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Politique française 2017

Géographie :

 

Publié le 27 Mars 2017

La Guyane est une île* (Macron).

Oui, comme l'Île de France,

un peu moins que Strasbourg

plutôt comme l'Ille et Vilaine.

Géographie :

* « Mon premier mot est celui d’un appel au calme parce que bloquer les pistes d’aéroport, bloquer les décollages, parfois bloquer le fonctionnement de l’île, ne peut être une réponse apportée à la situation ». (E.Macron- texto)

Pepy, la soif de casser

 

Publié le 27 Mars 2017

le service public,

il veut l'assécher

 

Pepy, la soif de casser
 
 

Les 8 arguments du PDG de la SNCF pour supprimer les trains de nuit sont bidons

Les 8 arguments du PDG de la SNCF pour supprimer les trains de nuit sont bidons

Guillaume Pépy, PDG de la SNCF, défend sa " nouvelle géographie ferroviaire " prévue pour cet été 2017. Sur France Inter, il a enchaîné les arguments pour justifier la disparition des train...

 

http://www.streetpress.com/sujet/1490264677-8-argument

La Grande table (2ème partie) par Olivia Gesbert
du lundi au vendredi de 12h55 à 13h30

Frédéric Lordon, la concurrence des souverainistes

 

 

 

Publié par  El Diablo

 

GUYANE : Grève générale le 27 mars 2017 , à l'appel de 37 syndicats regroupés au sein de l'Union des travailleurs guyanais (UTG)

source photo : Guyane 1ère sur facebook

source photo : Guyane 1ère sur facebook

Depuis plusieurs jours, la grogne des Guyanais s'est transformée en vive protestation et les blocages se multiplient un peu partout dans la région. Alors que le gouvernement espère l'apaisement, une grève générale est prévue pour le 27 mars.

Depuis plusieurs jours, la Guyane est le théâtre de vifs mouvements sociaux et de blocages : les habitants dénoncent la situation de la région, qui souffre de graves défaillances en matière notamment d'éducation, de santé et de sécurité. Alors qu'une grève générale est annoncée pour le 27 mars, à l'appel de 37 syndicats regroupés au sein de l'Union des travailleurs guyanais (UTG), le gouvernement français ne parvient pas à apaiser le climat de tension extrême qui règne sur place.

[…]

LIEN VERS LA SUITE DE L’ARTICLE CI-DESSOUS :

GUYANE : Grève générale le 27 mars 2017 , à l'appel de 37 syndicats regroupés au sein de l'Union des travailleurs guyanais (UTG)
26 mars 2017

Les faits sont têtus

Quand les socialistes « rafistolent » les propos de Fabius sur leurs alliés d'Al-Nosrah

 

Source http://www.algeriepatriotique.com/tags/fabius

 

La France cherche à se dépêtrer du dossier fangeux syrien. Maintenant que les dés sont jetés et que la Syrie s'approche de la victoire finale contre les groupes terroristes, les socialistes, mal barrés à quelques encablures de la présidentielle, «rectifient» les propos de Laurent Fabius via leur journal Le Monde. Le journal tente un exercice de syntaxe périlleux, mais s'emmêle les pinceaux en voulant sauver la face ; il joue sur les mots et remet les propos de l'ancien ministre des Affaires étrangères dans leur soi-disant contexte.

 

Le Monde trouve, en effet, «pour le moins trompeur de résumer la position du ministre en décembre 2012 à un ‘‘Fabius a dit qu’Al-Nosra faisait du bon boulot en Syrie’’». Il nous demande de replacer cette déclaration dans son contexte. Or c’est justement le contexte d’alors, à un moment où les ennemis de la Syrie avaient l’illusion que le «régime» allait tomber, qui explique chez Fabius l’aveuglement qui l’a autorisé à oser cette énormité consistant à faire l’apologie d’un groupe terroriste. Et c’est toujours le contexte, mais actuel, qui pousse les socialistes discrédités sur toute la ligne dans la guerre terroriste menée contre la Syrie à faire machine arrière et à chercher à tromper l’opinion en donnant une interprétation tirée par les cheveux à des paroles qui exprimaient parfaitement la pensée de Fabius et de ses amis «socialistes». Il faut se rappeler que les «socialistes» sous Mitterrand ont tout fait pour que le FIS dissous prenne le pouvoir en Algérie. C'est donc une habitude chez eux !

