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Livres et publications

Vendredi 5 juillet 2013

Recherches Internationales : le n° 95 avril - juin 2013 est paru


Site web : http://www.recherches-internationales.fr/index.html

 

Recherches Internationales


N° 95  avril - juin 2013


Michel Rogalski

Voir d'ailleurs et comparer : l'art de l'embrouille ! [Editorial]


Mathieu Grand et Thomas Posado

Le chavisme peut-il survivre à Hugo Chavez ?


Pierre Guerlain

Machiavel à Washington : Obama et la politique étrangère des Etats-Unis


Patrice Jorland

Le Japon dans la zone des ténèbres


LES RAPPORTS NORD-SUD PREUVE DE LA MONDIALISATION

Lire la suite : Recherches Internationales : le n° 95 avril - juin 2013 est paru

Les communistes et l’Etat (4)

 

Dimanche 16 juin 2013 
par  Pascal Brula

Les communistes et l’Etat (1)

Les communistes et l’Etat (2)

Les communistes et l’Etat (3)


Lepcf 303

Impossible de parler de l’analyse du rôle de l’État par les communistes, sans mettre en avant les apports de Louis Althusser sur le sujet. Les développements de ce philosophe marxiste et communiste ont d’abord été très discutés, puis par la suite très controversés au sein du PCF dont il divergera politiquement petit à petit à partir de la démarche du programme commun au début des années soixante-dix. Néanmoins, à l’époque, sa théorie des Appareils idéologiques d’État fera un tabac parmi les communistes français et au niveau international. Son texte sera publié dans le n°151 de mai-juin 1970 de La Pensée : « Idéologie et Appareils idéologiques d’État (Notes pour une recherche) ». Et ses réflexions provoqueront notamment chez les révolutionnaires, de nombreux développements concernant le rôle de l’enseignement et de l’école dans la mise en œuvre de l’idéologie des classes dominantes. Pourtant, bien au-delà des seules institutions scolaires, ce texte approfondit de manière originale les théories de Marx et de Lénine sur l’État. Il tente d’aller au-delà de ce qu’il appelle une « représentation descriptive de l’État », pour formuler une vision plus cohérente et analytique, faisant rejoindre les aspects politiques (appareil répressif) et les aspects idéologiques (appareil idéologique) de l’État. L’article publié dans La Pensée en 1970 n’est pas reproduit dans son intégralité, mais l’essentiel y est ; toutefois, ce qui est publié ici se termine par des questions auxquelles Louis Althusser répond dans son texte intégral que l’on peut trouver parmi d’autres textes de l’auteur aux éditions Le Temps des Cerises sous le titre « Penser, Louis Althusser (les dossiers de Pensée) », 2006.


Pascal Brula

Lire la suite : Les communistes et l’Etat (4)

Le vendredi 24 mai 2013

Les communistes et l’Etat (3)

 

Les communistes et l’Etat (1)

Les communistes et l’Etat (2)

Les communistes et l’Etat (3)


Par  Pascal Brula



Lepcf 286

Dans la série de positions relatives au rôle de l’Etat, est publié ci-dessous un dernier extrait du livre « Les communistes et l’Etat » [1] pour mettre en avant Antonio Gramsci et son concept d’hégémonie.


Mort en 1937, Gramsci était philosophe, cofondateur du PCI, et fut condamné en 1925 par le pouvoir fasciste à vingt ans de prison du fond de laquelle il écrivit ses fameux Cahiers de prison. Il faut faire attention, car ses écrits ont été et sont utilisés encore aujourd’hui pour mettre son auteur en contradiction avec la révolution d’octobre et Lénine. Car si Gramsci analyse la prise de pouvoir des bolcheviks comme un fait conjoncturel par une guerre de mouvement, ce n’est pas pour la dénigrer, mais pour bien faire ressortir qu’il s’agit d’un moment exceptionnel du à la conjonction d’une « société civile primitive », d’une organisation forte des communistes et d’une crise économique et sociale sans précédent (dans le cadre d’une boucherie, la 1ère guerre mondiale) au sein du maillon faible du continent européen, la Russie. De ce fait et compte tenu des conditions de l’Italie des années trente, il va développer son concept d’hégémonie en pensant certainement que les conditions réunies en Russie ont été le fruit d’un hasard qui a peu de chances de se reproduire, concept d’hégémonie qui s’appuie quelque part sur ce que Marx soutient avec juste raison, à savoir qu’une idée devient force matérielle lorsqu’elle s’empare des masses. Et contrairement à ce que certains voudraient lui faire dire, il conjugue bien la nécessité pour le mouvement révolutionnaire d’être hégémonique face à la bourgeoisie capitaliste avec celle d’exercer par le biais de l’État un pouvoir coercitif dans le cadre du socialisme.


