Recherche


Qui est en ligne

Nous avons 672 invités et aucun membre en ligne

Actualités

Copyright Joomla

Copyright © 2017 PCF Bassin Arcachon - Tous droits réservés
Joomla! est un Logiciel Libre diffusé sous licence GNU General Public
31 janvier 2015

Ce que Syriza pense de la Russie... Faut-il encore que le gouvernement de Tsipras l'applique !

Ce que Syriza

pense de la Russie

 

Syriza, la coalition de la gauche radicale qui a remporté les élections législatives en Grèce le 25 janvier 2015, a déjà affiché sa rupture avec la politique de l’UE vis-à-vis de la Russie. Le Courrier de Russie a recueilli les déclarations les plus marquantes de ses représentants à ce sujet.

 

Alexis Tsipras, Premier ministre grec

Alexis Tsipras. Crédits: links.org.au

« Les sanctions contre la Russie nuisent à l’Europe elle-même. En adoptant une telle stratégie, l’UE scie la branche sur laquelle elle est assise. Nous voulons qu’il n’y ait aucune opération militaire et qu’un dialogue soit entamé pour trouver une solution diplomatique.

 

La Russie est un grand pays avec une expérience, une histoire et un potentiel colossaux. Y compris l’expérience de sortir des crises. Sans une Russie occupant en son sein la place qui lui revient, l’Europe n’a pas de sens. […] Je pense que l’intégration de la Russie en Europe doit se faire de façon plus adéquate. Et de grandes initiatives en ce sens doivent venir de l’Europe elle-même. »

 

À l’occasion d’une visite officielle à Moscou en mai 2014, sur invitation du gouvernement russe

 

« Nous soulignons que vous n’avez pas le consentement de notre pays [sur les sanctions contre Moscou, ndlr]. Vous n’avez pas consulté la Grèce avant d’annoncer que l’UE se préparait à intensifier la pression sur Moscou. L’Union européenne ignore le principe de consensus prévu en cas de prise de décision importante. »

 

Au cours d’une conversation téléphonique avec Federica Mogherini, haute représentante de l’UE pour les affaires étrangères et la politique de sécurité, à propos du communiqué de l’Union européenne, publié le 28 janvier, qui condamne les agissements russes dans l’Est ukrainien et menace de prolonger, voire de renforcer, les sanctions contre Moscou

 

Nikos Kotzias, ministre grec des affaires étrangères

Nikos Kotzias. Crédits: nikoskotzias.com

« La Grèce veut éviter de creuser un fossé entre la Russie et l’UE, bien que les deux parties soient engagées dans un conflit aigu, depuis les dix derniers mois, concernant l’assaut de Moscou sur l’Ukraine. »

 

À l’occasion d’une réunion des ministres des affaires étrangères de l’UE, jeudi 29 janvier à Bruxelles, Nikos Kotzias a refusé de signer le passage-clé sur le renforcement des sanctions

Kostas Sirixos, directeur du département des affaires étrangères au sein de Syriza

Kostas Sirixos. Crédits: rg.ru

« Notre première tâche est de rétablir la souveraineté de la Grèce. […] En matière de politique étrangère, notre pays, sur lequel pèse une dette de 340 milliards d’euros, a tendance à exécuter docilement la volonté de ses créanciers. Notre deuxième priorité est de coopérer avec nos alliés politiques en Europe afin de contrer l’influence économique et géopolitique que Berlin essaye d’exercer, en particulier sur les pays du sud et de l’est de l’Europe et des Balkans.

À moyen et long termes, nous devons élaborer et utiliser de nouveaux vecteurs de politique étrangère en dehors de l’Union européenne. Le gouvernement Syriza a notamment l’intention de coopérer avec les pays BRICS, et en particulier la Russie, dans tous les domaines présentant des intérêts mutuels.
(…)

Nous devons nous rappeler que les relations entre nos pays [la Grèce et la Russie, ndlr] sont bien plus importantes que l’ordre du jour international. Nous partageons la même religion, des racines culturelles et des liens historiques. Notre parti vise depuis longtemps à améliorer les relations avec les forces politiques et le gouvernement russes. Nous avons d’excellents contacts avec l’ambassade de la Fédération de Russie en Grèce et personnellement avec M. Maslov, le nouvel ambassadeur russe à Athènes. Il est très probable qu’au cours des trois ou quatre prochains mois, c’est à Moscou que notre leader Alexis Tsipras effectuera l’un de ses premiers voyages à l’étranger.

(…)

Nous n’avons pas voté pour les sanctions européennes contre la Russie, nous nous y sommes vivement opposés. Nous avions prévenu – et la suite des événements nous a donné raison – que la Russie adopterait des mesures de réponse. Certaines de ces « contre-sanctions » russes font peser une lourde charge sur l’économie grecque, en particulier sur notre agriculture. Nos agriculteurs ont perdu près de 430 millions d’euros avec l’interruption des exportations grecques en Russie. Je pense qu’avec Syriza à sa tête, la Grèce, en tant qu’État-membre de l’UE, pourrait ouvrir la voie vers un dialogue avec la Russie. »

 

À l’occasion d’une interview le 21 janvier pour le journal russe Rossiskaya Gazeta sur les orientations de Syriza en matière de politique étrangère

Manolis Glezos, député du parti Syriza au Parlement européen

Résistant dès 1941 contre le nazisme, Manolis Glezos, est une légende en Grèce Crédits: left.gr

« Ancien « camarade » et désormais « monsieur » Poutine… Alors que l’Ukraine est devenue un jouet aux mains de bandes de fascistes, nous défendons de nouveau le droit des peuples à disposer d’eux-mêmes. En Grèce, nous étions contre la dislocation de la Yougoslavie et les bombardements en Serbie, contre l’invasion de l’Irak et les menaces contre la Syrie. Pour cela, nos nations, la Grèce et Chypre, ont payé le prix fort. Nous connaissons la position de notre gouvernement actuel à l’égard de la Russie. Mais j’en appelle à votre humanité pour vous demander de lever les sanctions qui touchent nos agriculteurs. »

 

Dans une lettre à Vladimir Poutine datée du 8 août 2014, qui demandait au président russe de ne pas appliquer l’embargo russe aux produits grecs

Yorgos Tsipras, coordinateur du département de politique étrangère de Syriza et cousin germain d’Alexis Tsipras

 

« Nous sommes à l’épicentre de deux zones conflictuelles : l’Ukraine au nord, et la Syrie au sud-est. Nous voulons développer nos relations avec la Russie et les inscrire dans une politique multidimensionnelle. Nous ne voulons plus de la politique d’alignement euro-atlantique. Les sanctions contre la Russie ont fait perdre beaucoup d’argent à la Grèce, qui n’y a rien gagné. »

 

Dans une interview pour l’AGEFI (quotidien de l’Agence économique et financière, basée à Genève) sur les intentions du nouveau parti au pouvoir en Grèce