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jeudi 18 mai 2017

L'impasse de l'hystérie anti-russe

Non seulement Nekrassov n'est pas mort, mais il semble avoir pris le pouvoir si l'on en croit le degré d'hystérie anti-russe qui s'empare de notre monde. Pour autant, cette politique est une impasse.
 
Un petit extrait, en dégustation gourmande, de cette excellente pièce de Sartre:
Pendant que Trump et Poutine tentent de désarmorcer le conflit en Syrie en mettant en place des zones de désescalade du conflit, le Congrès adopte un projet de loi prévoyant l'adoption de sanctions contre le régime d'Assad et leurs alliés, ce qui vise essentiellement l'Iran et la Russie, c'est-à-dire les pays qui luttent conte le terrorisme. Ces sanctions pourront être suspendues lorsque les avions syriens - et russes - ne voleront plus en Syrie. Il faut évidemment aider les alliés terroristes de la coalition américaine à faire tomber Assad, la lutte contre leterrorisme est secondaire:
"Assad’s crimes against humanity cannot go unanswered. With these new sanctions, we will continue to tighten the screws on the Syrian regime and its most prominent backers, including Iran and Russia,” Speaker Paul Ryan(R-Wis.) said in a statement
On soulignera que l'indignation est, par ailleurs, très sélective. Les massacres de civils par la coalition américaine en Irak ou saoudienne au Yemen ne sont jamais à l'ordre du jour ... 
 
Afin de continuer à compliquer la coopération russo-américaine, D. Trump est accusé d'avoir transmis des informations secrètes à Lavrov lors de leur discussion. Le président russe propose de remettre au Congrès l'enregistrement de la conversation. Et réagit avec beaucoup d'humour lorsqu'un journaliste revient sur la question:
 
 
V. Poutine se sent obligé de faire une "remarque" à Lavrov: celui-ci n'a pas partagé ces secrets, ni avec les services spéciaux, ni avec le président, ce qui n'est pas acceptable... Comment réagir en effet autrement que par l'humour face à une telle absurdité. Mais le Président russe a totalement raison de souligner que si la situation les faisait sourire au début, maintenant, elle les inquiète, car jusqu'où sont prêts à aller ces gens pour arriver à leur fin? 
 
La Une du Washington Post laisse songeur : quasiment entièrement consacrée à la Russie, qui devient le centre de la politique américaine.
Et c'est en effet la question-clé. Toute cette hystérie est parfaitement maîtrisée, graduée, entretenue et dosée. Mais dans quel but? Isoler la Russie dans ce Monde globalisé est impossible, la Russie n'est plus l'URSS. De ce point de vue, cette politique est une impasse, mais elle est la voie choisie pour maintenir l'hégémonie américaine envers et malgré tout, quitte à tout emporter dans sa chute.