Pascal Brula

Lire la suite : Les communistes et l’Etat (3)

Samedi 4 mai 2013

Domenico Losurdo : La démocratie ? Uniquement pour « le peuple des seigneurs »


Domenico Losurdo : La démocratie ? Uniquement pour « le peuple des seigneurs »


El Diablo 243

Domenico Losurdo est un philosophe communiste italien.


Solidaire l’a rencontré juste avant une conférence sur le sujet de son dernier livre, Contre-histoire du libéralisme.


Interview


Avez-vous voulu faire un « Livre noir du libéralisme » ?


Domenico Losurdo. Non. Des gens font la comparaison avec Le Livre noir du communisme (livre de propagande anti-communiste écrit en 1997 qui a reçu un écho retentissant avant d’être discrédité par les historiens et la moitié de ses contributeurs, NdlR). Mais cette Contre-histoire du libéralisme, à la fin, contient un paragraphe final qui parle d’héritage permanent du libéralisme.


Si le Livre noir publiait une nouvelle édition avec un paragraphe final sur l’héritage permanent du communisme, là, la comparaison tiendrait.


Pourquoi avoir écrit ce livre ?


Domenico Losurdo. L’idéologie dominante a plusieurs aspects. D’un côté, elle décrit une hagiographie de la tradition libérale. Et, de l’autre, toute la tradition révolutionnaire, pas seulement le communisme mais même les courants les plus radicaux de la Révolution française, même la grande révolution des esclaves noirs à Saint-Domingue (aujourd’hui Haïti), est soit ignorée, soit diffamée.


J’ai décrit dans plusieurs livres la contribution fondamentale du mouvement révolutionnaire, du mouvement communiste à l’avènement de la démocratie en Occident. De l’autre côté, je devais expliquer pourquoi ce n’est pas le libéralisme en tant que tel qui a produit la démocratie en Occident. A la fin du livre, par exemple, je cite des auteurs américains qui expliquent très clairement que, même après la Seconde Guerre mondiale, même après l’écrasement du IIIe Reich, les États-Unis étaient un État raciste.

Lire la suite : Domenico Losurdo : La démocratie ? Uniquement pour « le peuple des seigneurs »

Lundi 1 avril 2013

La revanche de Karl Marx


Resistance 59

La vengeance est un plat qui se mange froid. Il ne nous vient pas à l’esprit de meilleure formule pour traiter ces derniers temps du retour en force de Karl Marx sur la scène médiatique. Time magazine, un des principaux magazines d’information étasuniens, a décidé cette semaine de consacrer un article de fond au philosophe de Trèves et de réhabiliter, rien moins que ça, ses théories économiques et sociales. Marx a portant toujours fait peur aux États-Unis, au point de devoir être vendu sous le manteau durant la Guerre froide, quand on craignait outre-Atlantique que le communisme ne règne un jour en maître sur le monde. La chute de l’URSS a sonné, pour beaucoup, la fin d’un idéal de justice et de paix. Les vingt années qui ont suivi ont été vécues comme un cauchemar pour tous ceux qui se qualifiaient jusque-là de marxistes. Mais aujourd’hui, alors que le capitalisme sombre dans une crise endémique, voici qu’on s’aperçoit que Marx avait peut-être tout prévu en apportant même les solutions aux problèmes actuels. La vente de ses œuvres a fait un bond, signe que le théoricien révolutionnaire du socialisme n’est pas mort ; il est même plus vivant que jamais. Autre signe qui ne trompe pas, certains anticapitalistes se réclamant peu ou prou de Marx arrivent aujourd’hui à s’épancher dans les media généralistes étasuniens, ouverts jusqu’ici aux thuriféraires de l’idéologie de marché dont on sait aujourd’hui où ils nous ont menés.


