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Publié par Le Mantois et Partout ailleurs

Grèce, que s'est-il passé hier à Bruxelles?

E=MC2 Finance, inconvenance, maltraitance

Le premier ministre grec a rencontré ses homologues des 27 autres états de l'UE, lors du Conseil européen, organe statutaire et exécutif du capitalisme libre et non faussé en Europe. Avant cela, s'est tenue une réunion de l'eurogroupe, les pays de la monnaie unique, à laquelle était présente Christine Lagarde, patronne du FMI. Qu'en est-il sorti au sujet de la grave crise que subit le peuple grec?

Hormis que le gouvernement grec veut demeurer dans l'euro et l'UE, ce que je savais déjà, rien ou si peu sur les propositions grecques pour arriver à un accord. Par contre, j'ai bien entendu François de l'Elysée, Angela d'outre-Rhin ou un autre pontife de l'UE capitaliste dire qu'il y avait du positif sur la Tva et les retraites. Dans l'attente d'infos plus conséquentes, me permettez-vous du dire aïe?

Toujours dans cette attente d'explications d'Alexis Tsipras, membre du Parti de la gauche européenne, comme le Fg français, la déclaration de Mikis Théodorakis:

"Notre combat n’est pas seulement celui de la Grèce, il aspire à une Europe libre, indépendante et démocratique. Ne croyez pas vos gouvernements lorsqu’ils prétendent que votre argent sert à aider la Grèce. (…) Leurs programmes de « sauvetage de la Grèce » aident seulement les banques étrangères, celles précisément qui, par l’intermédiaire des politiciens et des gouvernements à leur solde, ont imposé le modèle politique qui a mené à la crise actuelle. Il n’y pas d’autre solution que de remplacer l’actuel modèle économique européen, conçu pour générer des dettes, et revenir à une politique de stimulation de la demande et du développement, à un protectionnisme doté d’un contrôle drastique de la Finance. Si les Etats ne s’imposent pas sur les marchés, ces derniers les engloutiront, en même temps que la démocratie et tous les acquis de la civilisation européenne. La démocratie est née à Athènes quand Solon a annulé les dettes des pauvres envers les riches. Il ne faut pas autoriser aujourd’hui les banques à détruire la démocratie européenne, à extorquer les sommes gigantesques qu’elles ont elles-mêmes générées sous forme de dettes.
Nous ne vous demandons pas de soutenir notre combat par solidarité, ni parce que notre territoire fut le berceau de Platon et Aristote, Périclès et Protagoras, des concepts de démocratie, de liberté et d’Europe. (…)

Nous vous demandons de le faire dans votre propre intérêt. Si vous autorisez aujourd’hui le sacrifice des sociétés grecque, irlandaise, portugaise et espagnole sur l’autel de la dette et des banques, ce sera bientôt votre tour. Vous ne prospérerez pas au milieu des ruines des sociétés européennes. Nous avons tardé de notre côté, mais nous nous sommes réveillés. (...)
Résistez au totalitarisme des marchés qui menace de démanteler l’Europe en la transformant en Tiers-monde, qui monte les peuples européens les uns contre les autres, qui détruit notre continent en suscitant le retour du fascisme."