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Toujours à propos de la dette allemande due à la Grèce

 

Publié le 21 Juin 2015

L'audit organisé par le parlement Grec

éclaire le terrain

L'Ankou du FMI chez les Hellènes

L'Ankou du FMI chez les Hellènes

 

Les grecs crèvent de faim, de manquent de soin, ils sont sous le joug du FMI, de la BCE de l'UE  mais …voila ce qu'en dit Libé.fr de ce weekend.  

En pleine angoisse mondiale sur les conséquences d’un possible défaut de paiement d’Athènes, un audit commandé en avril par la présidente du Parlement grec, réalisé par des experts internationaux, conclut ce jeudi que « la Grèce ne devrait pas payer cette dette illégale, illégitime et odieuse ».

 

Quel est ce monde qui tremble ? Celui des banksters, spéculateurs et autre affairistes.

 

Pour faire plier les grecs, ceux qui se targuent d'avoir mandat de garder la stabilité financières depuis ce weekend passent la surmultipliée pour créer la panique bancaire et financière et mettre à genoux un état souverain*. Il s'agit d'une véritable déclaration de guerre. Ils montrent ainsi la réalité de leur mission d'outil de l'impérialisme financier.

 

Après cela Libé nous parle de l'angoisse des financiers. Faut oser ! Rappelez vous la phrase de Lagarde " maintenez les budgets d'armement et arasez du même montant les régimes de retraites ". Cela montre la nature de ces banksters et leurs mercenaires.

 

Vous tremblez-vous, Canaille le Rouge pas. D'autant que le contenu de l'audit réalisé à Athènes confirme la nature prédatrice de ces institutions de l'internationale du Capital.

 

Ils ont peur.

 

Le rapport, présenté mercredi et ce jeudi au Parlement, détaille la mise en œuvre des deux plans de sauvetage internationaux, en 2010 et 2012, qui prévoient 240 milliards d’euros de prêts en échange de mesures économiques et sociales qui ont mis la Grèce sur le flanc.

 

Lagarde rapprochée du capital et ses complices vont tenter de décrédibiliser les réalisateurs de cet audit.

 

Parmi les experts réunis par la présidente du Parlement hellénique, Zoé Konstantopoulou, beaucoup sont membres du Comité pour l’Annulation de la Dette du Tiers Monde (CADTM), dont le Belge Eric Toussaint, l’un des fondateurs du comité, auteur de nombreux ouvrages sur la dette et la mondialisation.

 

Comme le dit Libé, leur conclusions sont sans appel et pour cause, jetez un œil :

 

D’abord, la dette grecque peut être considérée comme « illégale » car « les lois européennes et internationales ont été bafouées, tout comme les droits de l’homme pour mettre en place » ces programmes.

 

Deuxièmement, beaucoup des prêts consentis «sont illégitimes car ils n’ont pas été utilisés au bénéfice de la population mais pour sauver les créanciers privés de la Grèce**». Enfin, ces plans de sauvetage sont «odieux car les créanciers et la Commission européenne connaissaient leurs conséquences possibles» mais «ont fermé les yeux sur les violations des droits de l’Homme» qu’ils ont engendrées. «Illégale», «illégitime», «odieuse», la Commission conclut très clairement : « La Grèce ne doit pas payer cette dette ».

 

Il est indispensable de faire connaitre ces conclusions. D'autant que la commission d'audit décortique le mécanisme :  

 

Sauf qu’en 2009-2010, les banques grecques étaient très fragilisées par la crise, et menaçaient par contagion les banques françaises, allemandes ou américaines. Et comme après le sauvetage des banques de 2008, il était difficile d’en faire avaler un autre aux citoyens européens, on a «dramatisé» la situation grecque, selon Eric Toussaint, et «créé l’idée que le problème était celui des dettes souveraines (publiques) et non celui des dettes privées. C’était un excellent moyen pour mener des politiques d’austérité en Grèce»…

 

…En 2011, le documentaire grec Debtocracy, auquel avait participé Eric Toussaint, avait fait un parallèle remarqué avec l’Equateur où, en 2007, une partie de la dette, reconnue «odieuse», avait été effacée.

 

Après cette approche journalistique, vite le rappel que libé 2015 n'est pas celui de 1975 et encore moins celui de 1945, par réflexe de protection du monde des actionnaires, la rédaction se reprend vite :

 

La commission est-elle sérieuse en recommandant à la Grèce de ne pas payer, alors qu’elle risque d’être déclarée en défaut de paiement si elle ne verse pas 1,5 milliard d’euros au FMI le 30 juin ?

 

Soyons clair : oui la commission de l'audit est mille fois plus sérieuse que celle de Bruxelles qui s'acharne à piller les peuples pour gonfler les coffres.

 

Précisons ici : Comme la Commission de Bruxelles est celle qui tire sa légitimité des traités successifs ayant conduit du marché commun à l'UE via la CEE, raison de plus pour ce qui concerne la France de quitter l'UE.

 

La menace d'un Francxit  après un Grexit fait paniquer les pilleurs de nos économies et blêmir leurs complices, profiteurs et hommes de main ? Les peuples n'ont rien à y perdre que leur chaîne et ceux qui les forgent.

 

Malgré l’ingérence et la pression des dirigeants de l’Union Européenne, les hésitations voir les refus de ses dirigeants de quitter le bateau financier carcéral où il est confiné dans les cales et entreponts,  le peuple grec a décidé de prendre courageusement son destin en main et d’en finir avec les politiques d’austérité qui ont plongé le pays dans la misère et la récession.

 

Depuis le début de cette fausse crise qui sert à faire plier un peuple pour faire taire les autres, le KKE (parti communiste de Grece) ne cesse de dire qu'il ne faut pas payer et quitter l'UE. Syriza s'échine et épuise les énergies à trouver une issue qui dans le cadre de l'UE ne peut être au mieux qu'une plaque de mousse placée entre l'échine et le joug mais maintient celui-ci en place. Le peuple grec lui ne cède pas et rejète le joug.

 

Dans les pays victimes de l'Ankou Lagarde et de sa  Troïka, mais aussi dans de nombreux autres pays européens, ce refus de plier et la volonté des grecs de montrer qui sont les vrais responsables de cette crise pourrait être un formidable encouragement à lutter pour mettre un terme à la politique de l'UE au service du système industriel et financier organisé pour profiter aux marchés financiers et désastreuses pour les populations. Reste que cela est totalement incompatible avec les critères de l'UE ceux qui disent le chaud de la colère iront-ils jusqu'à ne pas s'inscrire dans le froid de la résignation ?

 

Comment manifester sur des bases audible à Paris le samedi et rester la semaine à cautionner les critères qui maintiennent le diktat à Bruxsbourg ou à Strasxelles pour complaire à la triade des places financières ?

 

* très bon article de Media part sur la question: 

http://www.mediapart.fr/journal/international/210615/grece-les-creanciers-instaurent-la-strategie-de-la-terreur

 

** dont quelques fleurons de la spéculation française tel le Crédit Agricole ou la SG.