Time magazine a publié un long article de Michael Schuman, correspondant du magazine à Pékin, capitale d’un pays qui n’a pas renoncé au communisme. « Marx a théorisé le fait que le système capitaliste appauvrissait les masses et concentrait les richesses entre les mains de quelques-uns, provoquant des conflits sociaux et des crises économiques. Il avait raison. C’est si facile de trouver des statistiques qui montrent que les riches s’enrichissent et les pauvres s’appauvrissent », a admis Schuman, concédant au philosophe allemand d’avoir prophétisé la dégénérescence du capitalisme.

Lire la suite : La revanche de Karl Marx

Le 31 mars 2013

Suraccumulation et crise systémique du capitalisme

 

Michel Peyret


« Pour en rester à l’histoire récente du capitalisme, écrit Tom Thomas, on observera que les nombreuses crises qui se sont succédées au cours de ces trente dernières années ont pu être circonscrites et surmontées assez facilement. Elles n’ont pas, comme celle d’aujourd’hui, dégénéré en crise systémique généralisée parce que le capitalisme a pu mettre en œuvre plusieurs contre-tendances à la baisse du taux de profit. Ces contre-tendances ont des noms. Elles s’appellent défaites des prolétaires, mondialisation et extension du crédit. »


La suraccumulation généralisée du capital


CHAPITRE 1 du livre de Tom Thomas « La crise. Laquelle? Et après? »


Ce chapitre résume brièvement une des découvertes fondamentales de K. Marx, à savoir la cause profonde des crises systémiques récurrentes du capitalisme, cause profonde qui ne doit pas être confondue avec les causes immédiates qui jouent le rôle de déclencheur de la crise.


Il s’agit de la loi qui établit que le développement du capital, son procès d’accumulation, conduit toujours à une suraccumulation de capital. C’est-à-dire à un « excès » de capital sous toutes les formes qu’il revêt au cours du procès de valorisation: argent, moyens de production, force de travail, marchandises, et à nouveau argent. « Excès » s’entend bien sûr relativement à la possibilité pour le capital, considéré ici dans sa généralité comme capital unique, de réaliser une plus-value3 suffisante (sous forme de profit) par la vente des marchandises produites.

Lire la suite : Suraccumulation et crise systémique du capitalisme

Les communistes et l’Etat (2)


Vendredi 29 mars 2013 
par  Pascal Brula

 

Les communistes et l’Etat (1)

Les communistes et l’Etat (2)

Les communistes et l’Etat (3)



Lepcf 242

Dans l’extrait ci-dessous, les auteurs du livre « Les communistes et l’Etat » [1] nous exposent comment la conception du rôle de l’Etat dans la société capitaliste s’est forgée au fil de la propre histoire des auteurs et acteurs révolutionnaires que sont Marx, Engels et Lénine, dans leur rapport avec la réalité sociale, politique, économique de leur époque.

 

Pour ces derniers, l’Etat est non pas un compromis neutre de gestion de la société, qui aurait été créé par les hommes de manière bienveillante, mais bien un instrument de dictature de la classe dominante, la bourgeoisie capitaliste, lui permettant d’empêcher que la contradiction antagonique Capital/Travail générée par la propriété des moyens de production et l’exploitation de l’homme par l’homme, se règle en sa défaveur.

 

Posé comme cela, la transformation socialiste de la société passe obligatoirement par la résolution de ce problème de fond. C’est une question que se sont posés de tous temps les communistes, y compris bien sûr les communistes français… sauf de nos jours. Dans l’article précédent, j’ai daté les dernières réflexions au PCF sur le sujet vers la fin des années soixante-dix avec le XXIIème congrès et le « Programme commun ». Depuis, c’est le néant. Le congrès des « étoiles » nous a même entraînés dans une nuit permanente : la direction du PCF n’évoque plus ce problème depuis longtemps, elle l’ignore ! Et je ne parle même pas du Front de gauche et de son programme « L’Humain d’abord » dont la revendication d’une VIème république n’est qu’un slogan d’une vacuité insondable, en tous cas sans rapport avec le rôle réel joué par l’Etat.

 

Face à ce déni de réalité, il est urgent de réarmer les militants communistes et de rappeler que l’Etat n’est pas une structure technique qui devrait être gérée par des techniciens, mais qu’il s’agit d’un instrument de coercition dont la logique doit être renversée. Il faut donc s’y préparer : c’est un devoir politique.

