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Energie

Préparation des esprits

 

Cas du pétrole :

 

Première affirmation : les sources de pétrole s’épuisent (propagande déversée particulièrement dans l’UE).

 

Faux. On découvre chaque année des gisements un peu partout dans le monde, en particulier le long des côtes ou dans le Sahel. Et il ne s’agit pas de pétrole dit de schiste. La lutte pour le contrôle des gisements est toujours aussi intense. Son utilité première est l’industrialisation, d’où le caractère hautement stratégique. Le risque pour les USA est que l’UE devienne une forte consommatrice : il faut donc une industrialisation modérée, et en même temps éviter une dépendance trop forte vis-à-vis de la Russie. La propagande sur les « chocs pétroliers » est encouragée, tout comme l’existence de partis écologiques qui n’existent dans le monde qu’en Europe de l’Ouest … Il est d’ailleurs symptomatique que ces partis véhiculent une idéologie anti-industrielle, anti-souveraine, souvent anti-étatique … et même anti-nucléaire civil qui est à l’heure actuelle le substitut le plus efficace des sources d’énergie fossiles.

 

Deuxième affirmation : les USA sont désormais autonomes grâce à la production de « pétrole de schiste ».

 

Faux. Les USA importe en réalité la moitié de leur consommation. Wall Street a lancé avec force publicité l’exploitation « non conventionnelle » de pétrole, en réalité afin d’attirer des capitaux de l’étranger – comme ce fut le cas avec les subprimes – tant utiles pour combler en permanence le déficit commercial et maintenir l’hégémonie du dollar. D’ailleurs, Rockefeller n’y a pas mis un Kopeck.

 

Cas de la numérisation :

 

Affirmation : la numérisation supprimera la moitié des emplois.

 

Cette affirmation provient en réalité d’un auteur américain sorti de l’anonymat comme par hasard, affirmation jamais démontrée. Les patronats dans l’UE se servent actuellement de cette affirmation dans les négociations avec les syndicats pour faire pression sur les salaires et les indemnisations chômages.

 

C’est faux : les études d’origine européenne, en particulier allemande, démontrent que cela devrait toucher au plus 12 % des emplois « traditionnels » dans les services avec à termes montée de nouveaux emplois. En France, les couches moyennes influencées par la CFDT et le P « S »  tombent aisément dans le piège.

 

Par ailleurs, n’oublions pas que cette « numérisation » des sociétés dites modernes est quasi totalement contrôlée par les firmes US. Ce qui ne dérange guère le couple CFDT/P « S ».

 

En réalité, avons-nous besoin de cette « numérisation » à outrance ?

 

Jean-Pierre Escaffre

Inquiétudes sur l'avenir d'Areva

 

25 Février 2015
Publié par Michel El Diablo
AREVA: un plan de restructuration en préparation.

La société Areva a annoncé lundi 23 février 2015 une perte de 4,9 milliards pour l’année 2014, soit les ¾ de ses capitaux propres et la moitié de son chiffre d’affaire. Elle annoncera le 4 mars « un plan de compétitivité ». Ce terme est synonyme de suppression d’emplois, restructurations, filialisations et privatisations.


Cette société publique, conglomérat dans le secteur minier et nucléaire, propriété de l’Etat à 87%, a subi plusieurs revers : retard dans la construction de l’EPR finlandais, guerre des prix sur les minerais avec des géants miniers plus puissants (ventes en baisse de 24%). Pertes ou menaces sur des zones protégées comme au Niger, ralentissement du nucléaire au Japon. Sa dette de 7 milliards d’euros est très mal classée par les agences de notation. Son action a chuté de 55% en un an.


Pour faire face, le groupe a constitué d’importantes provisions et revu ses comptes sans en donner le détail. La ministre de l’environnement Ségolène Royal annonce le 23 février, des synergies avec EDF, ce qui veut dire soit de faire entrer EDF dans le capital d’Areva (mais EDF ne veut pas d’un tel boulet) soit financer Areva en privatisant davantage EDF qui est propriété de l’Etat à 84%.


En même temps comme pour Alstom, le dépeçage en diverses filiales peut permettre de vendre des parties rentables comme le secteur minier très convoité par les géants américains. Le projet selon le Figaro comprend le regroupement en quatre entités, cette nouvelle organisation va être présentée aux représentants du personnel qui sont particulièrement inquiets.SOURCE:

Loi de transition énergétique = privatisation conforme aux diktats de l’UE : l’explication en vidéo

l’arnaque de la loi de transition énergétique expliquée en vidéo par un syndicaliste d’EDF

 

ci-après l’article détaillée que le PRCF a pu consacré à cette loi qui analyse les tenants et la aboutissements d’un texte qui ne vise qu’à faire sauter le monopole public de l’energie, hérité du conseil national de la résistance et batie par le ministre communiste Marcel Paul à la libération.

 

Loi de transition énergétique = privatisation des barrages hydroélectriques #scandale

 

privatisation barrage

L’Assemblée Nationale vient d’adopter en première lecture le projet de loi de transition énergétique. Examiné en procédure accélérée de façon totalement anti-démocratique, ce texte prévoit rien moins que la privatisation des barrages hydroélectriques, démantelant un peu plus le secteur public de l’énergie, pour répondre aux exigences de libéralisation imposées par les traités européens.

Bien sûr nous n’avons pas attendu ce texte pour appeler à combattre la libéralisation du secteur de l’énergie, et dénoncer la privatisation des barrages hydroélectriques :

Diversion médiatique et communication pseudo-écolo

 

Durant les quelques jours d’examen de ce projet de loi, les médias du Capital auront amusé la galerie : dissertant un jour de sujets aussi essentiels que l’interdiction de sac plastiques jetables gratuits dans le commerce, le lendemain celui de l’interdiction de la vaisselle jetable. Reprenant en chœur les éléments de langage de la ministre de l’écologie et du développement durable et de l’énergie (MEDDE) Ségolène Royal, le débat aura été sur un sujet touchant de près le portefeuille et l’avenir des travailleurs ainsi que de la planète totalement éclipsé.

 

Rénovation thermique des bâtiments : les travailleurs vont passer à la caisse

 

Personne ne saura donc que le projet de loi prévoit dans son article 5 d’imposer l’isolation thermique des bâtiments résidentiels dès lors que des travaux seront prévus (par exemple lors de ravalement de façade, de réfection de toiture…). Bien évidemment, ces travaux sont extraordinairement couteux. Le projet de loi prévoit donc la possibilité de tiers financement par des sociétés régionales a priori privées (art 6), c’est à dire que des sociétés dont le statut et les sources de financements n’ont rien de clairs (les prêts seront fournis par des banques privées quoi qu’on en dise, euro oblige), qui avanceraient le coûts des travaux d’isolation et se rembourseraient ensuite via des loyers versés par les propriétaires. Et hop ni vu ni connu, un nouveau loyer pour tous le monde. Le lobby du BTP et celui des banques doivent déjà se réjouir de ce nouveau marché dont la pompe sera amorcée à grand coup d’exonération fiscale en ces temps de soit disant disette budgétaire.

Il convient de bien noter que les dispositions prévoyant quels travaux impliqueront de devoir mettre en conformité thermique les bâtiments existants sont renvoyées à un décret ultérieur (art 5) : voila qui n’a rien de clair ni de démocratique.

Par ailleurs, au vu de la réduction drastique de l’ingénierie publique (rappelons que les effectifs du ministère de l’Équipement, celui de S Royal ont diminué de près de la moitié depuis le début des années 2000 ) les particuliers vont se retrouver livrés à une jungle de spéculateurs trop heureux de profiter d’un nouveau marché contraint,alors que le projet de loi ne prévoit aucun réel dispositif de régulation par l’Etat. On ne sait que trop la manière dont les dispositions de mises en sécurité des ascenseurs, d’imposition de diagnostics techniques de toutes sortes, ou des panneaux solaires ont surtout générés des profits colossaux pour des intérêts privés, pour un bénéfice très minimes pour le particuliers et l’environnement. Au final, si rien ne garanti que cette usine à gaz permettent des économie d’énergie, elle garantie pour sûr des milliards de profits pour la classe capitaliste…

 

Transition énergétique? non libéralisation de l’énergie !

 

Dans la droite ligne, ou la ligne de droite, de ses prédécesseurs Sarko-Fillon-MEDEF, le gouvernement de droite Hollande/Valls applique la politique de libéralisation, de privatisation et de destruction systématique des conquis sociaux des travailleurs de notre pays dictée par l’UE du capital. Et la loi de transition énergétique est l’occasion pour ce gouvernement de mettre en œuvre la libéralisation du secteur de l’hydro-électricité imposée par les traités européens.

 

Les barrages hydroélectriques : une composante stratégie de l’indépendance énergétique nationale

 

transition énergétique privatisation des barragesIl est important de rappeler que les barrages hydroélectriques sont une composante essentielle du réseau de production d’électricité. En France, ils produisent 16% de l’électricité (c’est la quasi totalité de l’électricité d’origine renouvelable). Cependant, c’est le seul moyen de production mobilisable quasi instantanément et permettant de « stocker » de l’électricité. Hors le réseau ne peut fonctionner que s’il y a à chaque instant une correspondance parfaite entre énergie produite et énergie consommée. Ce sont les barrages hydroélectrique qui assurent la stabilité du réseau, c’est eux qui permettent d’absorber les variations brutales liés aux fluctuations de production des éoliennes (le solaire reste tout à fait marginal). Ce sont eux également qui assurent sa sûreté notamment en permettant le redémarrage en cas de black out. C’est donc cet outil que le gouvernement, pour répondre aux injonctions de la commission européenne, prévoit de vendre à la découpe, et de l’abandonner à des intérêts locaux. A l’opposé complet d’une démarche de transition énergétique.

Dans son article 29, la loi votée par le PS, les soit disants écolos d’EELV et le parti radical prévoit la privatisation de fait des barrages hydroélectriques.Cet article prévoit que les concessions hydroélectriques (en clairs les barrages) seront exploités par des sociétés d’économie mixtes c’est à dire des sociétés anonymes à capital public et privé. La part publique serait de 34% pour le public, 34% pour l’exploitant et 32% pour des investisseurs tiers. C’est une privatisation de fait puisque in-fine la puissance publique devient largement minoritaire. Dans le même temps, une remise en concurrence des concessions hydroélectriques est prévue ouvrant largement à la concurrence internationale ce trésor énergétique national que sont les barrages hydroélectriques. On peut donc imaginer – pour être concret – à très cours terme des sociétés exploitant par exemple les grands barrages pyrénéens détenues par l’euro région de l’euro métropole toulousaine, par une des majors du BTP (Bouygues etc…) ou un fond de pension américain et par un électricien privé polonais….

