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7 mars 2015

Le KKE mobilise contre le mémorandum et l'accord conclu entre le gouvernement grec et Bruxelles

 

Communiqué du bureau politique du Parti communiste de Grèce

Vu sur le site du KKE

Aucune tolérance vis-à-vis du nouvel accord du gouvernement et de l'UE de prolonger le mémorandum

 

Communication du BP du CC du KKE

Le nouvel accord, signé par le gouvernement de coalition SYRIZA - ANEL avec l'UE, la BCE et le FMI, est l'extension substantielle et formelle du mémorandum et des engagements qui y sont prévus, la poursuite des politiques antipopulaires des gouvernements précédents de ND et de PASOK. Cet accord et la liste des «réformes» comprennent toutes les mesures négatives pour les travailleurs. Ce sont des mesures qui ont été prises par le capital, ses gouvernements, avec l'UE dans des conditions de la crise économique, des mesures qui ont aidé le redressement de la rentabilité capitaliste, c’est-à-dire toutes ces choses qui ont fait saigner le peuple grec dans les années précédentes, et qu'il a combattu: la stricte supervision et l'évaluation par la troïka, qui s’appelle maintenant les « trois institutions », le maintien et l'extension des directions anti-ouvrières et antipopulaires.

Cet accord confirme que les négociations, même les soi-disant « dures », qui sont menées à l'intérieur du cadre de l'UE ayant pour but la récupération capitaliste, ont toujours des résultats antipopulaires. La négociation prétendue «fière» était une escroquerie publicitaire.

Toute révision du programme précédent, par exemple les excédents primaires inférieurs, ne sera pas faite dans le but de soulager le peuple, d'augmenter les salaires, les pensions, les prestations sociales, mais dans le but d'économiser des ressources de l'État qui seront ensuite utilisées pour soutenir le capital, ses investissements et sa rentabilité, ainsi que de payer les prêteurs. Les employés, les chômeurs, les travailleurs indépendants, les agriculteurs pauvres et les retraités continueront à payer le prix pour une récupération, pour la poursuite de l'austérité, que le gouvernement appelle «vie austère ».

Même les miettes, surtout pour ceux qui vivent dans la pauvreté absolue, que le gouvernement a promis dans son programme, sont en l'air et dépendront de l'accord avec les partenaires et à condition que la discipline budgétaire, la reprise de l'économie et la rentabilité des grandes entreprises ne soient pas en danger.

Pour cette raison, la ND, le PASOK, d’autres partis et forces qui soutiennent le système, comme SEV (Fédération hellénique des entreprises), ont soutenu la ligne politique antipopulaire dans les années précédentes, ont salué l'accord du gouvernement comme quelque chose positive.

Le gouvernement SYRIZA-ANEL présente le nouvel accord comme étant le résultat de la volonté populaire et du soutien du peuple à la ligne politique du gouvernement. Il cherche à tromper et imposer la responsabilité des compromis et des accords antipopulaires avec l'UE au peuple. Il essaie de manipuler le mouvement ouvrier-populaire, pour faire du peuple de l’applaudisseur du gouvernement, pour le convaincre qu'il doit continuer de faire des sacrifices et s’accommoder des miettes.

Il doit y avoir aucun soutien et aucune tolérance vis-à-vis du gouvernement qui continue sur la même voie des engagements à l'UE et la rentabilité des monopoles. Pour cette raison, il baptise « question nationale» les besoins du capital et le chemin qui sert cela. Cependant, ce n’est pas dans l'intérêt du peuple. En tout cas, le peuple a de l'expérience qu'il doit utiliser, c’est-à-dire que les «objectifs nationaux» des gouvernements et du capital ont toujours conduit à de grands sacrifices concernant les droits des travailleurs et du peuple.

Ceux qui avaient espéré quelque chose de mieux ne doivent pas se décourager, ils doivent réagir. Ce qui est encore plus important, c’est qu'ils ne doivent pas renoncer à l'objectif de vraiment abolir le mémorandum, les lois d'application, les restructurations antipopulaires. Ils ne doivent pas renoncer à la lutte pour récupérer leurs pertes.

