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Grèce : les slalomeurs et les inflexibles

Publié le 24 Février 2015

Entre l’oppresseur et l’oppressé,
il ne peut être question

de compromis,

tout comme cela

est impossible

entre l’occupé et l’occupant.

La seule solution c’est la liberté.

Manolis Glezos (février 2015)

Grèce : les slalomeurs et les inflexibles

Dédié à Manolis Glezos : Promethée volant le feu des dieux pour le ramener aux Hommes. (symbole : cette statut de bronze fait face au Rockfeller center de New York)

 

Un texte d'Eschyle est inscrit sur le mur de granite derrière la statue dit :

 

"Prométhée, maître de tous les arts, apporta le feu, le plus grand bien qui soit pour les Vivants"

 

Ne rien en rabattre en terme de solidarité, porter avis pour être lucidement solidaire des peuples.

 

Il y a un peu plus d'un an, quand Canaille le Rouge avançait que les Grecs risquaient une cruelle déconvenue s'ils déléguaient aveuglement l'expression de leur colère à un parti dont le premier responsable battait la campagne de bourses en chancelleries pour leur dire "n'ayez pas peur, nous ne sommes pas ce que vous croyez que nous sommes" , de doctes experts en héllenologie le tançaient en lui assénant : "Dis donc canaille tu sais plus que Manolis Glezos ou Mikis Théodorakis de qui est bon pour la Grèce ?" Ces deux immenses personnages soutenant Syriza et Tsipras dans sa stratégie de conquête de pouvoir.

 

Le ton péremptoire interdisant toute discussion. Cela n'empêchait pour Canaille le Rouge ni solidarité, ni opinion.

 

Maintenant qu'aujourd'hui 24 février ces deux toujours aussi immenses personnages interpellent Tsipras pour lui dire "Stop tu n'est pas élu pour cela", que vont nous dire nos docteurs en politologie acropolienne ?

 

Thédorakis interpellant Tsipras sèchement : "Alexis, dit Non au NEIN de Schäuble, amende toutes les mesures d’austérité des programmes d’aide maintenant !" rejoignant ainsi Manolis Glezos qui le 22 février a déclaré son hostilité à la tournure prise par les discussions dans un article qu’il signe depuis Bruxelles où il se trouve, en tant que député européen membre de SYRIZA, article où il critique de manière particulièrement drue les manœuvres du gouvernement grec qu'il a fortement aidé à mettre en place sur la base d'une exigence de souveraineté.

 

L’article de Manolis Glezos a été publié sur le site du Mouvement ‘Citoyens Actifs’  :

 

Il dit haut et fort sa déception devant les derniers développements des discussions entre la Grèce et ses créanciers.

 

Changer le nom de la troïka en « institutions », celui du mémorandum en « accord » et celui des créanciers en « partenaires », ne change en rien la situation antérieure.

 

L’on ne change pas non plus, bien entendu, le vote du peuple Grec aux élections du 25 janvier 2015.

 

Il a voté pour ce que SYRIZA avait promis : abolir le régime d’austérité qui n’est pas seulement une stratégie de l’oligarchie allemande mais aussi de celle des autres pays créanciers de l’Union européenne et de l’oligarchie grecque.

 

Nous abolissons les mémorandums et la troïka, nous abolissons toutes les lois de l’austérité.

 

Au lendemain des élections, d’une seule loi, nous abolissons la troïka et ses effets.

 

Un mois est passé et cette promesse n’est toujours pas transformée en acte.

 

Dommage et encore dommage.

 

Pour ma part, je demande au Peuple Grec de me pardonner d’avoir contribué à cette illusion.

 

Mais, avant que le mal ne progresse.

 

Avant qu’il ne soit trop tard, réagissons.

 

Avant toute chose, par le biais d’assemblées extraordinaires, dans toutes les organisations, quel qu’en soit le niveau, les membres et les amis de SYRIZA doivent décider s’ils acceptent cette situation.