 

Sécurité publique et sécurité énergétique bradées sous le dogme de l’UE capitaliste de la concurrence libre et non faussée

 

privatisation barrageQui plus est, la part publique de 34% serait ouverte à l’Etat (qui nous dit on est sans le sous) et aux collectivités locales riveraines du cours d’eau. En clair à n’importe quelle collectivité dans la mesure où la loi métropole prévoit de confier la compétence gestion des milieux aquatique (GEMAPI) aux collectivités locales qui seront donc regroupées de manière ad-hoc. C’est un pas supplémentaire du morcellement de la République et de sa féodalisation. Car rien ne garanti que l’intérêt de la collectivité locale partie prenante de la SEM soit de produire de l’électricité. Sa priorité pourrait très bien être de se protéger contre les inondations (responsabilité abandonnée par l’Etat au profit des collectivités locales qui auront donc une casquette multiple, bonjour les conflits d’intérêts !), de pourvoir à de l’irrigation ou au tourisme etc…. Quant aux opérateurs privés, rien n’indique non plus qu’à la différence d’un monopole public leur intérêt de court terme soit de garantir une production hydro-électrique permettant de stabiliser le réseau et donc d’exploiter au mieux les capacités de production d’électricité du pays. Leur but sera d’obtenir le maximum de profits, et c’est tout. But qui pourrait également être celui de collectivités locales confrontées à l’austérité généralisée imposée par la Commission Européenne et l’Euro.

Nos concitoyens doivent également être conscient que si les barrages hydroélectriques représentent  un enjeux énergétique stratégique, ils constituent également un risque d’ampleur nationale pour la sécurité publique : les populations à l’aval (et c’est des millions de gens) peuvent d’ores et déjà s’inquiéter !

De faits, si le PS cette coalition de petits marquis de la droite complexée fait mine de croire que les barrages hydroélectriques appartiennent aux « territoires », cela ne saurait masquer que les risques qu’ils génèrent peuvent impacter en cas d’accident de larges pans du pays dépassant largement les capacités d’action de ces « territoires ». Il suffit d’imaginer la rupture d’un grand barrage des Alpes ou du Jura et les catastrophes en chaînes que l’inondation que cela provoquerait (un « tsunami » sur les usines chimiques et centrales nucléaires par exemple) généreraient pour comprendre que l’on ne peut absolument pas tolérer que ces ouvrages échappent à une maitrise totale de la Nation.
Au regards des risques, ces barrages doivent être exploités par une entreprise publique totalement contrôlée par l’Etat et leurs bénéfices doivent revenir à l’ensemble de la collectivité nationale.

Par ailleurs, alors que le scandale de la privatisation des autoroutes fait les gros titres des journaux ces derniers temps, qui pourrait ignorer les similitudes entre barrages hydro-électrique et autoroutes. Dans les deux cas, ils s’agit d’infrastructures dont la construction très couteuse a été supportée par les impôts des travailleurs, maintenant largement amortis et qui sont privatisées afin que les colossaux profits générés finissent dans les poches de l’oligarchie capitaliste.

Qui plus est si la privatisation n’est pas encore totale, instruit de l’expérience, chacun sait qu’une fois mis le doigt dans l’engrenage, les chose vont vite. Transformées en société anonyme, il sera très facile pour la droite décomplexée de vendre les actions des barrages hydroélectriques pour achever la privatisation. Comme cela s’est fait avec France Telecom, EDF, GDF, Air France, les sociétés d’autoroutes etc….

Cela suffit ! les travailleurs doivent refuser que l’on continuent de leur faire les poches!

 

Pour un pôle public de l’énergie, il faut sortir de l’UE

 

sous mission UE Euro sortir de l'euroEn application du programme du Conseil National de la Résistance ( CNR ), le secteur de l’énergie a été nationalisé au sortir de la guerre pour créer un monopole public de l’Énergie permettant de doter notre pays d’un réseau de production et de distribution d’électricité performant et peu couteux pour tous : en regroupant plusieurs centaines de producteurs (dont des dizaines de grands barrages) et des milliers d’entreprises de distribution le ministre communiste Marcel Paul crée Electricité de France. Des dizaines de grands barrages seront construits – payés par les travailleurs français – et exploités par EDF sous le régime de la concession (les ouvrages appartiennent à l’état mais sont opérés par un tiers). Pour ses besoins propres, la SNCF exploite également ses barrages. Une société publique détenue en majorité par l’Etat, la CNR est également créé dans les années 1950 pour équiper et aménager la vallée du Rhône.

A la fin des années 1990, début des années 2000 des directives européennes, décidées notamment lors du Sommet de Lisbonne, impose la libéralisation du marché de l’énergie c’est à dire la privatisation du service public de l’énergie et leur mise en concurence. En France, la production et la distribution d’énergie sont scindés en deux parties, EDF et GDF sont séparés puis GDF privatisé en GDF-Suez (qui exploite les barrages de la SNCF et ceux de la CNR) avant que ce ne soit le tour d’EDF (transformation en société anonyme puis vente de 20% du capital).

Mais celà n’est pas suffisant pour l’Europe. De fait, EDF -entreprise qui reste largement détenue par l’Etat – conserve un quasi-monopole de la production d’électricité. Et la Commission Européenne impose donc la mise en concurence des concessions hydroélectriques, en application des différents paquets énergies, comme elle vient d’imposer la privatisation de la SNCF avec le 3e paquet ferroviaire.

Pourtant, comme nous vous le montrions, de l’aveu même des économistes spécialistes du secteur de l’énergie, partout où la libéralisation de l’énergie a été mise en œuvre, cela s’est révélé catastrophique à la fois en terme de production d’énergie et de coûts : il suffit de regarder le calamiteux exemple de la Californie.

Rappelons que sans aller chercher jusqu’au Traité de Lisbonne (que le peuple français a pourtant rejeter par réferendum en 2005) ou au Traité de Maastricht, le Traité de Rome fondant l’Union Européenne consacre déjà le dogme de la concurrence libre et non faussée. Ce n’est pas pour rien que les communistes ont combattu pied à pied cette construction européenne qui n’est que la construction d’une Europe du Capital, toujours plus totalitaire, divisant les peuples, véritable arme d’exploitation massive des travailleurs.

Bien sûr, certains – cela même qui à gauche vendent une mensongère europe sociale en essayant de faire croire que l’on pourrait rendre un crocodile végétarien – ne manqueront pas de prétendre que l’UE a bon dos. Eh bien qu’ils aillent lire les débats à l’assemblée nationale. Ils ne sont on ne peut plus clairs. La construction européenne, l’UE, l’euro sont absolument incompatibles avec les conquêtes du CNR. Et c’est bien l’Union Européenne qui impose la privatisation des barrages. C’est bien parce que Hollande s’est fait tirer les oreilles par la Commission Européenne que malgré les rapports parlementaire très négatifs, la mise en concurrence des concessions hydroélectriques a été glissée dans la loi de transition énergétique.

M Chassaigne, député PCF et par ailleurs fervent soutien avec ses amis du Parti de la Gauche Européenne PGE/PcF de l’Europe et de l’Euro qui protègent , a – et c’est au crédit du groupe Front de Gauche – déposé et défendu des amendements visant à supprimer du projet de loi la privatisation des barrages hydroélectriques. Les minutes du débat parlementaire qu’il a eu avec les rapporteurs du projet de loi sont édifiantes. Jugez donc.

M Chassaigne interpelle le gouvernement en faisant mine de croire que cette privatisation relève uniquement d’un choix du gouvernement tout en relevant l’aberration de cette libéralisation et demandant son retrait:

L’attribution à d’autres opérateurs de l’exploitation d’ouvrages hydrauliques jusqu’alors concédés au titre du droit de préférence au concessionnaire nourrit naturellement de nombreuses interrogations et inquiétudes, que je voudrais citer.

Premier problème : on subira inéluctablement une hausse des tarifs puisque le projet de loi impose une redevance importante aux nouveaux exploitants, ce qui conduira mécaniquement et inévitablement à une hausse des prix.

Le deuxième problème a trait à la sûreté du réseau électrique et à l’approvisionnement. Rien n’obligera les nouveaux exploitants à participer à la sûreté du réseau électrique. Pour des raisons de rentabilité, un exploitant pourra s’abstenir de fournir de l’électricité, même en cas d’urgence consécutive à des intempéries, s’il estime qu’il pourra gagner plus d’argent à une autre échéance.

(…)

Le quatrième problème est celui des inévitables destructions d’emplois. Le rapport d’information de Mme Battistel sur l’hydroélectricité, au demeurant excellent et très approfondi – même si l’on ne partage pas nécessairement toutes ses conclusions – se faisait l’écho d’une inquiétude quant à l’avenir du personnel des exploitants actuels, non seulement des exploitants se trouvant sur les barrages, mais aussi du personnel rattaché à la concession, travaillant à l’ingénierie, à la maintenance ou dans le secteur tertiaire. Le rapport le soulignait à juste titre.

Cinquième problème, et non le moindre : cette ouverture au marché, que l’on voudrait nous présenter comme étant une conséquence des évolutions européennes, de la concurrence libre et non faussée, ne se pratiquera qu’en France. Dans les autres pays européens, des réponses ont été trouvées, qui permettent d’éviter cette ouverture au marché. »

Mme Battistel député PS rapporteur du projet de loi (et par ailleurs député d’une circonscription affecté par le renouvellement des concessions hydroélectrique) lui répond :

En matière de mise en concurrence, nous partons de loin. Jusqu’en 2012, la mise en concurrence sèche du parc hydroélectrique français était actée : les cahiers des charges étaient en préparation, les consultations relatives à la gestion équilibrée et durable de la ressource en eau étaient également réalisées, et nous nous apprêtions à vendre à la découpe le joyau énergétique national. Depuis lors, nous avons fait du chemin, en slalomant entre les portes étroites du droit européen. (…) Lors de l’audition de la Commission européenne, la question a été abordée ; il nous a été rappelé que les marges de manœuvres étaient très étroites.

(…) Que font les autres États européens ? Ils mettent en place des dispositifs hybrides, mi-publics mi-privés, mi-concession mi-autorisation, à l’instar de ce qui est inscrit dans l’article. Il n’y a donc pas de secret pour, comme vous le dites, échapper…

Le député Brottes, président de la commission spéciale, est également très clair sur le sujet : la privatisation des barrages hydroélectriques et leurs ouverture à la concurrence a été imposé par la Commission Européenne. Sans discussion possible :

Je comprends bien la gravité du moment, mais nous avons reçu en audition – et vous ne pouviez alors pas être à nos côtés, monsieur le président Chassaigne – un représentant de la direction de l’énergie de la Commission européenne qui nous a demandé quand nous prévoyions de nous mettre au pli d’une ouverture à la concurrence et nous a prévenus que, si ce n’était pas le cas, nous serions sanctionnés à la hauteur que l’on connaît.

