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23 février 2015

Syriza à la croisée des chemins : Passer sous la table ou la renverser ?

 

Le Monde.fr avec AFP et Reuters |  • Mis à jour le 

 

Début de fracture à Syriza, entre pragmatisme et déceptions

 Yanis Varoufakis, le ministre des finances grec, le 20 février.

Les institutions européennes attendent de pied ferme les annonces du gouvernement d'Alexis Tsipras, qui doivent permettre lundi 23 février d'entériner le compromis trouvé vendredi sur la prolongation de l'aide financière apportée au pays jusqu'à la fin de juin. L'exécutif de gauche radicale va s'essayer à un numéro d'équilibriste pour ne pas, malgré les exigences imposées par ses créanciers, revenir sur ses promesses électorales.

Lire notre récit : Comment la zone euro a évité une confrontation avec la Grèce

Le gouvernement Tsipras a obtenu de pouvoir présenter à la zone euro sa propre liste de mesures, qu'il prévoit de prendre durant les prochains mois. La condition exigée par Bruxelles est que l'équilibre des finances publiques grecques doit être sauvegardé.

PAS DE CONCESSION SUR LE DROIT DU TRAVAIL

Mais la négociation risque d'être pour le moins complexe. « Il y a des sujets de souveraineté qui relèvent de la politique intérieure et ne sont pas négociables », a averti le ministre d'Etat Nikos Pappas, bras droit de M. Tsipras. Particulièrement visées, les questions relatives aux droits et aux conditions de travail sont au cœur du programme du gouvernement Syriza. Le parti s'était en effet engagé pendant la campagne à rétablir le principe des conventions collectives battues en brèche durant la crise, et à augmenter les pensions les plus faibles.

Une hausse du salaire minimum de 580 à 751 euros sera mise en œuvre « progressivement », a réaffirmé le M. Pappas, en gage de sa bonne volonté. Le ministre d'Etat a également exclu de nouvelles baisses de salaire des fonctionnaires et des retraites.

Un porte-parole du gouvernement d'Alexis Tsipras, Gabriel Sakellaridis, a affirmé que la liste de réformes comprend la lutte contre l'évasion fiscale et la corruption, l'une des attentes formulées par la zone euro. Malgré les divergences, le ministre des finances Yanis Varoufakis s'est dit certain de l'approbation des réformes par ses dix-huit collègues de la zone euro, qui en jugeront mardi lors d'une conférence téléphonique de l'Eurogroupe.

Manolis Glezos, l'homme qui a décroché le drapeau nazi de l'Acropole en 1941, résiste toujours.

DÉBUT DE FISSURES DANS LA COALITION

Mais même s'il réussit à trouver un accord avec ses créanciers, il restera au gouvernement de M. Tsipras à éteindre un autre feu. Celui allumé par le député européen Manolis Glezos, 92 ans. Figure de la gauche grecque et de la résistance, il s'est fendu dimanche 22 février d'une critique virulente des concessions faites par le gouvernement Syriza, parti dont il est élu, dans ses négociations avec la zone euro.

« Je m'excuse auprès du peuple grec d'avoir participé à cette illusion », écrit le doyen du Parlement européen sur un blog, où il déplore qu'après un mois de gouvernement « les annonces ne soient pas devenues pratiques ». Pire, « rebaptiser la “troïka” en “institutions”, le “mémorandum” en “accord”, les “créanciers” en “partenaires” […] ne change rien à la situation », écrit Manolis Glezos, en référence à quelques évolutions « sémantiques » qui accompagnent le compromis trouvé entre la Grèce et la zone euro vendredi.