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Publié par Le Mantois et Partout ailleurs

2005-2015: 10 ans de déni de démocratie et d'abandon de la souveraineté nationale. Et la Grèce?

2005-2015: 10 ans de déni de démocratie et d'abandon de la souveraineté nationale. Et la Grèce?

Le 29 mai 2005, les citoyens de la France rejetait le soi-disant "Traité constitutionnel". Et dès le 17 juin de la même année, le Conseil européen (regroupant tous les chefs d'état et de gouvernement de droite et de gôche) amorçait la procédure du déni aboutissant au traité de Lisbonne signé en 2007 et ratifié sans consultation populaire. Mais fallait-il s'étonner que l'UE, outil du capitalisme, fasse dans la démocratie?

Et cela avait débuté en 2000 avec l'adoption de l'euro comme monnaie unique pour construire une Europe de coopération et de solidarité. On voit aujourd'hui, sans être diplômé en économie mais en vivant au quotidien, hors du CAC 40 et de la pensée unique, que c'est le capitalisme qui est seul gagnant sur les peuples du vieux continent. Oui, depuis 2000, la droite et la gôche française, comme larrons en foire, se sont unies pour cela: Jacques Chirac et Lionel Jospin, son premier ministre de la gauche plurielle pour l'euro et le traité de Lisbonne, Nicolas Sarkozy, Jacques Chirac, François Hollande et les écolos pour le "traité constitutionnel". Bref, de nos jours, la droite et la gôche au sein de l'UE gèrent le capitalisme exclusivement à leur profit, pour celui du capital et le service d'intérêts privés.

En Grèce, le peuple souverain, par les urnes, a chassé du pouvoir la droite et la gôche du gouvernement. J'en ai entendu beaucoup qui virent-là les prémices d'une Europe sociale. C'était oublier, pour peut-être leurrer le chaland, que la BCE, le Conseil européen, l'Allemagne et le FMI veillaient au grain pour défendre le capitalisme. Alexis Tsipras, qui dirige le nouveau gouvernement grec et qui a la majorité absolue au Parlement, de négociation en négociation(sic) avec les soldats du capitalisme européen, ne cesse pas de faire manger le pain noir de la crise et de l'austérité à son pays, malgré son programme de transformation sociale.

Les derniers dktats de l'UE et du FMI: baisser les pensions de retraite, augmenter la TVA sur l'électricité, poursuivre les privatisations débutées par la droite et la gôche grecque, entre autres cerises sur le gâteau.

La souveraineté du peuple grec est donc bafoué. Mais faut-il s'en étonner? La souveraineté des peuples européens est bafouée depuis la construction de l'UE. Et lorsqu'on veut l'humaniser, en oubliant la lutte des classes, celle du travail contre le capital, le pain noir est à l'ordre du jour du menu des peuples pour très longtemps. Pire, en oubliant la lutte des classes, la porte est grande ouverte pour l'extrême droite. Les dernières élections italiennes en sont hélas un exemple.

2005-2015: 10 ans de déni de démocratie et d'abandon de la souveraineté nationale. Et la Grèce?