 

Comme je l’ai signalé, il n’est pas question de publier les 250 pages du livre ; j’ai notamment éludé la partie consacrée à la question centrale à laquelle amène toute réflexion communiste sur le rôle de l’Etat : pour répondre à la dictature de la bourgeoisie, doit-on préconiser à l’inverse la dictature du prolétariat ou non ? Et qu’est-ce que le concept de dictature du prolétariat ? Ce sujet pourrait faire l’objet d’un développement ultérieur, d’autant plus que le débat est loin d’être clos et qu’il demande encore de nombreux échanges. En tous cas, l’analyse du rôle de l’Etat est bien au cœur de la réflexion qui a amené notamment la direction du PCF à rejeter Marx (en tous cas une partie de ses travaux) et Lénine. Et refuser de prendre ce problème à bras-le-corps, correspond à un refus de remettre en cause le capitalisme. En cela, il serait urgent d’analyser comment s’insère cette superstructure qu’est l’Union européenne au profit de la dictature de la bourgeoisie capitaliste, dans les mécanismes étatiques.

 

Considérer l’Etat pour ce qu’il est, revient également à s’interroger sur l’utilisation à outrance du mot libéralisme en lieu et place du mot capitalisme. Cela n’est pas innocent, l’idéologie dominante est celle de la classe dominante ; que le libéralisme corresponde à une philosophie ne signifie pas qu’il puisse être confondu avec un système, le système capitaliste… Un des trois coauteurs (ironie, est-ce Lucien Sève ?) du bouquin, dans une partie non publiée ici, nous dit que la « non-intervention dans la sphère de la production et des échanges économiques, tarte à la crème de l’idéologie libérale, est pure fiction »… On ne peut qu’être d’accord. Il faut également rapprocher cette fausse notion de « libéralisme » de la réalité de l’appareil répressif d’Etat, de plus en plus violent et sophistiqué ; c’est une contradiction totale. Il est alors légitime de s’interroger sur l’absurdité dans laquelle l’idéologie dominante a acculé le débat : la gauche et à fortiori les communistes seraient forcément pour plus d’Etat et donc moins de liberté, alors que la droite portant le libéralisme, serait forcément moins interventionniste et donc pour plus de liberté. Il est grand temps de réhabiliter le véritable rôle de l’Etat, et de remettre d’aplomb notre système de pensée : nous ne sommes pas antilibéraux, nous sommes communistes !

 

Pascal Brula

Lire la suite : Les communistes et l’Etat (2)

« Retour à Marx. Pour une société post-capitaliste »

Extraits du dernier livre d’Yvon Quiniou


Introduction : le communisme au regard des transformations historiques


Il peut paraître curieux d’écrire aujourd’hui un livre qui a pour ambition déclarée de prendre position en faveur du communisme. Même si certains penseurs à la mode, comme Alain Badiou ou Slavoj Žižek, ont tenté de lui rendre toutes ses lettres de noblesse dans l’opinion publique, leur réflexion, malgré leur talent, ne se situe ni au niveau d’intelligence socio-historique, ni à celui d’intelligence économique qui était ceux de Marx, et on ne peut pas dire qu’elle emporte réellement l’adhésion, qu’elle ouvre une perspective convaincante à « l’Idée » communiste, surtout quand on voit à quel point leurs travaux (ou d’autres) sont déconnectés des luttes et des rapports de forces politiques réels. Cela peut d’ailleurs expliquer leur succès médiatique auprès de ceux qui ne jurent que par le libéralisme économique : sans impact, sans danger, donc succès garanti [1] ! Du coup, ce qui demeure, malgré un réveil incontestable de l’intelligence critique et un refus, confus mais réel, d’un capitalisme confronté à une crise mondiale qui suscite un peu partout des résistances à son encontre, c’est un scepticisme généralisé à l’égard de ce qui pourrait le remplacer. Cela est net, sinon aveuglant, non seulement dans la conscience collective ordinaire mais aussi chez les acteurs professionnels de la politique ou ses spécialistes dans les médias, y compris à gauche. Et je ne suis même pas sûr que, chez ceux qui se réclament encore explicitement du communisme – j’entends ici les divers partis d’Europe occidentale qui continuent de se référer à cette identité et dont l’influence commence heureusement à remonter –, la référence maintenue à ce concept corresponde toujours à une conviction profonde, à l’abri du doute. D’où le constat amer, sinon désespérant, que l’alternative au capitalisme que Marx a formulée et qui a pour nom « communisme », paraît massivement non crédible, sans consistance réelle : ni politique avec le règne de la démocratie complète qu’il entendait promouvoir, ni socio-économique avec la suppression des classes et celle de l’exploitation du travail qui leur est liée, ni anthropologique, avec sa visée d’un homme émancipé, mû par autre chose que la recherche concurrentielle de la richesse matérielle, ni enfin, sans consistance du point de vue de ses effets revendiqués dans l’ordre de la liberté personnelle et du bonheur, effets qu’une politique digne de ce nom devrait ambitionner d’apporter aux hommes, à tous les hommes [2].