Le Gouvernement, avant la nomination de Mme Royal, avait répondu à la Cour des comptes au mois d’août dernier que nous allions appliquer strictement les demandes exprès de la Commission. En effet, à peine Mme Battistel avait-elle remis son rapport que la Commission européenne nous faisait un courrier, le jour même, dans lequel elle tançait la France de ne pas avoir tenu les engagements pris sous le gouvernement précédent et la sommait de le faire sous peine de sanction.

J’appelle donc votre attention sur ce qui se serait passé si cet article n’avait pas été inscrit dans le texte de loi

(…) je fais partie de ceux qui, comme d’autres ici, au premier rang desquels Mme Battistel, se satisferaient pleinement du statu quo. Pour autant, nous mesurons aussi à quel point Mme la ministre s’est engagée pour que nous trouvions une solution qui tienne compte du travail parlementaire réalisé, qui soit prise en concertation avec les acteurs et qui soit compatible avec les règles européennes pour éviter que le couperet ne tombe.

Ségolène Royal – qui à son arrivé a stoppé le processus de mise en concurrence – reconnait d’ailleurs que ce système de SEM est le dispositif trouvé par le PS pour rester conforme aux traités européens :

Le système auquel nous sommes arrivés n’était pas facile à mettre en place compte tenu des règles européennes. La Commission s’étonnait en effet au départ que les concessions n’aient toujours pas été ouvertes à la concurrence. On a également évoqué le référé de la Cour des comptes. C’est en retravaillant le sujet que nous sommes parvenus à un dispositif juridique qui nous permet d’être en conformité avec les règles européennes tout en restant fidèles à la préoccupation que nous partageons ici de maintenir un contrôle public sur un joyau des énergies renouvelables françaises.

Bien sûr qu’il faut combattre la privatisation et la libéralisation du secteur de l’énergie. Mais ce combat ne peut être gagné qu’en mettant en cause les institutions qui impose cette privatisation et cette libéralisation : l’UE et l’euro. Construite par et pour la classe capitaliste, UE et Euro sont une arme de destruction massive des conquêtes des travailleurs, du modèle social construit pied à pied dans le sang et les larmes des luttes nationales de la classe des travailleurs. Pour s’en sortir, il faut en sortir.

Pour un nouveau CNR – Re nationaliser pour un grand pôle public de l’énergie

Pour défendre les conquêtes des travailleurs, il est plus que temps de briser les chaines de l’union européenne. De sortir de l’Euro, de l’UE, de l’Otan et du capitalisme. D’en sortir par la gauche en constituant un large front populaire progressiste patriotique et antifasciste afin de remettre à l’offensive les travailleurs de ce pays en constituant un nouveau CNR reprenant la proposition de renationalisation et de création d’un grand pôle public de l’énergie, point figurant dans le programme originel du CNR, dans le programme candidat du PRCF et revendication des travailleurs du secteur de l’Energie.

Ce grand pôle public de l’énergie est l’outil indispensable pour permettre de réindustrialiser le pays et de produire en France avec les travailleurs de notre pays, pour mettre en place une politique écologique ambitieuse.

L’assemblée nationale vient de voter pour la privatisation des barrages hydrauliques!

communiqué de la Fédération MineDans la nuit du vendredi 10 octobre au samedi 11 octobre 2014, lors de l’examen du projet de loi pour la Transition Energétique, l’assemblée nationale a voté en premiere lecture l’article du texte de loi permettant la privatisation du secteur hydroélectrique français.

Mr Chassaigne, au nom du groupe GDR a demandé un scrutin public afin que chacun se positionne sur un sujet d’une telle importance.

Si L’UMP n’a pas participé au vote, étant absente de l’hémicyle car elle avait épuisée son temps de parole, nous rappelons que le processus de l’ouverture à la concurrence des barrages hydrauliques avait été enclenchée sous un gouvernement de droite.

Néanmoins, la rapporteur Mme Battistel (PS) avait noté dans un rapport à l’assemblée la dangerosité d’un tel procédé pour la sécurité du système électrique français, pour la gestion de l’eau .

Ce rapport avait également pointé le manque de réciprocité puisque la France serait le seul pays à offrir à la concurrence ce joyau. Pourtant, et malgré l’opposition des organisations syndicales du secteur, les députés PS, EELV et UDI se sont retrouvés lors de ce vote qui fera date. Mme la Ministre a réussi l’exploit à faire passer un montage ou le public ne serait plus propriétaire qu’à 34% de ces moyens de production pour une reprise en main par un pôle public ! (aujourd’hui ces barrages sont pour 80% d’entre eux exploités par EDF possédé à 85% par l’Etat et pour le reste à 51% propriété publique……..)

Résultat : 32 votants pour la privatisation 29 contre 3

 

Les usagers payeront la facture…

pétition de la CGT-FNME contre la privatisation des barrages : http://www.petitionpublique.fr/PeticaoVer.aspx?pi=P2014N46821

Bruno Arfeuille conseille un article à lire :

De la chute du pétrole pourrait jaillir le prochain krach, selon certains opérateurs. Les Echos/Bourse

mardi 16 décembre 2014, par Comité Valmy

Les bulles touchent à leur fin.

Les bulles immobilières, les bulles boursières, les bulles de l’extraction pétrolière, les bulles de dette privée, les bulles de dette publique, toutes ces bulles ne peuvent pas gonfler jusqu’au ciel.

Aujourd’hui, on dirait que toutes ces bulles n’arrivent plus à gonfler.

Elles tremblent.

On dirait que tout va finir par éclater, au même moment.

L’année 2015 va être passionnante.

Lundi 15 décembre 2014 :

De la chute du pétrole pourrait jaillir le prochain krach, selon certains opérateurs.

La baisse des taux et l’abondance des liquidités provoquées par les actions massives des banques centrales à travers le monde ont poussé les investisseurs, à la recherche de rendement, à prendre des risques. Ils ont notamment financé la frénésie de forage de pétrole de schiste aux Etats-Unis. La chute des cours de l’or noir oblige les hedge funds à vendre leurs actifs les plus liquides pour rembourser les sommes empruntées pour spéculer sur le boom énergétique américain.

La chute des cours du pétrole pourrait bien provoquer le prochain krach boursier, s’inquiètent des opérateurs de marché, abasourdis par la dégringolade de 45% du prix du baril de brut en six mois, passé sous 63 dollars pour le Brent (référence de la Mer du Nord) et sous 60 dollars pour le WTI (brut léger américain), au plus bas depuis cinq ans et demi. « Pour le moment, ce n’est qu’une simple correction emmenée par la chute des actions des compagnies pétrolières, mais ça pourrait bien vite se transformer en krach », craint un trader suisse. Un krach qui trouverait son origine dans la faiblesse des taux, l’abondance de liquidités et un ratio risque/récompense progressivement de moins en moins attractif sur les actions.

Les investisseurs, en recherche désespérée de rendement, se sont massivement tournés vers les obligations dites à haut rendement, rémunératrices mais aussi très risquées puisqu’émises par des entreprises dont le risque de faillite est jugé élevé par les agences de notation qui classent leurs émissions de titres de dette dans la catégorie spéculative. « Le rush sur le ‘high yield’ (HY), comparable à celui sur le S&P 500, a débuté en 2009 », rappelle Etienne de Marsac, gérant de performance absolue chez Ikano pour qui ce « choc pétrolier à l’envers » est « une catastrophe pour un pan entier de l’industrie américaine, celui du pétrole de schiste, dont les coûts de production sont élevés » tellement la chute des cours du brut a été forte et rapide. Il y a, selon lui, « une analogie évidente entre la bulle Internet qui a éclaté aux Etats-Unis en 2000 et la bulle de l’extraction pétrolière qui éclate aujourd’hui sous nos yeux. »

Voir l’article intégral : Ici

Pour la nationalisation de Total

Comité Valmy

mercredi 5 novembre 2014, par Comité Valmy

 

Pour la nationalisation de Total

Lors de la conférence "Oil and money" de Londres, le nouveau directeur général du groupe Total, la plus grande entreprise française, Christophe Pouyanné, a présenté sa position vis-à-vis des sanctions anti-russes.
La Voix de la Russie résume son intervention ainsi : « Total respectera les sanctions, mais la société s’y oppose ». C’est effectivement ce qu’on peut comprendre du discours de Pouyanné relaté par la Nouvelle République : "Il a passé des messages sur l’engagement de Total vis-à-vis de la Russie, sur le fait qu’il souhaitait pouvoir continuer en Russie et qu’en même temps il y avait un cadre de sanctions que nous devions respecter mais que nous étions en Russie pour le long terme", a détaillé M. Pouyanné.

Total : le nouveau patron met l’accent sur la continuité et la stabilité

Comme Christophe de Margerie, Christophe Pouyanné se dit donc opposé aux sanctions envers la Russie. Mais à sa différence, Monsieur Pouyanné estime que Total devait les respecter. Et donc qu’il faut maintenant les respecter. 
Quant à son « souhait de pouvoir continuer » en Russie, il diffère également de la décision de Margerie de continuer malgré les sanctions. D’énormes réserves d’hydrocarbure sont en train d’être découvertes en Arctique, à terre comme en mer. Les réserves évaluées en mer de Kara et de Barents équivalent aux réserves de l’Arabie Saoudite. Les compagnies publiques russes Rosneft et Gasprom ont besoin des capacités financières, mais surtout techniques des compagnies occidentales. Aux contraintes de l’offshore profond s’ajoutent les contraintes liées au climat arctique.

Les sanctions américaines relayées par l’UE ont interdit à toute compagnie occidentale de poursuivre leur participation dans les projets pétroliers en Russie. Exxon a eu jusqu’à fin septembre 2014 pour abandonner ses 11 sites. Seul Total avait ignoré les sanctions américaines. Aux yeux du journal Business Insider, Christophe de Margerie fait figure de récidiviste, puisqu’il avait déjà refusé de tenir compte des sanctions contre l’Iran.
Alors que 40% du gaz européen provient de Russie, les Etats-Unis ont proposé de fournir l’Europe en gaz de schiste dans le cadre du Partenariat Transatlantique (TAFTA).

L’étrange accident de l’ancien patron de Total remémore, souligne avec pertinence l’ancien ministre québécois Richard Le Hir,* l’assassinat en 1962, d’Enrico Mattei, alors PDG de l’Ente Nazionale Idrocarburi, l’ENI, la société d’État italienne. Il impose une question pour l’instant sans réponse, celle d’un éventuel attentat. Cette hypothèse est rendue crédible entre autres raisons, par l’opposition ouverte de Christophe de Margerie aux sanctions contre la Russie imposées par l’impérialisme américain mais aussi, pour avoir déclaré publiquement comme il l’a fait l’an dernier que le maintien du dollar US comme référence pour les prix du pétrole n’a plus sa raison d’être.

