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Lu sur le blog de Jacques Sapir : Le choix de Tsypras

26 Janvier 2015
 

Ce matin je soulignais à quel point le choix grec va nous confronter à des positionnements qui ont leur logique et face auxquels les communistes, les progressistes vont devoir prendre leurs responsabilités.

(Danielle Bleitrach)

 

Tout ceci se résume en réalité au choix d’Alexis Tsypras. Il peut décider d’aller à l’affrontement avec les institutions européennes, fort de sa légitimité, comme il peut décider de commencer dès à présent à transiger. Cette seconde hypothèse le condamne à mort politiquement. C’est pourquoi, en dépit des espoirs de nombre d’européistes, elle n’apparaît pas très réaliste. On a dit, dans ce blog, qu’une trahison de plus serait une trahison de trop. Alexis Tsypras le sait parfaitement. Il a choisi le lundi 26 de s’allier avec les « Grecs Indépendants », et non avec « To Potami », petit parti centriste né de la décomposition du PASOK. Les « Grecs Indépendants » sont un parti souverainiste de droite, correspondant peu ou prou aux positions exprimées en France par Nicolas Dupont-Aignan. Il a donc une majorité au Parlement grec et surtout il affiche un choix très clair d’une politique de fermeté dans ses relations futures avec les institutions européennes.

 

C’est un choix important. En acceptant de transiger sur des réformes sociétales pour mettre au premier plan la question de l’affrontement avec les institutions européennes, Alexis Tsypras montre quelles sont ses priorités, prouve son absence de sectarisme, et envoie un message clair aux peuples européens. La question fondamentale est donc bien celle de la souveraineté et cela conditionne les alliances qui peuvent être passées.

 

Etranges paradoxes qui veut que l’on soit plus rassuré sur les promesses de Tsypras par une alliance avec un homme de droite, dont les positions sur les mœurs et même sur le contenu capitaliste du nationalisme sont aux antipodes de ce que peuvent attendre des gens de gauche, alliance avec un eurosceptique….

 

Nous sommes arrivés au bout d’une dérive commune à l’Europe et aux Etats-Unis qui a fait que droite et gauche ont mené la même politique pendant des décennies, ne faisant la différence que sur les mœurs… 

 

Face aux malheurs du peuple grec, à la nécessité de tenir les promesses, il a su malgré ses atermoiements qu’il devait affronter l’Europe et aller jusqu’au bout. J’ignore la suite. Peut-être était-ce sa manière de s’affirmer communiste… comme dans ce premier acte de son mandat:

 

Le premier acte de Tsypras comme premier ministre a été de visiter le monument qui célèbre les 200 communistes grecs fusillés par les nazis le 1 er mai 1944 à Kaisariani.

 

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