à la démocratie le garrot :

 

"Dans un premier temps M. Draghi pourrait réagir en durcissant les conditions de financement du secteur bancaire grec en augmentant la décote sur les collatéraux (garanties) acceptées pour les fonds obtenus via l’ELA"

 

S'il fallait d'une phrase définir le totalitarisme du capital représenté par le patron de la BCE la voila.

 

Il faut dire que ce Draghi mérite d'être mis de nouveau sous le faisceau des projecteurs (pour le coup, au regard de l'histoire contemporaine et de ses pratiques, faisceau lui va bien) : 

 

Ancien patron pour l'Europe (continent) de Glodman Sachs, c'est lui qui organise la faillite de la Grèce avec la spéculation sur  les fonds pourris.

 

Canaille le Rouge ne résiste pas au plaisir de ressortir ce petit joyau qui mériterait d'être plus connu :

 

Goldman Sachs avait échangé de la dette grecque à un taux fictif en 2001, permettant à Athènes de maquiller ses comptes publics. Aujourd'hui le pays fortement endetté doit 600 millions d'euros à la banque américaine.

 

Le coup de main de Goldman Sachs à la Grèce pour maquiller ses comptes lui aura rapporté quelque 600 millions d'euros, révèlent Nick Dunbar et Elisa Martinuzzi, dans un article de l'agence Bloomberg (La TRIBUNE 9 mars 2012).

 

Kikecéty qu'est patron de Goldman Sachs à l'époque ? Vous avez gagné c'est Draghi. Lequel, dès qu'arrivé à la tête de la BCE, prend sa première mesure qui signe la trace de la Hyène financière : le 6 septembre 2012, il annonce un programme illimité de rachat de dette des pays de la zone euro ayant du mal à se financer sur les marchés ; de quoi organiser la mise sous la tutelle des marchés financiers tout pays ayant des vélléités de souveraineté pour servir les banques.

 

Celles-ci avec l'aval de la BCE vont convertir ainsi leur ardoises spéculatives privées en dette publiques à solidairement assumer (donc contre leur souveraineté) et honorer par les peuples de l'UE. 

 

En cette fin juin, Monsieur de Bruxelles installe le garrot sur la place publique.

 

Va-t-on laisser garroter le peuple grec ? 

 

Rédigé par Canaille Lerouge