Quoiqu’il en soit, le gouvernement de la France qui manifestement, ne sert plus le peuple souverain mais des intérêts étrangers, démontre sur la question du pétrole, comme dans l’affaire des Mistral, un renoncement absolu à la défense de l’intérêt national.
Il est probable qu’appliquant servilement les directives d’Obama et deMerkel, il utilise son influence pour imposer à Total un respect servile de sanctions contraires aux intérêts de cette société ainsi qu’ à ceux de notre pays en général.

Le Comité Valmy estime que cette réalité est inacceptable. Elle confirme une fois de plus, que l’indépendance et la souveraineté nationales doivent être rétablies dans les meilleurs délais, notamment par le retour au franc, le retrait de la France républicaine de l’Europe supranationale et de l’OTAN.
Quant à Total, une fois la souveraineté populaire restaurée, la nationalisation de ce groupe sera selon nous nécessaire, ainsi qu’une redéfinition de l’ensemble de la politique énergétique de la France sur la base l’intérêt de notre peuple nation.

Comité Valmy
Paris le 4 novembre 2014

Décès du PDG de Total dans des circonstances tragiques à Moscou Un accident bizarre qui en rappelle un autre - par Richard Le Hir

Jeudi 6 novembre 2014

A propos du PÉTROLE

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L’actualité souvent discrète (mais réelle) concerne  souvent le pétrole. On le vérifie avec la disparition du PDG de Total et le voyage de Hollande au Canada. 

La classe dirigeante a rendu un hommage quasi national à Margerie avec les politiques de tous bords et autres serviteurs du capital. C’était l'hommage du vassal au maître qu'était le PDG de Total.

Car 40 ans au service de Total (et de Elf) c'est une carrière bien remplie pour répondre aux attentes et aux impératifs du capital avec ses actionnaires. 40 ans dans l'équipe dirigeante de Total, ce sont des coups d'état, la mise en place et le maintien de despotes par cette « grande entreprise » en Afriquele soutien des juntes militaires (en Birmanie), l'implication active dans tous les sales coups au Moyen Orient voir la guerre (Irak, Afghanistan, Libye...). Enfin Margerie « le grand homme » (selon Hollande et Valls), c'est aussi en quelques années des milliers de licenciés, des chômeurs et des vies brisées dont il n'avait pas à rendre compte. Ses commanditaires pendant ce temps empochaient et empochent 5 milliards de dividendes sur les  10 milliards de profits de Total avec un chiffre d'affaire de 180 milliards d'euros. Tout ça sans payer d'impôt sur les sociétés. Total c'est l'exemple même de la multi nationale plus puissante que des états, si puissante qu'elle pèse sur les décisions politiques ayant un impact sur la vie de millions d'hommes, de femmes et d'enfants.

Le pétrole c'est aussi le récent voyage de Hollande au Canada avec 38 affairistes pour évoquer entre autres l'exploitation du pétrole par et pour Total.

En bon représentant de commerce de l'entreprise Total, il déclarait souhaiter «   que la France puisse continuer à mettre en valeur les immenses richesses de l'Ouest canadien, que ce soit dans les techniques d'exploitation, de transformation, d'acheminement des hydrocarbures ou dans la construction d'infrastructures ". Hollande précisait que " Total réalisait actuellement en Alberta son plus gros investissement au monde ", en utilisant, selon lui, " des techniques respectueuses de l'environnement "…

Ainsi Hollande en bon valet soutient sans réserve les projets et les réalisations du capital pour engranger des profits colossaux.

 source: www.sitecommunistes.org

Dimanche 6 juillet 2014

Energie : Le non-sens de la privatisation d'EDF-GDF

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Début juin 2014, s’est tenue à Toulouse une conférence économique réunissant des spécialistes du secteur de l’énergie électrique. Son sujet principal, la dérégulation et ses effets sur les investissements de long terme et la capacité de production (en quantité et en qualité).

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Dans les années 1990, un grand mouvement de dérégulation du marché de production et de distribution de l’énergie électrique commence en Grande Bretagne, puis s’étend à certains états U.S (Californie) à la Nouvelle Zélande, l’Australie, l’Amérique Latine (Merci les plans du F.M.I). Quelques années plus tard la vague de dérégulation touche l’U.E et sous la pression de la (grosse) commission européenne, c’est le marché français qui est en partie dérégulé (en langage dominant, on dit libéralisé !). A l’occasion de cette conférence toulousaine, certains enseignements sont tirés de ces « expériences » voyons plutôt :

  • La production et la distribution d’énergie électrique demandent de gros investissements, en effet, construction et entretien des lignes, construction de centrales, R&D (nucléaire ….) mobilisent de grosses quantités de capitaux, aussi, c’est la puissance publique qui en a assumé la charge (plus ou moins directement selon les pays.). En France, E.D.F est nationalisé par le ministre communiste Marcel Paul membre du gouvernement de Libération et appliquant alors (autant que possible) le programme du C.N.R « Les jours heureux ». S’en suivront 48 années d’investissement et de production publics.
  • L’investissement de long-terme permis par la puissance publique permet de construire un système performant et de lisser les coûts. L’usager ne paie alors que le coût moyen de production. La mise ne place de tarifs réglementés permet de lisser le coût de l’investissement et de construire des capacités de production légèrement excédentaires à même de répondre aux besoins de la population tout en limitant la volatilité des tarifs.
  • La dérégulation a été rendue possible par cette légére sur-capacité. En réalité, on peut observer qu’une fois l’investissement dans l’outil de production et de distribution fait, la privatisation et la dérégulation de ces outils ont permis à de grands monopole privés de détourné les profits à leur seul intérêt. Il est remarquable qu’aucune dynamique de dérégulation n’ait été lancée, dès lors que les capacités de production nécessitaient encore de l’investissement lourd !
  • Une fois la dérégulation entamée, la mise en concurrence des unités de production conduit à une dynamique de dégraissage des capacités de production qui entraine une pénurie énergétique (rappelons-nous des Black-out en Californie) et une montée des prix. Puis une surinvestissement (et oui il n’y a plus de plan) pour retrouver une capacité suffisante, surinvestissement qui ne permet pas la rediminution des prix, le capital privé surinvestit demandant à être rémunéré… On le voit, la main invisible d’Adam Smith ne fait que distribuer des claques….
  • Ces cycles de destruction/réinvestissement de capital ne permettent pas la réorientation de la production vers des énergies plus « vertes » : les besoins en capitaux sont trop importants et/ou demandent une rémunération difficilement acceptable par l’usager devenu client.

Sans aller jusqu’à parler de nationalisation, les économistes réunis à Toulouse en ce début de mois (et pour cause certains ont directement participé aux plan de dérégulation) sont bien obliges de reconnaitre que le secteur de l’énergie électrique ne fonctionne pas de manière stable et efficace dans ce contexte de déréglementation.

Si l’on est plus conséquent, en tant que citoyen français, on ne peut que se réjouir de l’action de Marcel PAUL qui en nationalisant E.D.F a mis en place les conditions nécessaire à un développement efficient et planifié des capacités de production et de distribution de l’énergie électrique en France.

A l’heure où le chiffon « vert » du développement durable est agité de toutes part, ce colloque toulousain doit nous rappeler que les mots « planification » et « nationalisation » ne sont pas des gros mots. Bien au contraire, ils sont l’expression d’un contrôle citoyen du développement au service de tous et des barrières efficaces au saccage de l’environnement au bénéfice de la rémunération de capital privé au seul profit de quelques-uns.

Décidément la marche vers le progrès énergétique et environnemental ne peut s’envisager dans le cadre de la « concurrence libre et non faussée ». Il faudra bien sortir de l’UE et de l’euro, repousser le Grand Marché Transatlantique et plus loin construire le socialisme, car ce n’est que bon sens : la rémunération du capital privé ne peut être un but émancipateur pour l’humanité.

SOURCE

L’imposture éolienne

Jean-Pierre Denuc

jeudi 3 avril 2014, par Comité Valmy

L’imposture éolienne

Chacun aura pu constater de visu, on ne peut les manquer, la prolifération exponentielle de ces immenses colonnes d’acier qui envahissent nos monts et collines de l’est du Tarn, du nord Aveyron, des hauts cantons de l’Hérault... Analyses d’un système basé sur du vent.

Le éoliennes gigantesques défigurent les paysages

Nombre de nos concitoyens pensent que cet envahissement métallique grisâtre qui désormais ponctue notre horizon, bien qu’étrange et anachronique, doit être utile à quelque chose... Cette immédiate pollution visuelle, sonore, destructrice de paysages et sites naturels, nous apporte t- elle une contrepartie bénéfique ? J’ai beau éplucher ma facture EDF, je n’ai point constaté de diminution de tarif ou d’avantages quelconques... On nous rétorque alors que le bénéfice est collectif, en ce sens que le parc éolien doit nous conduire progressivement au remplacement du nucléaire et contribuer à la diminution des gaz à effet de serre. Est-ce si sûr ? Nous allons essayer d’y voir plus clair.

La situation des Monts de Lacaune

Le « schéma régional climat-air-énergie de Midi- Pyrénées » du 20 mai 2011 définit neuf zones d’implantation de l’éolien et parmi elles quatre nous concernent directement. Il s’agit :

- Monts de Lacaune Tarnais - N° ZEOL23 -classée comme très favorable et pour laquelle une autorisation a été délivrée le 22 février 2008

- Monts de Lacaune Aveyronnais - N° ZEOL07 - classée comme très favorable

- Rougier de Camarés - N° ZEOL01 - classée comme très favorable et pour laquelle une autorisation a été délivrée le 28 juin 2010

- Plateau d’Anglés - N° ZEOL09 - classée zone très favorable.

A noter que quelques communes des zones Monts de Lacaune sont situées sur un couloir aérien et soumises à des contraintes techniques draconiennes et de ce fait ne peuvent obtenir des autorisations d’implantation.

On peut aussi découvrir dans ce document que : « La sensibilité paysagère, le patrimoine paysager architectural et culturel de notre région sont moyens ». Sans doute une vision de technocrates « bobos » ou deVerts citadins qui, paradoxalement, ne s’offusquent nullement de ces forêts métalliques destructrices de paysages sauvages préservés jusque là. 
Idem pour la contrainte liée à la biodiversité également qualifiée de moyenne, sauf pour un tout petit secteur de la commune de Murat. Et pourtant on se situe dans un Parc Naturel Régional et nombre de zones n’ont pas échappées au classement Natura 2000 censé protéger la biodiversité exceptionnelle de cette région... Comprenne qui pourra ou plus exactement, on comprend trop bien...Ce secteur de Murat apparaît cependant comme l’une des zones les plus adaptées et elle détient son autorisation comme indiqué plus haut.