Lire la suite : « Retour à Marx. Pour une société post-capitaliste »

Démocratie, Emancipation, Leur redonner du sens !


Dimanche 24 mars 2013 
par  Michel Peyret

« S’émanciper individuellement car personne (homme/femme providentiel/le, argent, dieu ou autre) ne nous émancipera à notre place. Et collectivement, car aucun être humain ne peut s’épanouir seul dans son « coin » tout en travaillant nos inévitables et nécessaires contradictions. »


C’est ce à quoi nous invite Claude Ramin !


Après, interrogeons-nous, il y a certainement beaucoup de questionnements pour inciter à la réflexion sinon à l’action...


Pour introduire un véritable débat sur la « Démocratie »


Existe-t-il des alternatives démocratiques à la délégation de pouvoir ?


La première interrogation qui me vient, n’est-ce pas un mot valise ? Ce serait opposer alternative à alternance ? N’est-ce pas la succession de deux positions dont une seule est vraie ? Et revendiquer une autre alternative ne revient qu’à remplacer la précédente, sans compter que rester dans le contre n’est jamais que l’autre face de la même pièce. On ne change pas de logiciel et à force de pédaler le nez dans le guidon on ne se pose même plus la question du pourquoi on pédale.

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Ce n’est pas sa tasse d’athée

Dimanche 24 mars 2013 

Rouge Midi 263

Deux articles pour un livre qui devrait faire débat...


La religion est l’opium du peuple : relisez Marx !


C’est en ces termes qu’au début de l’année 2010, le NPA (Nouveau Parti Anticapitaliste) fut renvoyé à ses chères études par un chœur unanime composé, entre autres, d’Aurélie Filippetti, Nadine Morano, Laurent Fabius et Michel Onfray. Le motif ? La candidature, jugée saugrenue, d’une jeune militante du Vaucluse qui avait le mauvais goût d’être musulmane et de porter un foulard.


C’est ce sarcastique conseil de lecture que Pierre Tevanian a choisi de prendre au sérieux dans son dernier livre La haine de la religion – et l’expérience se révèle fort instructive. On découvre en chemin qu’il est fort difficile d’enrôler post-mortem l’auteur du Capital dans la cabale éradicatrice des chasseurs de voile, d’Islam ou de religion – et pas davantage Engels, Lénine, Trotsky ou Rosa Luxembourg. On découvre même qu’un des grands apports théoriques et pratiques du mouvement socialiste d’inspiration marxiste au combat progressiste est d’avoir pointé les limites du combat antireligieux issu de la tradition des Lumières et de l’avoir relégué à l’arrière-plan, en le dénonçant comme un écueil, un idéalisme ou une ruse de la bourgeoisie. On découvre que Marx et les marxistes ont même théorisé et pratiqué l’alliance entre « celui qui croit au Ciel et celui qui n’y croit pas ». On réalise enfin la malicieuse actualité de leurs analyses : c’est aujourd’hui l’athéisme et le combat antireligieux, l’irréligion en somme, qui peut être considérée comme l’opium du peuple de gauche.