 

Il faut croire que Le Monde est le seul à avoir «bien compris» le sens de cette phrase de Fabius entrée dans l’histoire. Un lecteur français qui a commenté l’article du journal a eu raison de penser que Le Monde se donne «beaucoup de mal dans cet article pour tordre la réalité et tenter de disculper une politique proche orientale persistante qui s'est révélée très mauvaise et finalement désastreuse face à Daech». Mais ce n’est pas en pleine période électorale qu’il faut s’attendre à ce que le gouvernement Hollande reconnaisse que sa diplomatie a fait «tout faux» dans la gestion de l’affaire syrienne, confirmant une démarche commencée avec l’ingérence catastrophique en Libye pour assassiner Mouammar Kadhafi et placer ce pays dans un chaos destructeur dont l’impact empoisonne la vie des populations de la région.

 

Le candidat à l’élection présidentielle française, Emmanuel Macron, qui cultive l’ambigüité en tout, a été obligé de reconnaître que la libération d’Alep a été une défaite pour la France, en fait pour les atlantistes de France, et non pas pour le peuple français qui n’a rien à voir avec l’ingérence du gouvernement de François Hollande, qui a pris position dans ce conflit du côté des groupes terroristes opérant en Syrie. Ce gouvernement n’a pas pu, et ne pouvait pas de toutes les façons, empêcher la libération d’Alep par l’armée syrienne, qui en a chassé les terroristes fin décembre 2016 et va bientôt les bouter hors de Rakka, avant de sortir les mercenaires de toute la Syrie pour les renvoyer dans leurs pays d’origine. C’est cela qui inquiète Le Monde.

 

Houari Achouri

 

note de JF : Que disait macron à l'époque que dit-il maintenant ?

Les lois, la morale, la tête et les jambes

 

Publié le 26 Mars 2017

d'Eric Cantona

 

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A propos de K Benzéma exclu de l'équipe de France après avoir été mis en examen: 

 

"La France est un pays vraiment étrange. Si vous êtes accusé, vous êtes exclu indéfiniment de l'équipe nationale de football, mais vous pouvez encore vous présenter à l'élection présidentielle." 

 

Et celle ci, pour enfoncer le clou ,en référence à un match amical entre la France et la Tunisie, en 2008, qui avait été largement commenté par la classe politique.

 

"François Fillon a un jour suggéré d'annuler un match si des gens manquaient de respect à l'hymne national,

 

Je suggère que nous annulions l'élection quand les candidats se montrent irrespectueux envers la morale et l'éthique."

Rédigé par Canaille Lerouge

Les pratiques policières sous toutes les latitudes

 

Publié le 25 Mars 2017

A Cayenne comme à Paris les socialistes montre leur nature réactionnaire 

 

Rédigé par Canaille Lerouge

La Guyane dit stop ça suffit

 

Publié le 25 Mars 2017

La cocotte minute guyanaise 

en passe d'exploser

la grève générale est décidée

 

Image associée

Canaille le Rouge reprend ici tel que communiqué par l'Humanité la dépêche d'une agence qui ne sera pas nommée puisqu'elle n'aime pas les blogueurs.

 

Ce texte est un peu court tant il fait l'impasse sur la première initiative prise par le préfet pour engager le dialoguequi aura été de transfuser un escadron de gardes mobiles depuis les Antilles et de mettre la légion étrangère en état d'alerte. A-t-il l'intention de lubrifier les relations sociales au lance flamme ?

 

Dès hier (le courroux de Kourou), Canaille le Rouge alertait sur le danger d'une escalade dont ont sait qu'elle est d'autant plus facile que ceux qui possède les leviers de la violence sont loin de la métropole et que le racisme est un des ferment de la crise. 

 

Les 37 syndicats réunis au sein de l'Union des travailleurs guyanais (UTG) ont voté samedi à l'unanimité la grève générale, à compter de lundi sur ce territoire ultramarin confronté à un mouvement social, a annoncé à l'AFP le secrétaire général de l'UTG, Albert Darnal.

Alors que la Guyane est touchée depuis plusieurs jours par un mouvement social d'ampleur, cette grève générale a été décidée pour protéger les salariés grévistes dans des secteurs très divers, a précisé M. Darnal. Cette annonce intervient alors qu'une mission interministérielle, dépêchée par le gouvernement et conduite par Jean-François Cordet, conseiller maître à la Cour des comptes et ancien préfet de Guyane, doit arriver dans l'après-midi à Cayenne.

Elle est également composée de plusieurs hauts fonctionnaires connaissant bien la Guyane et issus de différents ministères, dont Michel Yahiel, commissaire général de France Stratégie et ex-conseiller social de François Hollande. Un peu plus tôt, à Paris, le Premier ministre Bernard Cazeneuve avait appelé à "l'apaisement" et au "dialogue" en Guyane. "J'appelle à l'apaisement, j'appelle au calme, j'appelle au dialogue parce que rien ne se construit dans le désordre et l'affrontement", a-t-il déclaré en marge d'une visite au Salon du livre, à Paris.

