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27 février 2015

Le gouvernement grec face à l'UE et à ses partisans exigeant l'application du programme électoral de Thessalonique

 

Lu sur El Diablo

« La Grèce plie sous la pression de l’Europe » (Le Figaro)

« La Grèce plie sous la pression de l’Europe » (Le Figaro)

 

Au lendemain du « feu vert » accordé par « le FMI, la BCE et la zone euro » au plan de réformes présenté par Athènes, Le Figaro estime que « la Grèce a décroché un pâle satisfecit pour son premier test de retour à la discipline de la monnaie commune ».

 

Car si L’Eurogroupe a jugé le plan « suffisamment détaillé », il exige maintenant que celui-ci « soit élargi et approfondi ». Son président, Jeroen Dijsselbloem s’est félicité du « sérieux » du gouvernement grec « dans sa volonté de réformes » mais a aussi rappelé que c’était « à la Commission européenne qu’il reviendra d’apprécier » les mesures évoquées par Alexis Tsipras dans le domaine social : « Si la Grèce veut obtenir des crédits, elle ne peut pas prendre de décision unilatérale. »


 

Le journal Les Echos ne cache pas sa satisfaction de voir la Grèce rentrer « dans le rang », car « au vu des promesses ébouriffantes » du programme électoral de Syriza, « le risque était grand d’un couac de dernière minute ». Il se félicite de voir Yanis Varoufakis, « le tonitruant ministre des finances », contraint d’accepter « de ne pas revenir sur les privatisations, contrairement aux premières déclarations de l’équipe Tsipras, et de réformer le système de retraite ».


 

Le porte-parole du PCF, Olivier Dartigolles, estime en revanche que l’accord entre la Grèce et Bruxelles est, « compte tenu du rapport de forces européen », une « victoire politique du gouvernement Syriza » et plus largement « des souverainetés populaires et de la démocratie ».

 

Ce n’est apparemment l’avis du député européen de Syriza, Manolis Glezos, figure respectée de la résistance à l’occupation nazie, pour qui « changer le nom de la troïka en “ institutions ” celui du mémorandum en “accord ” et celui des créanciers en “ partenaires ” ne change en rien la situation antérieure ».

 

Ce n’est pas non plus le cas de l’eurodéputée Syriza Sofia Sakorafa, très anti-austérité, ancienne adhérente du Parti socialiste grec. Elle a tweeté dimanche que « les gens ont donné un mandat pour annuler le mémorandum. Nous n’avons pas la légitimité politique de faire le contraire ».

 

Le député Syriza Kostas Lapavitsas n’est pas en reste qui a demandé la convocation des instances internes au parti en déclarant « Il est difficile de croire que, grâce à cet accord, les annonces de Thessalonique [programme préélectoral de Syriza] seront mises en œuvre »

 

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