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Publié par Jean Lévy

Face à l'Union européenne et au FMI, les Grecs dans la rue pour défendre leur souveraineté et leur dignité

Face à l'Union européenne et au FMI, les Grecs dans la rue pour défendre leur souveraineté et leur dignité
Face à l'Union européenne et au FMI, les Grecs dans la rue pour défendre leur souveraineté et leur dignité
 

Des milliers de personnes ont répondu jeudi soir à Athènes à un appel à manifester, lancé via les réseaux sociaux, contre le «chantage» exercé sur le gouvernement grec après la décision de la BCE de restreindre les mécanismes de financement des banques grecques.

 

Les manifestants se sont rassemblés en silence et sans banderole sur la place Syntagma devant le parlement, théâtre de grandes manifestations anti-austérité ces dernières années, pour montrer «leur soutien» au gouvernement de gauche Syriza qui «ose défendre les intérêts» des Grecs, ont indiqué de nombreux manifestants à l’AFP.

 

«C’est la première manifestation en faveur d’un gouvernement», se réjouit Télémaque Papathéodorou, ingénieur qui est venu avec son amie Dimitra Spyridopoulou, avocate.

 

«Enfin un gouvernement qui respecte les engagements de son programme électoral et défend les intérêts de notre pays», souligne cet ingénieur trentenaire.

 

«Aucun chantage ! Dignité maintenant», proclamait notamment l’appel à manifester posté sur Facebook.

 

Cette manifestation intervient à l’issue d’une tournée, au bilan mitigé, du Premier ministre Alexis Tsipras et du ministre grec des Finances Yanis Varoufakis à Rome, Paris, Bruxelles et Berlin pour rallier des soutiens à leur projet de renégociation de la dette grecque.

 

La décision soudaine de la BCE, mercredi soir, de priver les banques grecques d’un de leurs outils de financement a jeté une ombre supplémentaire sur l’entreprise diplomatique du gouvernement grec

 

«La décision de la BCE montre la pression sur la Grèce mais tout ça n’est rien face aux problèmes des gens qui ont faim ou se suicident», ajoute Dimitra Spyridopoulou.

 

Pour Nikoletta P., 55 ans, dont le fils a quitté la Grèce il y a un an pour trouver du travail à l’étranger, «les précédents gouvernements, droite ou socialistes, parlaient de la reprise mais ils ne faisaient rien».

 

«On ne veut pas être étranglé car ce n’est bon ni pour la Grèce ni pour l’Europe», explique cette employée d’une agence de tourisme.

 

«On n’a rien d’autre à perdre, c’est pourquoi on défend le gouvernement, au moins ils ne vont pas brader tous les ressources publiques», note Stavroula Drakopoulou, 55 ans, institutrice.

 

Le gouvernement d’Alexis Tsipras a annoncé la fin de privatisations, imposées par les créanciers du pays, ainsi que des mesures pour faire face «à la crise humanitaire» que traverse la Grèce après six ans de récession et d’une politique d’austérité drastique en échange de prêts internationaux.

 

A Thessalonique, deuxième ville grecque dans le nord du pays, de nombreuses manifestants se sont rassemblées pour scander «Non au chantage» de la BCE, selon une banderole des manifestants.