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2 février 2015

Des crimes nazis à l'Allemagne Alexis Tsipras veut présenter la facture

 

Angela Merkel lors d'un forum à Athènes le 11 avril 2014. REUTERS/Alkis Konstantinidis

Angela Merkel lors d'un forum à Athènes le 11 avril 2014. REUTERS/Alkis Konstantinidis

 

À peine élu, le nouveau Premier ministre grec Alexis Tsipras a fait un geste fort lundi: son tout premier déplacement officiel a consisté à se rendre à Kesiariani, dans la banlieue d'Athènes, pour se recueillir devant la stèle qui rend hommage aux victimes des soldats de la Wehrmacht, qui ont assassiné en ces lieux des centaines de résistants grecs durant la Seconde guerre mondiale.

 

«Tsipras attire ainsi l'attention du monde entier sur un sujet qui joue un rôle bien plus important dans son pays natal qu'en Allemagne», commente l'hebdomadaire allemand Der Spiegel. La question des réparations pour les crimes de guerre nazis est un sujet très sensible en Grèce, où de nombreuses exactions ont été commises par les troupes hitlériennes, y compris vis-à-vis des civils, comme dans les villages de Distomo et Kalavryta, dans le nord du pays. En plus de ces massacres, l'Allemagne nazie a forcé la banque nationale grecque à acquérir 476 millions de Reichsmarks d'obligations jusqu'à la fin de la Seconde guerre mondiale, rappelle Der Spiegel.

 

Pourtant, contrairement aux autres victimes des crimes de guerre nazis, les Grecs n'ont obtenu que peu de l'Allemagne comme nous l'expliquions en détail sur Slate en 2012. Sans que l'on sache vraiment pourquoi, une partie des 30.000 tonnes de biens manufacturés que l'Allemagne avait convenu de livrer à la Grèce en guise de réparation au début des années 1950 n'est jamais arrivé à destination, restant à quai dans le port de Hambourg.

 

C'est donc une conviction répandue depuis des décennies dans la société grecque que les Allemands ont une «dette» à l'égard de la Grèce. Une dette dont le montant, selon les différents modes de calcul utilisés, pourrait atteindre 162 milliards à 230 milliards d'euros, et ce sans les intérêts. Une dette qui, si elle était honorée, pourrait donc résoudre quasiment à elle seule l'abyssale question de la dette grecque.