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13 février 2015

Grèce : Nous soutenons la rude lutte menée par Syriza contre les diktats austéritaires de la troïka

 

Disons le sans ambages, nous saluons la victoire de Syriza en Grèce comme un progrès. D'abord parce que le peuple grec, à cette occasion, a rejeté nettement les mesures d'austérité imposées par l'UE, rompant ainsi avec la doctrine néolibérale que la droite et le PS en France prétendent sans alternative et parce que le programme de Siriza, sans être révolutionnaire, est social.

 

Ensuite parce que cette victoire se traduit par l'effondrement d'un Pasok (équivalant du PS) qui dominait la vie politique en Grèce depuis le renversement du régime des colonels et maintenait le peuple grec  dans le carcan d'austérité voulue par l'Europe du patronat et de la  finance.

 

Enfin parce que le nouveau gouvernement grec associe sa lutte contre l'austérité imposée par la troïka à la lutte pour l'indépendance nationale. Notre position n'a rien à voir avec l'hypocrite satisfaction du PS qui salue "la victoire des forces de gauche" quand Pierre Moscovici allait soutenir à Athènes la droite grecque il y a deux mois à peine. Parti socialiste qui n'a cessé d'appuyer avec son représentant à la commission de Bruxelles les mesures imposées à la Grèce par l'Union européenne.  Rien à voir non plus avec l'attitude d'un  Jean-Luc Mélenchon qui se réclame de Syriza sans aucune retenue alors que les jeux sont loin d'être faits.

 

En effet, sans vouloir jouer les Cassandre, on peut prédire de rudes affrontements entre Syriza et l'UE dirigée par l'Allemagne;  Syriza désirant appliquer un programme qui contredit la politique d'austérité voulue par l'UE pour tous les pays d'Europe. A n'en pas douter, la partie sera rude, ce d'autant qu'en renonçant à sortir de l'Europe et de l'euro, Syriza se prive de beaucoup d'atouts.

 

Mais la France n'est pas la Grèce: là bas, le SMIC est de 600 euros et le chômage atteint 25% de la population. Dans ces conditions, ce qui pourrait apparaître comme des réformettes à quelques esthètes révolutionnaires est vital pour le peuple grec. "Quand les blés sont sous la grêle, fou qui fait le délicat." 

 

Sans être des inconditionnels de Syriza, il nous faut soutenir son action. Notamment en luttant pour contraindre l'Etat francais , un des créanciers de la dette grecque, à soutenir les revendications du nouveau gouvernement grec.

 

Action Communiste