Autre anachronisme constaté sur un plan politique local : Le président de la communauté des communes des Monts de Lacaune avait écrit dans une publication locale intitulée le « Journal d’ici » du 10 mai 2012, qu’il n’y aurait plus de permis de construire pour l’implantation de nouvelles éoliennes. Or, il a donné le feu vert récemment pour 5 éoliennes situées aux lieux dits « Serre de Sagnens » et « Bosc del Vert » et comme par hasard, sur des terrains lui appartenant. 
Il est avéré qu’il a tenté d’obtenir et même obtenu un avis favorable de l’armée de l’air, grâce à l’aide du député Philippe Folliot. La Défense Aérienne accepterait ainsi de déroger aux règles en vigueur. Dés lors, on n’a même plus à se demander pour quels intérêts, collectifs et surtout privés, aurait été prise cette décision... Du reste, les associations ARVIEE et CALELH ontsaisi la justice [Cf. Doc 1], suite à cette initiative contradictoire d’une part et à l’évidence entachée de prise illégale d’intérêts d’autre part, du Président de la Communauté des communes des Monts de Lacaune. Par les temps qui courent, affaire à suivre...

Contraintes d’installation d’une éolienne et conséquences environnementales

Sur site, pour implanter une seule éolienne il faut créer une plate forme qui nécessite une déforestation à blanc considérable et le déversement de 1500 tonnes de béton (en mer 3000 tonnes), coulé à tout jamais, ce produit n’étant pas biodégradable.
Ne parlons pas des chemins aménagés pour laisser le passage aux gigantesques camions qui transportent les éléments, quand il n’aura pas fallu transformer, pour eux seuls, certains ronds points de nos villes et villages.
Les pales des éoliennes produisent un bruit et une vibration insupportables qui provoquent la fuite des animaux et oiseaux de nos forêts, migrateurs ou sédentaires, sur plusieurs centaines de mètres alentour.
La pollution visuelle est évidente, choquante et l’on touche là un grand paradoxe : le silence, l’approbation, la complicité même de l’écologie politique, à tel point qu’il est légitime de se demander s’il n’existe pas des intérêts occultes... 
Le lobbying n’est sûrement pas absent des couloirs du Parlement Européen ou du Palais Bourbon. Il faut alors se poser la question de savoir à qui cela profite... Il faut également savoir qu’une éolienne ne produit en moyenne qu’un jour sur quatre et qu’il n’existe pas de système de stockage.

Une éolienne a une durée de vie de seulement quinze ans et son démantèlement, évalué aujourd’hui à 500 000 euros, incombe au propriétaire. Mais si le propriétaire ne peut pas payer, cela sera alors répercuté sur les communes ou Communautés des communes. Autrement dit, c’est chacun de nous qui paiera pour un engin qui ne nous aura apporté aucun avantage, que des nuisances, mais qui aura largement profité à quelques particuliers privilégiés et à des Compagnies industrielles, étrangères pour la plupart, et très probablement à des partis politiques ou élus locaux.

Un système basé sur la désinformation et le mensonge

L’argumentaire en faveur de l’éolien stipule qu’il permet une diminution des gaz à effet de serre. Or il n’en est rien, car le gain à la production de cette pseudo énergie propre est largement compensé par la pollution et les rejets occasionnés par le transport routier des éléments, souvent de très loin(Espagne-Hollande-Norvège)et par les usines de fabrication d’éléments qui fonctionnent grâce à des énergies fossiles, le plus souvent.

De ce point de vue, c’est un lamentable échec et pour s’en persuader, il suffit d’étudier de prés le système allemand qui se targue de l’abandon du nucléaire au profit de l’éolien. Or le constat est dramatique et il en sera peut être un jour de même pour la France si l’on suit cette voie sans issue.
En effet, l’Allemagne possède un parc de 20 000 éoliennes (10 fois plus que la France) qui produit à peine 5% de sa production électrique. De ce fait, elle est obligée, pour faire tourner son industrie et assurer l’alimentation domestique, de faire fonctionner ses centrales thermiques au charbon, gaz et fuel, très polluantes. Ce sont ces dernières qui fournissent 64% de l’électricité allemande. 
Augmenter le parc éolien est donc une utopie désastreuse, car il ne pourrait en aucun cas se substituer aux énergies fossiles actuelles ou aux centrales nucléaires, à moins de positionner une éolienne tous les 10 mètres carrés...Alors pourquoi continue t-on dans cette voie ?

La France, la situation énergétique et l’éolien...

Cela fait des années que le gauchisme politique Vert et les puissants lobbies industriels nous désinforment sur cette énergie présentée comme d’avenir, propre et capable de nous permettre une sortie du nucléaire, ce qui est une utopie et un mensonge. 
En somme, on nous propose une industrie pour en remplacer une autre.

Les écologistes authentiques savent bien que cela est une imposture. Mais utilisant le puissant levier de l’appât du gain individuel et celui de la désinformation, tous ces acteurs intéressés parviennent souvent à leurs fins. Or, la France n’a absolument aucun besoin en électricité, au contraire elle est excédentaire. Elle en exporte même 13%, et comble de cynisme, vers ces pays qui ont choisi l’éolien et qui du fait de ce choix erroné se trouvent en pénurie. 
Aujourd’hui, l’éolien français, avec un parc de 2000 engins produit à peine 1% de l’énergie électrique du pays. L’objectif affiché est d’en installer 10 000 pour parvenir à 5 ou 6%. Dérisoire projet à la lumière des nuisances et des coûts occasionnés. 
Ces dépenses restent très opaques et des milliards s’envolent au gré du vent éolien, sans résultat probant... En 2007, la répartition de production d’électricité en France était la suivante : Nucléaire 76,85% - Hydraulique 11,6% - Thermique 10% - Eolien 0,73%. Une grande inconnue subsiste sur la réelle rentabilité des éoliennes, tout comme sur l’origine des capitaux (on commence à entendre parler d’organisations mafieuses qui auraient commencé à pénétrer le secteur des énergies vertes en infiltrant les administrations décentralisées pour influer sur la désignation des zones retenues pour l’implantation d’éoliennes...) [Cf. Doc 2] sur les profits exorbitants réalisés dont on ne voit aucune retombée concrète pour les citoyens etc. 
Ainsi l’EDF produit une électricité à 0,028 € le KWh, mais rachète le KWh éolien terrestre à 0,085 € soit 3 fois plus cher et à 0,13 € le KWh éolien maritime. Cet écart phénoménal enrichit donc quelques privilégiés d’une nébuleuse indéterminée mais bien réelle.
Pendant ce temps, ce surcoût de rachat, c’est nous qui le payons, car EDF rajoute sur nos factures une taxe de 5% pudiquement appelée CSPE (Contribution au Service Public d’Electricité). Nous payons donc au total, en tant que citoyens usagers de base : 2,5 milliards d’euros annuels. Pour conclure, consolons nous avec Molière qui dans Sganarelle déclare « Mieux vaut être cocu que trépassé. »

Jean-Pierre Denuc (Gijounet)

l’Echo du Rocher

Doc 1 : Associations ARVIEE et CALELH - Saisine relative a l’octroi d’un permis de construire éolien sur la commune de Lacaune - (Document à disposition des lecteurs sur simple demande)

Doc 2 : Rapport SIRASCO -
http://www.lefigaro.fr/actualite-france/2012/10/21/01016-20121021ARTFIG00170-cinq-organisations-criminelles-etrangeres-sous-surveillance.php

Vendredi 14 mars 2014

Gaz de schiste : Solution d'AVENIR ou DÉSASTRE annoncé ?

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Alain Amsellem,membre du Collectif Polex et technicien de l'énergie,traite ce problème qui divise l'opinion française, en évitant les banalités simplistes, qui réduisent trop souvent le sujet à une opposition entre "bonnes" énergies renouvelables, et " mauvaises" énergies fossiles. 
 

Les Verts ont obtenu que la France interdise sur son territoire non seulement l'exploitation, mais aussi la prospection du "gaz de schiste", alors que les réserves en sont estimées à plus de 3000 milliards de mètres cubes (soit plus de 80 ans de consommation française) dans le Bassin Parisien, et 200 (soit 4 à 5 ans de consommation française) en Languedoc. Notre pays est l'un des rares à économie développée à prendre cette décision, alors même qu'il doit importer ses ressources énergétiques ( uranium,pétrole et gaz ), et que le processus de désindustrialisation y est massif. Beaucoup d'autres pays ont choisi le chemin inverse: Les USA, qui espèrent grâce à l'exploitation déjà lancée ,sans souci "superflu" de l'environnement, devenir en une décennie autosuffisants en matière d'énergie; la Pologne,qui compte ainsi ne plus dépendre du gaz russe; et même l'Algérie, qui songe à l'épuisement de ses gisements actuels.
 

L'analyse d'Amsellem ne se conclut pas en réponse toute faite. Elle fournit aux lecteurs les éléments qui leur permettront, en militants soucieux de l'environnement, de l'emploi, de l'indépendance nationale, de se déterminer rationnellement, sans opportunisme.
le 12 Mars, 2014

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"Confrontée à un problème crucial en matière énergétique, l’ensemble des peuples de la planète se trouve à un tournant de son Histoire et se doit de faire des choix judicieux afin de léguer aux générations futures une terre où il fera encore bon vivre.

L’énergie, quelle qu’elle soit, est indispensable à la vie ! Pendant des siècles les hommes ont utilisé une énergie renouvelable, le bois mais, depuis les débuts de l’ère industrielle, cette énergie a montré ses limites et l’homme a sans cesse recherché d’autres sources d’énergies qui, aujourd’hui, elles aussi montrent leurs limites si nous ne voulons pas léguer un monde catastrophique à nos descendants.

Les énergies fossiles que nous utilisons toujours majoritairement, y compris celles permettant de produire l’énergie nucléaire, ont dans l’état des connaissances actuelles des réserves prouvées, une durée de vie limitée.

Les chiffres diffèrent selon les sources mais il est possible d’envisager la fin des ressources dans les délais suivants :
concernant le pétrole, les réserves sont estimées à près de 140 milliards de tonnes ; au rythme actuel de production cela représente, environ 40 années de réserve. Ces données sont relatives aux réserves prouvées et représentent la quantité d'hydrocarbures dont la récupération semble possible raisonnablement dans les conditions économiques et technologiques existantes,

Au rythme actuel de la consommation mondiale, le gaz naturel peut encore être exploité pendant 70 ans en fonction des réserves prouvées ; 200 ans de consommation peuvent être envisagés grâce à des gisements aujourd'hui identifiés, mais dont l’exploitation se fera si les coûts sont rendus économiquement admissibles par des progrès technologiques,

Le charbon est le combustible fossile qui possède les réserves les plus importantes ; leur estimation est de l'ordre d’environ 510 milliards de tonnes. Ces réserves sont situées aux États-Unis (21,9%), en Inde (14,3%), en Chine, (12,2%) et en Australie (9,3%). 230 années d'activité sont envisageable au rythme actuel d'extraction sans nouvelles découvertes.

