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15 mai 2017

Marion Mourgue, Edouard Philippe, un enfant de Juppé et de Rocard

 

"Ce fidèle soutien d'Alain Juppé, nous dit Marion Mourgue, aujourd'hui député-maire LR du Havre, est venu à la politique... par Michel Rocard et le Parti socialiste. On est alors en 1990, il milite au Parti socialiste. «J'avais grandi dans un milieu plutôt à gauche où l'on votait socialiste, et il y avait chez lui un côté social-démocrate assumé qui m'allait bien», confiait Édouard Philippe au Point en juillet 2016 pour rendre hommage à Michel Rocard, dont il se «sentait proche» politiquement. «Et il avait également une forme d'exigence intellectuelle qui me plaisait», poursuivait le petit-fils de Lucien, qui a travaillé aux Docks du Havre. C'est «Rocard, qui avait largement conditionné mon intérêt pour la vie politique, et Juppé, qui est celui qui, pour moi, incarne le mieux ce que doit être un responsable politique et un président», décrivait-il..."

 

Reprenons l'article de Marion Mourgue..

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Michel Peyret


PRÉSIDENTIELLE 2017

Édouard Philippe, un fils spirituel de Juppé au service de Macron

 

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PORTRAIT - Député-maire LR du Havre, Edouard Philippe devient à 46 ans chef du gouvernement d'Emmanuel Macron. Fidèle soutien d'Alain Juppé, il était à ses côtés pendant la primaire.

 

«Quand ça change, ça change… Faut jamais se laisser démonter.» Le nouveau chef du gouvernement Édouard Philippe, nommé lundi à 14h30, est un adepte des Tontons Flingueurs, qu'il cite allégrement. Comme ce 11 janvier 2017, dans une chronique pour Libération, en faisant parler le majordome du Mexicain desTontons Flingueurs, Jean. C'était il y a quatre mois, un monde en politique. Il sait aujourd'hui que sa nomination crée des remous à droite risque de faire exploser son parti et qu'on «va le retrouver, éparpillé par petits bouts, façon puzzle» pour paraphraser Audiard.

 

Ce fidèle soutien d'Alain Juppé, aujourd'hui député-maire LR du Havre, est venu à la politique... par Michel Rocard et le Parti socialiste. On est alors en 1990, il milite au Parti socialiste. «J'avais grandi dans un milieu plutôt à gauche où l'on votait socialiste, et il y avait chez lui un côté social-démocrate assumé qui m'allait bien», confiait Édouard Philippe au Point en juillet 2016 pour rendre hommage à Michel Rocard, dont il se «sentait proche» politiquement. «Et il avait également une forme d'exigence intellectuelle qui me plaisait», poursuivait le petit-fils de Lucien, qui a travaillé aux Docks du Havre. C'est «Rocard, qui avait largement conditionné mon intérêt pour la vie politique, et Juppé, qui est celui qui, pour moi, incarne le mieux ce que doit être un responsable politique et un président», décrivait-il.

 

Né il y a 46 ans à Rouen d'un père professeur de français, Édouard Philippe, élève de classe prépa en hypokhâgne, diplômé à Sciences Po-Paris en 1992 puis à l'Ena - à chaque fois il s'y est repris à deux fois -, promo Marc Bloch, il sort dans «la botte», les quinze prestigieuses places du classement final. Il choisit le Conseil d'État et se spécialise dans le droit des marchés publics. Dès 1995, il se rapproche d'Antoine Rufenacht, le maire du Havre jusqu'en 2012, puis participe à la création de l'UMP aux côtés d'Alain Juppé. Édouard Philippe ne le quittera plus et se définira comme «indéfectiblement lié» à lui. Leur collaboration va durer quinze ans. Même quand Alain Juppé, condamné en 2004 dans l'affaire des emplois fictifs du RPR, doit démissionner de la présidence de l'UMP. Édouard Philippe, alors directeur général des services de l'UMP, rejoint un cabinet d'avocats dans le privé mais reste en contact avec l'ancien premier ministre. Ils retravaillent brièvement ensemble en 2007 quand Alain Juppé reste un mois ministre de l'Écologie. Battu aux législatives, il doit quitter le gouvernement. Édouard Philippe devient directeur des affaires publiques d'Areva. Un poste qu'il occupe jusqu'en 2010, date à laquelle il prend la succession d'Antoine Rufenacht à la mairie du Havre. Sa carrière politique est lancée.

 

Fan de Bruce Springsteen et de Kubrick

 

Il fait naturellement partie de l'aventure des primaires aux côtés d'Alain Juppé dont il devient le porte-parole. «Que nous laisse-t-il? Une forme de mystère et l'essentiel: l'ambition de parler juste et d'agir bien, le souci de rassembler, le refus des facilités démagogiques, la primauté du fond, le sens de l'État. Et la niaque d'être à sa hauteur», écrit-il le 8 mars dans , «Alain Juppé, sa révérence à lui». S'il était convaincu que le maire de Bordeaux était le meilleur choix pour l'Élysée, il s'interrogeait parfois pendant la campagne sur le choix final des Français et la volonté de passer à une nouvelle génération. Après la primaire, le juppéiste avait été intégré à l'équipe de François Fillon au nom du rassemblement. Il avait finalement claqué la porte du QG le 2 mars, après l'annonce de la mise en examen du candidat, évoquant un «souci de cohérence». «J'ai soutenu François Fillon après la primaire, parce que c'était le principe même de la primaire. Cela me semblait la meilleure façon de défendre des valeurs et des idées auxquelles je crois. Depuis quelques jours, on a changé de tonalité, on est revenu sur des engagements qui avaient été pris», énonçait-il alors. Avec Gérald Darmanin et une quinzaine d'autres élus locaux, Édouard Philippe a publié plusieurs tribunes dans L'Opinion pour dénoncer le faible niveau de la campagne présidentielle.

 

Ami d'Emmanuel Macron depuis 2011, le maire du Havre, une ville presque entièrement détruite pendant la Guerre, partage avec le nouveau président le souci de ne pas oublier l'Histoire. Passionné de musique, en particulier de Springsteen (il aime tout particulièrement The River, sa chanson fétiche) et fan des films de Kubrick, il aime aussi les séries et la Sicile. Le nouveau premier ministre a aussi écrit deux romans (L'Heure de vérité, en 2010, et Dans l'ombreen 2011) avec son ami Gilles Boyer, directeur de campagne d'Alain Juppé. Pendant la primaire, il combattait le stress en suivant un entraînement de boxe. Une façon de garder son «self control». À Matignon, il pourra continuer. Manuel Valls a fait installer une petite salle pour pratiquer le même sport.

Marion Mourgue

Posté par Michel Peyret