 

D’aucuns prétendent que, pour obtenir un accord, il faut savoir céder. En tout premier lieu, entre l’oppresseur et l’oppressé, il ne peut être question de compromis, tout comme cela est impossible entre l’occupé et l’occupant. La seule solution c’est la liberté.

 

Mais, même si nous acceptions cette aberration, ce que les gouvernements antérieurs ont fait avec le chômage, l’austérité, la pauvreté, les suicidés, en soutenant les mémorandums, va bien au-delà de toute limite de compromis.

 

Manolis Glezos, Bruxelles, le 22 février 2015

 

S'il est difficile de taire la Parole de Manolis Glezos l'Humanité emboite le pas de ceux qui dans Syriza tente de le faire passer pour un vieillard sénile (sénilité qu'ils n'avaient pas relevé  jusqu'au 21 février quand ils reprenaient ses discours de soutien à Tsipras) la sénilité serait-elle aussi brutale que contagieuse pour gagner d'autres militants respectables et respectés Théodorakis après avoir été traité d'antisémite par Copé (oui vous avez bien lu) va-t-il devenir un gauchiste dans les colonnes de l'Humanité ?

 

En effet, que dire de l'Huma qui écrit sans états d'âmes : "Manolis Glezos, figure respectée de la résistance à l'occupation nazie, a décoché une flèche cruelle contre son camp. Le vieil homme – il a 93 ans- a sévèrement critiqué l'accord conclu à l'Eurogroupe, sans même attendre le programme de réformes présenté par Yannis Varoufakis en contrepartie de l'extension de l'accord de prêt liant Athènes à ses créanciers européens."

 

Dire qu'il faut respecter ses engagements serait "décocher une flèche cruelle contre son camp" ? On comprend maintenant pourquoi l'Huma a mis tant de temps à ne pas dire que Hollande menait une politique de Droite.

 

Sur ce point, la conclusion du communiqué du PCF se félicitant de l'accord dénoncé par M Théodorakis et M Glezos vaut sont pesant de cacahuètes : 

 

"Ce que la Grèce - 2 % du PIB européen, 11 millions d'habitants et sans allié déclaré - a réussi en un mois doit faire réfléchir François Hollande sur le rôle que la France peut  jouer pour la réorientation de l'Europe"

 

Parce que Blummollet pourrait réorienter les choix du capital ?

 

Il en aurait la Volonté ?

 

L'UE serait amendable ?

 

La BCE pourrait jouer un rôle positif pour les peuples ?

 

Que Cambadélis et Valls disent cela, c'est dans l'ordre des choses  mais que le P"c"F le porte démontre combien la dénonciation de ses choix par Canaille le Rouge et ses amis est plus que fondé.

 

Le P"c"F tient après les élections le langage du PS avant. C'est la seule différence tant il valide tous les deux l'accord qui maintient le peuple Grec sous les sabots de fer de la Troïka.  

 

Rédigé par Canaille Lerouge


 

Commentaire de B.T : L'Huma et quelques autres (Le PGE) font parti de ceux qui contre toute évidence veulent transformer le crocodile Europe/Euro en gentil végétarien. Un conseil pour ceux-là, fumer de la moquette (fonds européens pour le PGE) provoque de dangereux effets collatéraux. S'attacher désespérément à une monnaire totalement inadaptée aux réalités de l'économie française participe d'une irresponsabilité peu commune. L'€uro n'est, de fait, que le Mark. C'est-à-dire une monnaie adaptée aux réalités de l'économie Allemande. Au point où l'on peut affirmer que l'Allemagne peut réussir avec l'€uro, là où la wehrmacht a échouée. Nous avons répondu NON en 2005 au TCE, être fidèle à ce NON est une exigence de salubrité politique. Faute de quoi notre discours se perd dans les sables du désert au risque de nous y engloutir.