Les ressources en uranium connues, en incluant celles accessibles raisonnablement, dépassent les 4 millions de tonnes d'uranium. Au rythme actuel des besoins pour alimenter le parc mondial électronucléaire - annuellement environ 50 000 tonnes d'uranium naturel - la durée de vie des ressources conventionnelles se situe entre 50 à 80 ans en fonction du degré d’équipement en centrales nucléaires ou au contraire de leur arrêt. Toutefois, des ressources additionnelles peuvent laisser envisager un total supérieur à 6,3 millions de tonnes repoussant ainsi l’échéance de l'épuisement ; de plus, la recherche sur de nouveaux combustibles plus performants ainsi que la mise au point de nouveaux réacteurs pourront sans doute permettre de repousser cette échéance.

Toute activité humaine générant des pollutions, notamment l’émission de gaz à effet de serre, principalement du dioxyde de carbone, (CO2) l’ensemble des populations se doit de faire des choix pour pouvoir continuer à exercer ses activités tout en diminuant de manière drastique les pollutions de toutes sortes ; principalement celles liées à la production et à l’utilisation des différentes énergies. Ce qui vient d’être énoncé est louable toutefois, les intérêts sont différents entre les consommateurs et les industriels qui souhaitent promouvoir leurs productions au moindre coût sans trop se soucier des pollutions qu’ils génèrent. Les intérêts sont aussi totalement différents entre les États en fonction de leurs ressources propres en énergie primaire, de leur degré de développement ou de leur émergence au rang des pays en voie d’industrialisation.

La Chine, pays le plus peuplé de la planète et dont l’émergence industrielle est relativement récente, ne possède que peu de ressources en hydrocarbures mais détient des réserves de charbon importantes qu’elle utilise à profusion pour faire fonctionner son économie or, la combustion du charbon produit deux fois plus de CO2 que la combustion du gaz naturel.

Les énergies renouvelables peuvent être une alternative pour limiter les émissions de gaz à effet de serre mais, quelques soient les moyens de production utilisés, tous, à un moment donné au cours de leur vie, de leur fabrication à leur démantèlement en émettent.

La fabrication des éoliennes, leur transport, la construction des fondations devant les recevoir, leur entretien et leur destruction, génèrent de telles émissions. De plus, leur durée de vie est relativement courte. Les constructeurs pour placer leur produit annoncent qu’elles pourront durer vingt ans mais des études réalisées au Royaume-Uni ou au Canada montrent que leur fonctionnement les use prématurément et ramène à 10 ou 15 ans au maximum leur temps d’utilisation. De plus pour accroître leur rendement il a été nécessaire d’augmenter considérablement la hauteur des mâts et la grandeur des pâles. Ceci impose de construire des fondations beaucoup plus importantes, de l’ordre de 25 à 40 tonnes d’acier et de 250 à 400 tonnes de béton par éolienne en fonction de leurs caractéristiques. Tout cela pour un médiocre rendement, aux alentours de 35% dans le meilleur des cas puisque le maximum de rendement est atteint pour des vents de 14m/s (50km/h) et que le fonctionnement doit être bridé dès lors que la vitesse du vent atteint 25m/s (90km/h) .

Les panneaux photovoltaïques ne sont pas plus performants ; leur rendement est dépendant de la latitude sous laquelle ils sont installés de leur inclinaison et de la qualité de leur fabrication. Leur durée de vie annoncée par les constructeurs est de l’ordre de 25 ans mais, des études mettent en évidence une durée de vie beaucoup plus courte, de l’ordre de 10 à 15 ans, en fonction des contraintes mécaniques ou environnementales, chaleur, froid, gel, neige etc., auxquelles ces panneaux sont exposés. Deux à trois ans de fonctionnement sont nécessaires pour compenser l’énergie utilisée pour leur fabrication. Selon l’Agence Internationale de l’Énergie leur temps de retour énergétique se situe entre 1,36 et 4,7 années selon les pays où ils sont utilisés et leur emplacement ; à Lyon par exemple le temps de retour en toiture est de 2,57 années et globalement le rendement de ces panneaux est de 8,5% de l’énergie solaire reçue.

De plus, les possibilités de production d’électricité à partir de ces moyens ne correspondent pas forcément avec la demande. Au-delà du 45e parallèle, soit dans l’hémisphère nord soit dans l’hémisphère sud, en présence d’un anticyclone il peut y avoir absence totale de vent pendant une longue période et le degré d’ensoleillement dans ces parties du monde n’est pas en adéquation avec la demande qui est maximale en période hivernale. En outre, ces moyens de production d’électricité présentent l’inconvénient d’augmenter la pollution. En absence de vent ou d’ensoleillement, pour satisfaire la demande, se sont les moyens de production les plus polluants mais les plus rapides qui sont mis en service, turbine à gaz, centrales au fioul ou au charbon, dont les émissions de gaz à effet de serre sont importantes ; d’où aussi, un double investissement pour compenser les manques de production de ces deux moyens.

Dans ce contexte énergétique international mais aussi en fonction de ses intérêts nationaux, l’Algérie a décidé de valoriser son potentiel en hydrocarbures non conventionnels mais, dans un premier temps uniquement en exploitant les Tight situés dans des réservoirs ultra compacts alors que les shale, plus difficiles d’accès, sont contenus dans la roche-mère.1
Le gaz et le pétrole (ou huile) de réservoir compact, appelés tight gas et tight oil sont des hydrocarbures contenus dans des couches de roches réservoirs très peu poreuses et très peu perméables. L’extraction de ces hydrocarbures est par conséquent difficile mais classique pour la recherche pétrolière mais nécessitent d’avoir recours à des techniques spécifiques pour les produire.

Notons que les hydrocarbures de réservoir compact concernent des hydrocarbures ayant migré hors de la roche-mère, contrairement à ceux de « schiste ». Le périmètre circonscrit par la notion de « tight » reste flou. Les valeurs limites de porosité et de perméabilité qui fixent le caractère non conventionnel évoluent avec les progrès de la technique ; en fait ces réserves finiront en partie par être comptabilisées en réserves conventionnelles. La distinction entre tight et conventionnel n’est donc pas figée.

En Algérie les réserves de tight gas trouvées actuellement sont de l’ordre de 8400 à 14000 milliards de mètres cubes qui devraient s’ajouter aux réserves des shale gas mais dont les valeurs n’ont pas été encore communiquées.

Dans le contexte international de risque de pénurie énergétique dans un avenir pas si lointain à l’échelle de l’humanité, les Algériens ont-ils tort ou raison de vouloir exploiter ces ressources ?

Nous pouvons raisonnablement penser qu’en fonction des différentes variables, dynamique de l’évolution démographique planétaire, émergence plus ou moins rapide des pays en voie de développement, particulièrement en Asie et sur le continent africain, découvertes de nouvelles technologies etc., les risques de pénurie interviendront plus ou moins tardivement. En attendant, il est impératif de faire les bons choix pour retarder le plus possible l’échéance de cette pénurie tout en préservant notre planète.

Faire les bons choix c’est, nous semble-t-il, mettre en œuvre les moyens de production les moins polluants pour notre atmosphère mais c’est aussi permettre des avancées technologiques par l’expérimentation d’extraction de nouveaux gisements. Le choix fait par l’Algérie peut , peut-être, permettre de découvrir de nouvelles méthodes moins polluantes pour extraire les gaz et les huiles de schiste.

Avant l’Algérie, d’autres pays, peu nombreux il est vrai, ont pris l’option d’exploiter ces ressources énergétiques, les États-Unis bien sûr mais aussi le Canada, la Pologne qui sera le premier pays européen à exploiter ces réserves, le Royaume-Uni, la Roumanie, la Hongrie, l'Espagne, la Bosnie mais aussi la Suède et le Danemark ont délivré des permis d'exploration. Hors d'Europe, la Chine, l'Australie, l'Afrique du Sud, l'Argentine et le Mexique, qui possèdent tous des réserves importantes, ont ouvert la voie à des forages de prospection.

D’autres pays à l’instar de la France ont interdit l’exploitation par fracturation hydraulique dont la Bulgarie, l’Italie…d’autres pays restent dans l’expectative, la Suisse, la Belgique…

Comme on peut le constater l’exploration et l’exploitation des hydrocarbures non conventionnels sont en pleine évolution et le 22 janvier la Commission européenne de Bruxelles a ouvert la voie à l’exploration et à l’exploitation des gaz de schiste avec des recommandations en demi teinte, sans aucune contrainte pour les États.

Sur ce sujet, nous le voyons tout et son contraire peut être dit selon les sources d’information et les intérêts de ceux qui sont censés nous informer ! Pour certains l’exploitation des gaz de schistes serait moins onéreuse et plus rentable que celle des gaz naturels conventionnels pour d’autres, dont l’économiste Thomas Porcher, chargé de cours à Paris-Descartes2 « cette exploitation aura une durée de vie relativement courte… La production d’un puits de gaz de schiste est importante pendant les deux premières années puis, elle chute considérablement …pour un puits il faut forer plusieurs fois et à chaque fracturation c’est 25 à 30 000 millions de litres d’eau… ». Selon d’autres sources la quantité d’eau nécessaire pour forer un puits ne serait que de 7,5 à 15 millions de litres. On le voit, selon les sources et ce qu’elles veulent prouver les quantités annoncées varient pratiquement du simple au double !

Pour ou contre, il est indéniable que les exploitations réalisées aux États-Unis et au Canada ont fait progresser les méthodes de fracturation de la roche de schiste Toujours en expérimentation, depuis peu, il est question de réaliser cette fracturation à l’aide de propane congelé, une méthode qui n’a plus recours à une injection d’eau à très forte pression. D’autres gaz pourraient être utilisés tel que de l’hélium, du CO2 ou de l’azote ; ces méthodes seraient donc beaucoup appropriées dans des régions à fort déficit hydrique et, si dans l’utilisation de ces nouvelles méthodes, l’injection de sable ou de billes en céramique pour éviter que la roche se referme, restera obligatoire, on peut se poser la question de l’utilité de l’injection de produits chimiques.

Dans un autre domaine de recherche, l’Université de Corse en association avec le CEA et Hélion, du groupe Areva, après cinq années de recherche, ont mis au point la station expérimentale MYRTE sur la route des Sanguinaires à Ajaccio. Cette station permet de stocker de l’énergie à partir d’un électrolyseur qui convertit l’électricité d’origine solaire en hydrogène et oxygène puis,via une pile à combustible, de reconvertir l’hydrogène et l’oxygène en électricité pendant les heures de forte consommation alors que les panneaux photovoltaïques ne produisent plus.

Dans le monde de l’automobile, dès 1980 le constructeur Mazda a étudié un moteur fonctionnant à l’hydrogène et le Japonais Toyota annonce l’arrivée dans les concessions d’un véhicule avec moteur à hydrogène pour 2015.