Lire la suite : Ce n’est pas sa tasse d’athée

Le retour de la lutte de classe


Interview avec Domenico Losurdo
Paolo Ercolani (Critica liberale)


Mercredi 20 mars 2013, par Comité Valmy


Valmy 432

D. Losurdo est un des chercheurs italiens en philosophie les plus traduits au monde. Tous ses livres ont déjà eu des éditions en anglais, étasunien, allemand, français, espagnol mais aussi portugais, chinois, japonais et grec. Nous oublions sans doute quelque langue. Le Financial Times et la Frankfurter Allgmeine Zeitung, entre autres, lui ont consacré de nombreuses pages.

Traitement qui jure avec celui qui lui est réservé dans son pays (et en France, NdT), où ses travaux font l’objet, souvent et volontiers, d’un silence étudié. Sans que, toutefois, ceci n’ait d’incidence sur les ventes, si l’on s’en juge aux éditions réitérées de ses ouvrages.


Son dernier ouvrage est publié ces jours-ci aux Editions Laterza, sous le titre : La lotta di classe. Una storia politica e filosofica (La lutte de classe. Une histoire politique et philosophique) (388 pages) 1 ; Critica liberale est allé l’interviewer à ce sujet dans sa maison-bibliothèque des collines d’Urbino.


Professeur Losurdo, expliquez-nous cette idée d’un livre sur la lutte de classe, concept qui a souvent été donné pour mort ?

Lire la suite : Le retour de la lutte de classe

La folie du capitalisme

Mercredi 20 mars 2013 
par  Michel Peyret

La critique simpliste du capital spéculatif et de l’endettement croissant qu’on retrouve partout est idéologiquement absurde et dangereuse, et renverse, en outre, le contexte économique réel.


Ce n’est pas parce que les manifestations de crises auxquelles nous sommes confrontés aujourd’hui prennent leurs origines dans la sphère financière que c’est là qu’il faut chercher les causes fondamentales et structurelles de ces crises.


La confusion entre déclencheur et cause ne date pas d’aujourd’hui. En 1857, lors du premier grand krach mondial, de telles explications erronées avaient déjà été avancées.


Un certain Karl Marx se moquait à l’époque...

Lire la suite : La folie du capitalisme, Sur l’immense décharge du capital fictif

Les communistes et l’Etat (1)

Dimanche 17 mars 2013 
par  Pascal Brula

 

Les communistes et l’Etat (1)

Les communistes et l’Etat (2)

Les communistes et l’Etat (3)



Lepcf 247

Dans les années soixante-dix, le PCF raisonnait encore largement à partir de son socle idéologique, économique et politique originel, à savoir le marxisme-léninisme. J’ai connu, jeune adhérent, ce temps où des camarades du Livre Club Diderot démarchaient les communistes pour leur vendre les œuvres complètes de Lénine [1]. Pourtant, c’est l’époque à laquelle on peut dater les revirements fondamentaux qui ont entraîné la direction de notre parti dans les abîmes du réformisme que l’on connaît aujourd’hui. C’est en effet à ce moment que le programme commun est signé (accord de sommet réhabilitant la social-démocratie), que le XXIIème congrès s’achève (abandon de la dictature du prolétariat) et que les directions s’installent dans l’illusion que la clef de la révolution se trouve dans les institutions bourgeoises (triomphe du « communisme » municipal en 1977 avec Saint-Etienne, Reims, Nîmes, Le Havre…). Malgré tout, au sein du PCF, s’exerce encore une grande effervescence de la pensée, toujours en rapport avec l’héritage des auteurs et acteurs révolutionnaires de l’histoire du mouvement communiste. Et puis, le PCF de l’époque était encore profondément enraciné dans la classe ouvrière.

 

Et c’est ainsi qu’en 1977, s’appuyant sur les toutes récentes décisions du XXIIème congrès et sur l’imminence de l’avènement au pouvoir de l’union de la gauche et de son programme commun, trois communistes, Jean Fabre, économiste, François Hincker, historien et Lucien Sève, philosophe, font paraître aux défuntes Editions sociales, un ouvrage de réflexion sur l’Etat, certainement commandité par la direction : Les communistes et l’Etat. Nos Assises du communisme étant programmées pour la fin juin 2013, et pour apporter de l’eau au moulin de ce futur brassage d’idées, c’est avec ce titre que je propose aux lecteurs de ce site, quelques articles amenant à la réflexion sur le rôle de l’Etat dans la société capitaliste, sur les illusions portées par le réformisme à son sujet et donc aussi sur son rôle dans la société socialiste pour laquelle nous luttons. Bien sûr, il y a l’inévitable ouvrage de Lénine, L’Etat et la révolution (1917). Et je renvoie à sa lecture. Il y a aussi toute la réflexion de Marx et d’Engels sur le sujet ; Lénine s’en est d’ailleurs nourri au point de commencer L’Etat et la révolution par cette citation d’Engels qui selon lui, « exprime en toute clarté l’idée fondamentale du marxisme sur le rôle historique et la signification de l’Etat » :