Le désir du peuple de se débarrasser de la ligne politique antipopulaire qui est mise en œuvre par l'intermédiaire des mémorandums, de se débarrasser des mesures et des superviseurs, peut acquérir du contenu réel quand le peuple luttera pour ce qu'il a perdu, en exigeant immédiatement:

  • Des mesures immédiates pour soulager les familles des couches populaires et pour protéger les chômeurs.Le retour du 13e et 14e mois de salaire, mise en œuvre obligatoire des conventions collectives et abolition des mesures qui s’attaquent aux droits des travailleurs.
    Le véritable rétablissement, immédiatement, par voie législative, du salaire minimum à au moins 751€ pour tous, sans exceptions et astérisques, qui servira de base aux nouvelles augmentations des salaires.Le retour du 13e et 14e mois de pension et l’abolition de toutes les mesures antipopulaires qui ont réduit les pensions et ont augmenté l'âge de la retraite. Dans le même temps, il doit exiger la restitution de ce qui a été volé des réserves des fonds de sécurité sociale, et que la ploutocratie et l'État satisfassent  immédiatement à leurs obligations de paiement envers les fonds.

 

  • Exonération des familles populaires des lourds impôts, par la suppression de l’ENFIA (la nouvelle taxe sur la propriété) et de l'impôt de solidarité, la suppression de la TVA sur les biens de base consommés par le peuple, la suppression de la TVA et d’autres taxes sur l'huile de chauffage et le gaz naturel, l'augmentation du seuil d'imposition à €40,000 pour chaque famille et l’augmentation simultanée des taxes sur le capital.

 

  • Aucune saisie de résidence principale et de résidence secondaire des familles de couches populaires. L’annulation des intérêts des dettes, la réduction drastique des prêts des ménages populaires.

 

  • L’augmentation des dépenses pour le système exclusivement gratuit et public d’éducation, de santé et de bien-être.

 

La classe ouvrière et le peuple peuvent obtenir ces choses par l'organisation de leur lutte et de leur alliance, en luttant pour une autre voie de développement qui servira les besoins contemporaines du peuple, avec le désengagement de l'UE, l'annulation unilatérale de la dette, avec la socialisation des monopoles et le peuple au pouvoir.

Telle est la voie pour que le peuple grec prenne une attitude vraiment fière et digne.

Le KKE appelle le peuple d'Athènes, du Pirée et de la région de l'Attique à la démonstration, le vendredi 27 Février à 19 heures, à la place Syntagma. L'orateur principal sera Dimitris Koutsoumpas, le SG du CC du KKE.

Le BP du CC du KKE

Athènes 24/2/2015

Le compte-rendu de la manifestation à l'appel du KKE dans  euronews

Grèce: le parti communiste manifeste contre l’accord avec l’UE

AFP, 27/02 20:44 CET

 

Plusieurs milliers de sympathisants du parti communiste grec KKE ont manifesté vendredi soir devant le Parlement à Athènes contre l’accord conclu entre le gouvernement de gauche radicale Syriza et l’Union européenne sur la poursuite de l’aide au pays.

“Aucune tolérance sur cet accord”, scandaient les manifestants, a constaté un journaliste de l’AFP.

Les manifestants étaient environ 7.000 à 8.000, de source policière. Le KKE, cinquième parti du pays aux législatives du 25 janvier avec 5,47% des voix et 15 députés sur 300, a traditionnellement une très forte capacité de mobilisation.

Il s’agit de la troisième manifestation contre l’accord conclu en début de semaine avec les créanciers du pays -l’UE, la BCE et le FMI- sur la poursuite de l’aide à la Grèce d’ici l‘été. Des rassemblements animés par des formations plus à gauche que Syriza du Premier ministre Alexis Tsipras, élu sur un programme anti-austérité.

Jeudi soir, 500 sympathisants du petit anticapitaliste Antarsya, s‘étaient rassemblés dans le centre d’Athènes. Plus tard dans la soirée, des dizaines d’anarchistes s‘étaient rassemblés à Exarchia, un quartier contestataire d’Athènes.

En marge des manifestations de jeudi, des vitrines de quelques boutiques ont été brisées, et des voitures incendiées.

Après d‘âpres négociations, la Grèce a arraché à ses partenaires de la zone euro une prolongation de l’aide financière internationale en échange d’un programme de réformes pour permettre au pays de faire face à ses échéances les plus urgentes.