En attendant que l’homme trouve un moyen permettant à un coût raisonnable d’obtenir des gaz dont tous nos océans regorgent, l’hydrogène et l’oxygène, en substitution des énergies fossiles dont les réserves seront un jour épuisées, l’humanité peut-elle aujourd’hui faire l’impasse sur l’extraction de ces gigantesques ressources énergétiques ? Nous pouvons nous poser la question ! On peut également se poser la question sur ce qui est le mieux pour la santé de la planète. Faut-il ne pas exploiter ces ressources énergétiques et laisser la Chine consommer du charbon deux fois plus producteur de gaz à effet de serre que le gaz ou au contraire, faut-il rechercher des méthodes d’extraction des gaz et huiles de schiste respectueuses de l’environnement et qui n’auront plus besoin d’eau ni peut-être de produits chimiques ?

Alain AMSELLEM

source: http://www.collectif-communiste-polex.org/

Les coûts de l’électricité nucléaire

Jean Abras corrige un article paru dans Le Canard enchaîné

Mon cher Canard,

Bien qu’étant un très ancien lecteur (depuis 40 ans), c’est la première fois que je prends la plume ( pardon .... le clavier !) pour t’écrire.

En effet, je t’ai été très fidèle pendant une vingtaine d’années. J’ai même une collection de tes exemplaires reliés en 8 volumes bisannuels magnifiques . Mais lorsque je me suis aperçu que tu me trompais, ma fidélité s’est un peu émoussée et j’ai cessé de te lire toutes les semaines...

Qui suis-je ? Un retraité, Ingénieur de formation, qui a traîné ses guêtres pendant 25 ans dans les centrales nucléaires Françaises. J’ai été successivement Ingénieur, Chef de Service, Directeur Adjoint de Centrale, Directeur de centre de formation nucléaire, Inspecteur de Sûreté Nucléaire...

Sache que je ne tire aucune gloire de ces fonctions... mais si j’éprouve le besoin de les énumérer, c’est pour te dire que je connais plutôt bien mon Nucléaire !... Le fait d’avoir traîné pendant des années mes souliers et mes combinaisons parmi les tuyaux, les pompes et les réservoirs, d’avoir côtoyé quotidiennement les travailleurs de cette industrie, me donne, en tous cas je le crois, une certaine légitimité pour parler du sujet. Sûrement plus que certains "scientifiques notoires", tels Monique SENE, dont je connais les travaux systématiquement à charge contre le Nucléaire depuis 25 ans, et qui travaillent principalement au fond de leur bureau, échafaudant des hypothèses et des conclusions pas toujours prouvées...mais toujours empreintes d’une certaine mauvaise foi .

Ce préambule étant fait, tu dois comprendre pourquoi je me suis senti trompé par toi, de par tes positions systématiquement anti nucléaires où j’ai senti beaucoup plus d’idéologie que de rationalité ! Or, tu m’avais habitué à l’objectivité et à la rationalité.

Je vais m’appuyer sur ton article de ce jour qui traite des déchets nucléaires, non pas en énumérant des hypothèses ou des suppositions comme d’autres le font, mais en m’appuyant sur des faits réels et avérés. Les chiffres que je cite sont des chiffres tirés des rapports EDF, AREVA, de la CRE (Commission de Régulation de l’Energie) et de la Cour des Comptes. Il ne me reste qu’à faire quelques multiplications et divisions simples qu’ Alzheimer ne m’empêche pas encore de faire...

Dernière précision : je ne suis guidé par AUCUN intérêt personnel ... Seul l’intérêt que j’ai pour la vérité me guide !

COUTS DU NUCLEAIRE

Dans son rapport 2012, la Cour des Comptes avait chiffré à 258 Milliards le coût total du Nucléaire( hors déchets et démantèlement ) depuis l’origine jusqu’en 2010...Hors, jusqu’en 2010, le Nucléaire avait produit en France environ 14 000 Milliards de KWH.....Ce qui met le KWH à : 258/ 14000 = 0,0185 Euros /KWH ( 18,5 Euros par MWH )

Même en doublant ce chiffre ( 258 Milliards pour les déchets et le démantèlement ce qui est considérable) on arrive à 37 Euros par MWH ! Ce qui est loin des 75 ou 90 Euros que je lis dans ton article de ce jour !

Il est question de 1 Milliards de travaux préconisés par l’ASN pour prolonger Fessenheim de 10 ans...En 10 ans les deux tranches de Fessenheim produiront 100 Milliards de KWH....Ce qui majorera le KWH de 1/100= 0,01 Euro ( 10 Euros par MWH .... Est-ce rédhibitoire quand on le compare au coût des énergies renouvelables que je donne plus bas ?..). S’agissant de Fessenheim a-t-on chiffré l’investissement en réseau nécessaire pour garantir la sécurité électrique de l’Alsace lorsque cette centrale sera arrêtée ?... Si elle s’arrête !

Quant à l’EPR, la tête de série ( toujours plus chère parce qu’elle essuie les plâtres ) de Flamanville , il devrait couter 8 Milliards....somme considérable, certes ! Oui, mais elle devrait produire 600 Milliards de KWH au cours de sa vie...ce qui met l’investissement à 8 / 600 = 0,0133 Euros par KWH ( 13, 3 Euros par MWH )....même en triplant ce coût ( +16 Milliards) pour l’exploitation, la maintenance, les déchets et le démantèlement on arrive à 40 Euros par MWH...loin des 90 Euros que je lis dans ton article !

D’ailleurs ces coûts sont cohérents avec le prix de vente des KWH nucléaires à " prix coûtant" que pratique Mr PROGLIO, vis à vis des producteurs privés et que lui impose la loi NOME : il vend à 42 Euros par MWH ! ...... et ce chiffre est contesté par ses clients, qui le trouvent trop élevé. Crois tu que Mr PROGLIO est homme à vendre à perte ?

COUTS DU RENOUVELABLE

Je lis dans ton article que l’éolien coûterait un peu plus de de 90 Euros par MWH .... Si on se réfère aux installations existantes, ( j’ai vérifié celles qui se trouvent dans ma région) les coûts sont proches de 180 Euros par MWH pour l’éolien terrestre et 250 Euros pour l’éolien marin ou le solaire ( Pour information le charbon est à peu près à 120 Euros / MWH) .. A noter que ces coûts ne comprennent ni la maintenance ni la déconstruction ( élevé pour les panneaux solaires qui contiennent des métaux rares très toxiques ).

Je passe sur les investissements en réseau supplémentaires qu’il est nécessaire d’ effectuer pour préserver l’intégrité de l’alimentation électrique . En effet, s’agissant d’énergies intermittentes, susceptibles de varier très brutalement sur un aléa climatique soudain, elles peuvent mettre en péril la stabilité du réseau électrique...

Et puis, mon cher Canard, est ce que tu t’éclaires ou tu ne te chauffes que lorsqu’il y a du soleil ou du vent... ?

Pourquoi les "grands médias" , à part Le Monde partiellement, ne nous informent-ils pas de l’arrêt du soutien des Gouvernements Espagnol et Anglais à l’énergie éolienne, jugeant que c’est un gouffre financier ?

Pourquoi, Canard, tu ne nous dis pas que 14 000 éoliennes sont entrain de rouiller aux USA ?

Pourquoi, tu ne nous dis pas que l’Allemagne, souvent citée en exemple vient de stopper son soutien financier à l’éolien, jugeant que c’était un gouffre financier ? Il faut dire que la "transition énergétique" de l’Allemagne vient d’être évaluée à 1000 Milliards ! Pourquoi tu ne nous ne dis pas qu’elle brûle massivement du charbon ( lignite ) pour remplacer les 8 réacteurs nucléaires qu’elle a arrêté (elle n’arrive pas à arrêter ceux qui restent ).... qu’un Allemand rejette trois fois plus de CO2 qu’un Français et paye son électricité 2 fois plus cher ?

Les Français ont, sur leur facture d’électricité, une rubrique CSPE ( Contribution au Service Public d’Electricité ) qui représentait en 2012 , environ 10 % du total...Cette CSPE comporte pour 60 % le surcoût lié aux énergies renouvelables ...

Selon la CRE ce surcoût va passer de 2, 8 Milliards en 2013 à 3,5 Milliards en 2014 ce qui devrait générer une augmentation de la facture de 2 % ( hors prix du KWH qui augmentera de son coté ) . 3,5 Milliards cela représente 5 % du CA d’EDF !...Si le solaire et l’éolien n’existaient pas la facture serait réduite d’autant !

Est ce opportun d’imposer ce surcoût aux Français en période de crise ? Au moment où on nous rebat les oreilles avec la compétitivité des entreprises, faut il alourdir inutilement leur facture d’électricité ?

D’autant plus que le développement de ces énergies donne du travail aux étrangers ( Chinois en particulier ) et les investisseurs, qui ont flairé le bon filon, sont aussi, pour la plupart étrangers ! Il parait ( à vérifier ) que même la mafia italienne a investi dans le domaine, en Allemagne, pour blanchir de l’argent sale !

Je crois avoir apporté suffisamment d’éléments, qui montrent que la politique énergétique choisie par le Gouvernement, à travers la "transition énergétique", pour faire plaisir aux "arrivistes" Verts nous conduit à une catastrophe économique....

SURETE NUCLEAIRE

Je te connais Canard...tu ne vas pas manquer de m’objecter que quels que soient les arguments économiques, la Sécurité n’a pas de prix...et tu auras raison ! Mais il faut pousser un peu plus loin l’analyse...

En tous domaines, le risque pris se mesure en multipliant les conséquences potentielles d’un accident par sa probabilité d’occurrence.

Pour ce qui concerne les conséquences d’un accident nous les connaissons à travers Tchernobyl et Fukushima ou tout au moins nous en avons une idée ! Je rappelle, tout de même qu’à Hiroshima et Nagasaki, la vie est aujourd’hui, 70 ans après, tout à fait normale.

Quant à la probabilité il est nécessaire de la réduire au maximum par la qualité de la construction, de l’exploitation, de la maintenance et...du contrôle.

Pour avoir exercé les fonctions d’ Inspecteur en Sûreté Nucléaire, je crois pouvoir affirmer que notre ASN est la meilleure au monde, de par son indépendance, sa compétence, sa rigueur et sa neutralité....Ce n’était pas le cas au Japon...et encore moins à Tchernobyl, où elle était inexistante.

Dans ton journal, cher Canard, tu fais référence à St Laurent des Eaux où une partie du cœur a fondu....Oui c’est vrai ...mais quelles conséquences pour l’environnement ? A ma connaissance, quasiment aucune...et c’est cela qui est important !

Là où tu dis la vérité, c’est lorsque tu dis nos réacteurs graphite gaz présentaient le même défaut que Tchernobyl : l’absence d’enceinte de confinement ......Mais ce qui est rassurant c’est que la France, a immédiatement pris la décision d’arrêter ses réacteurs graphite gaz après Tchernobyl : Bugey 1, Chinon 2 et 3, St Laurent 1 et 2...Et dans les deux ans, ils étaient tous à l’arrêt ......A noter que cette technologie avait été voulue par De Gaulle pour ne pas copier les Américains ...et leurs réacteurs à eau légère !

