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Après le premier tour des élections présidentielles

Une impasse mortifère : Pas une voix pour le FN !

 

Déclaration du réseau Faire Vivre et Renforcer le PCF

 

 
par  lepcf.fr
 

Ce premier tour de l’élection présidentielle laisse un goût amer. Les deux candidats qualifiés pour le second tour sont la candidate de l’extrême droite, du recul social et de la haine Marine Le Pen et le candidat du systéme, du patronat et des banques grand défenseur de l’empire européen, Emmanuel Macron. Le piège a bien fonctionné, chacun se nourrissant de l’autre.

 

De très nombreux citoyens dont beaucoup de jeunes ont pourtant cherché une issue en s’emparant du bulletin de vote en faveur de Jean-Luc Mélenchon, affirmant ainsi leur exigence d’une république sociale et solidaire, des services publics, d’une juste rétribution du travail, d’une émancipation de l’Union européenne et d’une France active pour la paix et libérée de l’OTAN. Cette mobilisation importante n’a cependant pas été suffisante pour s’imposer au second tour et ne doit pas masquer l’affaiblissement de la gauche renvoyée à un de ses plus mauvais scores, tandis que l’abstention a progressé depuis 2012.

 

La décision de ne pas présenter de candidat nous a largement effacés dans ce scrutin. L’engagement de Pierre Laurent en 2016 pour la participation à la primaire du PS, les tentatives de présenter Benoit Hamon comme un candidat acceptable pour toute la gauche, les appels à l’unité irréalistes au regard du bilan gouvernemental et des renoncements de la gauche depuis 1983, la défense obstinée du maintien dans l’Union européenne...tout cela rend le PCF inaudible.

 

Pour de nombreux communistes, le renvoi du rassemblement aux discussions de sommet, l’enfermement dans un modèle de l’union de la gauche qui n’a plus de sens alors que le parti socialiste cherche son avenir chez l’ultra libéral Macron, le tête à tête sans issue avec les insoumis...tout cela devient inssupportable. Pire que tout le manque de courage et l’opportunisme de notre direction, surfant sur les vaguelettes successives du feuilleton politique, incapable de porter une bataille communiste et d’affronter la bataille de classe, cherchant toujours la béquille lui permettant de survivre de plus en plus chichement alors que de nombreux communistes se battent dans des conditions difficiles pour que le PCF continue d’exister et conserve un ancrage populaire.

 

Dès le soir du premier tour, Pierre Laurent appelle à voter Emmanuel Macron avant même que le Conseil National se soit réuni et que les communistes aient pu s’exprimer sur ce point qui fait beaucoup discuter dans nos organisations de base. Ne tirant aucune leçon de ces derniers mois et contre toute analyse réelle de la situation, le mythe de « l’unité de la gauche qui pourrait ainsi être victorieuse aux législatives » est relancé et un nouvel effacement du PCF programmé sous ce prétexte. Nous avons pourtant un réel espace dès aujourd’hui si nous nous engageons dans une bataille offensive autour de nos candidats aux élections, pas pour une majorité de gauche mais pour des députés porteurs des aspirations et des combats populaires, outils de résistance face au capital et aux lois réactionnaires, porteurs d’une démarche qui privilégie l’action populaire plutôt que la représentativité.

 

Si tous les communistes sont d’accord pour dire qu’aucune voix ne doit aller au Front national, ils savent aussi qu’il faut beaucoup plus qu’un vote Macron pour empêcher la progression de l’extrême droite. Allons donc plus loin : projet, lutte, organisation...construisons les outils dont la classe ouvrière d’aujourd’hui a besoin pour construire son émancipation. Regardons avec lucidité le fossé qui s’est creusé entre nous et les catégories populaires au fil de nos choix stratégiques et d’organisation. Le résultat en est l’imposture de Marine Le Pen pouvant se présenter comme porteuse des aspirations de la classe ouvrière.

 

La stratégie poursuivie depuis bientôt 20 ans nous a bel et bien conduit dans une impasse mortifère que le résultat de Jean Luc Mélenchon à la présidentielle ne fait que souligner car c’est sur notre renoncement qu’il tente d’installer une nouvelle force qui renvoie le communisme au passé.

 

Conscients des combats difficiles qui s’annoncent, de nombreux communistes souhaitent un débat fraternel et sans tabou ni à priori. Ouvrons le en grand à la rentrée avec une assemblée nationale des délégués de section.

 

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