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Grèce : Le gouvernement grec « met en avant la souveraineté du peuple grec »

 

MS21

Mouvement pour un socialisme du 21e siècle

La Grèce, berceau de la démocratie, nous donne une leçon de démocratie.


Le MS21 félicite Syriza pour sa victoire le 25 janvier dernier et souhaite la réussite du gouvernement qu’elle a formé dans l’application de son programme.


La Grèce est le berceau de notre démocratie. Et elle nous donne actuellement une leçon de démocratie :
La base du programme de Syriza est de défendre les intérêts du peuple et principalement de restaurer les droits des plus pauvres. Un tel programme qui fait passer les intérêts du peuple avant celui des financiers est déjà un progrès pour la démocratie.
Le gouvernement formé par Syriza, même s’il espère négocier avec l’Union européenne, annonce que sa politique sera décidée en Grèce et pour les Grecs, il refuse la soumission aux injonctions de la troïka (FMI, BCE et commission européenne) ; il met en avant la souveraineté du peuple grec, ce qui est un rappel que tout peuple de l’Union européenne reste souverain.
Un des premiers gestes de ce gouvernement a été de se désolidariser de l’attitude de l’Union européenne sur le conflit en Ukraine. Il a dénoncé la condamnation de la Russie, prise par l’Union européenne sans l’accord de tous les États. Sur ce point-là aussi, le gouvernement formé par Syriza, demande que les droits des nations soient respectés à l’intérieur de l’Union européenne.
Par ces trois points, la Grèce nous montre un chemin pour nous réapproprier la démocratie.
Certains commentateurs de la gauche de gauche française reprochent à Syriza de s’être alliée avec le parti de droite souverainiste ANEL, oubliant qu’en France, le programme du Conseil National de la Résistance de 1943 avait été négocié avec des organisations de droite et que sa réalisation a permis la plus grande avancée sociale qu’a connue notre pays. Malgré les multiples offensives patronales depuis 70 ans, tous ses effets n’ont pas encore été abolis. Précisons que le parti ANEL est opposé aux mesures d’austérité et défend la souveraineté nationale de la Grèce.
Depuis quatre ans, la troïka affirme que la Grèce doit réduire son train de vie pour payer ses dettes. Le PIB a baissé de 25 %, les pensions de 40 % tandis que la dette représente maintenant 175 % du PIB alors qu’elle n’en représentait que 110 % en 2007. Même sur le plan comptable, la politique d’austérité signe son échec. Il est en fait impossible que la Grèce rembourse ses dettes. Les médias prétendent que si la Grèce fait défaut les Français devraient payer, elles nous annoncent des chiffres très variables, souvent absurdes, mais elles oublient de dire que l’État français a prêté à l’État grec de l’argent au taux de 5 % qu’il avait obtenu à 1 % : depuis 2010, sur quatre ans, les prêts à la Grèce lui ont rapporté 729 millions d’euros.
Les états ne sont pas endettés parce qu’ils consomment plus que les pays produisent, mais parce que depuis les années 70, les états empruntent aux banques privées, alors qu’auparavant ils finançaient leurs investissements en empruntant directement à leur banque centrale. Ce sont les intérêts indus payés aux institutions financières privées qui ont enfoncé nos pays dans la dette. Et c’est au prétexte de cette dette que ces institutions financières imposent leur dictat aux états.

Le problème est celui de l’Allemagne où le système de retraites « par capitalisation » est géré par des fonds de pension qui possèdent un gros paquet de dettes grecques. Le retraité fait donc front avec Angela Merkel pour éviter le défaut de la Grèce. Et surtout non seulement l’Allemagne ne veut manifester aucune solidarité vis-à-vis de pays comme l’Espagne, le Portugal, l’Irlande, l’Italie, mais elle veut conserver l’énorme avantage commercial que lui donne la monnaie unique sur les autres pays européens. Sauf si notre gouvernement, pour une fois, fait entendre raison à la chancelière, celle-ci peut chercher à faire en sorte que la Grèce quitte la zone euro, et lui en attribuer la responsabilité.
Quel que soit l’issue, la France sera bénéficiaire de la crise, soit que les règles soient assouplies, soit que par un effet de contagion, la zone euro se disloque, la France reviendrait alors au franc qu’elle pourrait dévaluer afin de rétablir sa balance commerciale.
Merci de toute façon à la Grèce.