Tu nous parles aussi, à juste titre, des fusions du cœur à TMI et à Fukushima....Encore exact, mais il ne faut pas faire d’amalgame...Fukushima est un réacteur a EAU BOUILLANTE avec une enceinte de confinement légère qui n’a pas résisté aux explosions d’Hydrogène ( pourtant quelques temps auparavant Areva leur avait proposé des recombineurs d’Hydrogène que TEPCO a refusés, les jugeant trop chers .. Tous nos réacteurs Français en sont pourvus ) ....

Quand à TMI, l’accident confirme, en grandeur réelle, que le cœur d’un réacteur à EAU PRESSURISEE peut fondre presque entièrement SANS conséquence pour l’environnement ! Pourquoi ? Parce que l’enceinte de confinement a tenu...Au passage je t’informe que les enceintes de l’EPR sont encore plus résistantes que celles de TMI . Ce type de réacteur est le plus répandu au monde, et en France nous n’avons que ceux là !

Sachant qu’une probabilité n’est jamais nulle, le fait que JAMAIS il n’y a eu d’accident AVEC des rejets radioactifs sur un réacteur a EAU PRESSURISEE du type de ceux que nous avons en France, et qui est le plus répandu au monde, est plutôt rassurant pour notre pays !

CONCLUSION :

Mon cher Canard, j’ignore si je t’ai convaincu, mais j’espère au moins, t’avoir fait réfléchir.... Je te demande simplement lorsque tu t’empares d’un sujet, d’essayer de le traiter à charge ET à décharge ...... comme tu m’y avais habitué !

Je ne peux pas terminer sans te faire deux remarques :

-  le "lobby Nucléaire" si cher aux Verts n’existe pas ! Un lobby est, en général là pour défendre des intérêts privés...et le CEA est 100% public et AREVA et EDF sont à 85 % publics ! Alors que le "lobby privé renouvelable" est une réalité. Il est même soutenu par les Verts. 
-  le Professeur de Médecine Nucléaire Jean ARTUS du CHU de Montpellier, sommité internationale, qui n’a aucun lien, ni intérêt dans l’énergie nucléaire, écrivait, il y a quelques temps dans les journaux régionaux : "les écologistes mentent en matière de Nucléaire" ou encore "le Nucléaire est l’avenir de notre pays" !

Ne l’oublie pas, cher Canard quand tu parles de Nucléaire....

Avec toute ma sympathie....et peut-être, à nouveau, mes 1,20 Euros hebdomadaires !

Un lecteur ( un peu) averti

Dimanche 8 septembre 2013

- Communauté : Les blogs républicains

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Selon une annonce de vendredi [6 septembre 2013], un rapport sur l’ouverture à la concurrence des barrages hydroélectriques français doit être remis à la commission des affaires économiques de l’Assemblée nationale le 17 septembre, en séance à huis clos, par la députée socialiste de l’Isère Marie-Noëlle Battistel.

 

Sont concernés, pour 2020, des dizaines de barrages français actuellement gérés par EDF et GDF Suez (20 % du parc hydraulique, soit 5 300 mégawatts). La Cour des Comptes avait lancé un rappel à l’ordre pour leur mise en concurrence.

 

L’ancienne ministre de l’Énergie Delphine Batho s’y était opposée, la députée Battistel a dit ses craintes pour l’emploi et la compétitivité en France face au cadre « extrêmement contraignant » imposé par Bruxelles. Pourtant, appliquant les traités européens, le gouvernement a obtempéré, à la grande satisfaction du groupe allemand EON, qui exploite plus de six gigawatts de barrages en Allemagne, Espagne, Italie et Suède.

 

La CGT, pour qui « l’hydroélectricité doit rester sous maîtrise publique », dénonce « une parodie d’enquête » de la Cour des comptes dont l’argumentaire « ressemble étrangement à la note émanant de l’AFIEG(Association Française Indépendante de l’Électricité et du Gaz) ».

 

À l’argument selon lequel l’État y gagnerait des centaines de millions d’euros d’impôts, la confédération syndicale répond que l’État, actionnaire principal d’EDF, en 2012, a perçu 2,4 milliards de dividendes, liés aux résultats du groupe. Robert Gérenton, de la FNME-CGT craint l’impact sur la réglementation. Il envisage « un bras de fer avec Bruxelles ».

 

Source: POI

Les effets pervers de la transition énergétique en Allemagne


LE MONDE | 23.08.2013 à 13h36 • Mis à jour le 23.08.2013 à 15h25 |Cécile Boutelet


 

 

 

Berlin, correspondance. « Médiocre. » C'est la note sans appel attribuée par les industriels allemands à la chancelière Angela Merkel pour sa gestion de la transition énergétique, selon un sondage mené par l'Institut économique de Cologne IW, publié mi-août.

 

Si elle n'était pas formulée par ses amis politiques, cette ferme condamnation aurait pu coûter cher politiquement à la candidate chrétienne-démocrate. Car, avec l'accélération de la transition énergétique, deux ans après l'annonce surprise de la sortie anticipée du nucléaire en 2011, le bilan est peu reluisant. Ni les industriels, ni les consommateurs, ni l'environnement n'en profitent pour l'instant.


 

Cette transition énergétique se traduit en effet par une série d'effets pervers. Le premier est la hausse du prix de l'électricité en Allemagne. Les consommateurs et les petites et moyennes entreprises payent pour cette énergie un des tarifs les plus élevés d'Europe. La loi sur les énergies renouvelables de 2000 a créé une spirale inflationniste sur l'électricité, au point que les industriels s'inquiètent de la compétitivité du pays à moyen terme. Peu de politiques osent réellement porter l'estocade contre Angela Merkel sur ce dossier, tant il est complexe.

Lire la suite : Les effets pervers de la transition énergétique en Allemagne

ENVIRONNEMENT  le 25 Avril 2013

N’est-il pas urgent de sortir l’énergie de la loi du marché et de la concurrence ?


La transition énergétique pour un développement humain durable


Par Gilles Pereyron, secrétaire de l’ONG Droit à l’Énergie SOS Futur.


La France a lancé un grand débat national sur la transition énergétique, pour s’inscrire dans les enjeux mondiaux énergétiques et climatiques. Ce débat doit s’inscrire dans l’action souhaitée par Ban Ki-moon, secrétaire général des Nations unies : répondre au droit pour tous à l’énergie. Au sommet mondial de l’énergie, en janvier 2013, Ban Ki-moon a exhorté les gouvernements, le secteur privé et la société civile à soutenir l’initiative Énergie durable pour tous. Son appel suit l’Année internationale de l’énergie durable pour tous.


La demande mondiale d’énergie primaire augmentera de 33 % d’ici à 2035. Les énergies fossiles resteront dominantes à 75 % en 2035. Et, sans action politique majeure, l’Agence internationale de l’énergie (AIE) s’attend à une hausse de 20 % des émissions de CO2 d’ici à 2035, qui conduira à une augmentation de la température de 3,5 °C. Seul un mix des énergies permettra de préserver ressources et environnement, tout en répondant à la demande.


Le charbon, qui émet le plus de gaz à effet de serre (GES), talonnera le pétrole comme première source d’énergie mondiale dans cinq ans et devrait le dépasser d’ici dix ans, estime l’AIE. L’Inde et surtout la Chine expliquent en grande partie ce phénomène, mais l’Europe peine selon l’AIE à se priver de charbon. C’est le cas de l’Allemagne, son programme Sortir du nucléaire prévoit 30 nouvelles centrales à charbon. L’Allemagne émet actuellement 600 g CO2/KWh, 9,1 tonnes de CO2 par habitant, plus de 367 millions de tonnes de CO2 pour sa production d’électricité.

Lire la suite : N’est-il pas urgent de sortir l’énergie de la loi du marché et de la concurrence ?

Le Jeudi 11 avril 2013

Géopolitique nucléaire

Géopolitique nucléaire

 


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La bataille sino-russe du thorium


Par Vladimir Poluev


L’usage du thorium comme combustible alimentant les centrales nucléaires pourrait résoudre les principaux problèmes de sécurité et d’environnement liés à ce type d’activité. S’appuyant sur les anciens travaux du physicien français Edgard Nazare, des savants soviétiques ont élaboré de nouvelles technologies, mais n’ont pas eu le temps de les développer. Pékin, qui investit aujourd’hui massivement dans la recherche dans ce domaine, se positionne pour l’avenir.


Réseau Voltaire | Moscou (Russie) | 3 avril 2013


La Russie peut perdre son leadership sur le marché de l’énergie nucléaire. Cette première place ne peut pour l’heure lui être prise que par la Chine. Comme nous l’avons déjà écrit par ailleurs, si la Russie est aujourd’hui un leader reconnu en matière de construction de centrales nucléaires, la Chine se positionne sur ses talons : 30 centrales sont actuellement construites par la Russie et 26 par la Chine.


La Chine développe l’énergie nucléaire pour plusieurs raisons. D’abord, le pétrole est cher et son approvisionnement est source d’instabilité : près de la moitié de la consommation chinoise d’hydrocarbures est importée. Si l’on coupe les flux de transport, la Chine restera sans énergie. Ensuite, le charbon quant à lui est source de problèmes et est peu écologique : difficile à transporter, il conduit à de très importants rejets [de gaz à effet de serre] dans l’atmosphère et provoque plusieurs milliers de morts dans les mines chaque année. C’est pourquoi la Chine s’est concentrée sur l’énergie nucléaire, mais dans une direction très particulière.

Lire la suite : Géopolitique nucléaire

Le 1 Mars 2013

La capacité des parcs éoliens serait surestimée


Par Delphine Bossy, Futura-Sciences


Parce que les éoliennes perturbent le vent, elles réduisent l'efficacité de celles qui se trouvent en aval. La production d'un grand parc serait de ce fait bien moindre que les prévisions. C'est ce qu'affirment deux chercheurs américains.


Parce que l’éolien produit de l’énergie à partir du vent, il est souvent considéré comme une source d’énergie inépuisable. Sur les terres, l’éolien fournirait entre 56 et 400 TW. Mais comment estime-t-on l’énergie éolienne produite dans une région ou à l’échelle mondiale ? La plupart du temps, la capacité énergétique est évaluée en additionnant les capacités locales, en supposant que les parcs éoliens sont déployés sur une densité surfacique connue.


Toutefois, une nouvelle étude menée par les chercheurs Amanda Adams et David W. Keith suggère que les calculs surestiment largement la capacité énergétique des grands parcs éoliens. En effet, dans la plupart des études précédentes, les calculs ne prennent pas en compte l’influence que les turbines peuvent avoir sur la circulation atmosphérique de grande échelle. Or, dans un grand parc éolien, des centaines de turbines sont montées sur de grandes tours. Chaque éolienne crée une « ombre » derrière elle. Et dans cette traînée, le vent est ralenti par les pales.

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