Lire la suite : Les communistes et l’Etat (1)

« Pourquoi est-ce que les gens ne se mobilisent pas ? »

 

Entretien avec le sociologue Franck Poupeau

11 mars 2013 par Fabien D


Franck Poupeau a publié récemment « Les mésaventures de la critique » aux éditions Raisons d’agir, dont il s’occupe depuis le milieu des années 2000. Ce livre porte un regard sans complaisance sur les écueils d’une militance anticapitaliste qu’il considère actuellement peu en prise, trop souvent, avec le monde social et peu à même, en conséquence, de le transformer.


Proche de Bourdieu dans les années 1990 alors qu’il était encore en thèse de sociologie, Franck Poupeau exprime par ailleurs un intérêt pour les luttes syndicales dans une perspective anticapitaliste et une critique des logiques de délégation politique qui ne pouvaient qu’intéresser Autre Futur. Cet entretien fait le point sur ses préoccupations, dont une caractéristique est de ne pas hésiter à trancher avec l’air du temps.

Lire la suite : « Pourquoi est-ce que les gens ne se mobilisent pas ? »

Le Dimanche 10 mars 2013 

Philosophie : Marx et le XXIe siècle


Marx 04

Peut-être à la faveur de la crise, la pensée de Karl Marx revient au présent, commentée, interrogée dans de nombreux ouvrages aux ambitions diverses, mais qui partagent certains traits.


Une tendance de fond : la volonté d’aider le lecteur à décrypter l’œuvre. C’est ce que réussit le géographe anglais David Harvey dans Pour lire « Le Capital », fruit d’années d’enseignement [1]. Parcourant le livre I, Harvey fournit un vrai modèle de lecture qui permet de comprendre comment Le Capital réinvente la méthode dialectique, de façon à saisir et à représenter des processus : « mouvements, changements, transformations. » Il élague certains passages, se concentre sur d’autres, et relie les thèses de Marx aux phénomènes économiques et sociaux contemporains avec clarté, car « l’anti révolution libérale, depuis une trentaine d’années, a beaucoup contribué à recréer les conditions que Marx avait, dans la Grande-Bretagne des années 1850-1860, su déconstruire avec brio ».


Bousculer les idées reçues qui s’interposent entre Marx et nous, implique d’affronter le discrédit qui le frappe depuis la fin du « bloc de l’Est », ce à quoi s’emploie efficacement Marx quand même, d’Henri Pena-Ruiz [2] ; mais cela exige également de se pencher sur certaines pensées antagonistes, censées le disqualifier sans appel.

Lire la suite : Philosophie : Marx et le XXIe siècle

Jeudi 28 février 2013

Théorie, pratique, Eric Hobsbawm à l'épreuve du moment


Canaille 990

Canaille le Rouge se revendique d'une grande complicité d'idée avec Eric Hobsbaw qu'il a découvert il y a une vingtaine d'années quand il fallait comprendre pourquoi les certitudes n'en étaient pas et voir si les repères étaient ou non solubles dans l'effondrement.


Il est de ceux (et au premier rang) qui font que Canaille le Rouge est resté rouge et que parce que Canaille dans son quartier, il est resté authentiquement communiste. Mais aussi critique engagé et assumant tout son engagement. Dont un soutien (avec le recul critiquable mais assumé) pour poursuivre de construire, avec l'ex URSS comme boussole cette alternative voulue.


Eric Hobsbawm aura été de ceux qui ont aidé les militants (dont La Canaille)  à (re)construire un équilibre et maintenant aide à vouloir donner des point d'appuis à ceux qui veulent persister de réussir à mettre le Capital au pavillon des antiques.

Lire la suite : Théorie, pratique, Eric Hobsbawm à l'épreuve du moment