"Nous avons pris des dispositions de manière à ce que le dialogue puisse s'engager en Guyane, que nous puissions prendre des mesures le plus rapidement possible qui doivent être prises", a souligné le chef du gouvernement. "La situation est toujours tendue. Nous n'avons plus de barrages sauvages, mais ça reste compliqué", a pour sa part déclaré à l'AFP la ministre des Outre-mer Ericka Bareigts.

Elle a souligné que la mission interministérielle devait notamment examiner les demandes de "court et moyen termes". "Par exemple, nous tenons à souligner qu'il n'y aura pas de retrait de la Croix Rouge du centre médical de Kourou", a-t-elle insisté Une dizaine de barrages obstruaient depuis jeudi une dizaine de ronds-points stratégiques du littoral guyanais, bloquant notamment l'entrée de Cayenne.

Ce mouvement de protestation regroupe des salariés d'EDF, des collectifs contre l'insécurité, un collectif dénonçant l'insuffisance de l'offre de soins et les retards structurels en matière de santé, ou encore des socio-professionnels et des transporteurs. Les manifestations et blocages ont notamment conduit Arianespace à ajourner le lancement de la fusée Ariane 5, vitrine économique du territoire. Le rectorat a décidé de fermer les établissements scolaires jusqu'à nouvel ordre.

Pratique coloniale, intimidation policière, le proconsul de Beauvau a ainsi placé la barre :

 

"« On a procédé à une sommation très claire à l’attention des manifestants pour leur dire que le centre spatial est une zone protégée et qu’il n’est pas possible de les laisser passer. Les manifestants n’ayant pas entendu, on a utilisé des moyens lacrymogènes pour éviter une confrontation, c’est une règle d’usage », a osé le directeur de cabinet du préfet."

 

Tout ce qu'il faut pour apaiser les tensions. Les travailleurs ne se sont pas laissés impressionner et Kourou est bloqué, le sous préfet à gagné à ce  Arianespace ajourne le lancement d’une fusée.

Parmi les revendications montrant résonance et convergence avec la situation métropolitaine, les Guyanais revendiquent le gel de la vente de l’hôpital de Kourou par la Croix-Rouge à un opérateur privé, et des mesures contre l’insécurité dans la ville.

 

Les grévistes d’EDF réclament des recrutements pour combler des dizaines de postes vacants – selon le syndicat – , et des investissements dans un territoire où les coupures sont fréquentes et où en 2017 des milliers d’habitants n’ont pas l’électricité.

Guyane : le courroux de Kourou et le syndrome Guy Mollet

 

Publié le 24 Mars 2017

ou quand Alger 56 rattrape

Blummollet 2017

et son Jean Gilbert-Jules*

 

*Ministre de l'intérieur du gouvernement Guy Mollet de 1956 à 1957

 

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La Guyane est paralysée depuis plusieurs jours par un mouvement social de grande ampleur, qui met le département à l'arrêt, et a notamment empêché l'atterrissage de deux avions, jeudi, et conduit au report du lancement d'une fusée Arianespace.

 

Le transfert de la fusée vers son pas de tir n'a jamais pu être mis en œuvre à cause d'un barrage à l'entrée du Centre spatial guyanais à Kourou, et d'une grève au sein de la société Endel, qui assure le transfert.

 

Si un accord a été trouvé mercredi entre la direction d'Endel et ses salariés, portant sur la revalorisation des salaires, le blocage du site se poursuivant, le directeur du Centre spatial guyanais a annoncé, après trois reports successifs, qu'il n'y aurait "pas de lancement tant que la situation sociale ne serait pas réglée".

 

La mobilisation a pris une dimension plus large pour dénoncer des problèmes de santé, d'éducation, d'économie et de sécurité. Sont aussi bloqués le Grand port maritime, la collectivité territoriale de Guyane, la préfecture et les axes routiers.

 

Les barrages, notamment à l'initiative du syndicat UTG (Union des travailleurs guyanais)-CGT, rassemblent pêle-mêle des salariés d'EDF en grève, des personnels du centre médico-chirurgical de Kourou inquiets d'un désengagement de La Croix Rouge qui gère l'établissement, un collectif qui réclame un commissariat à Kourou

 

Les établissements scolaires sont fermés, sur ordre du rectorat. 

 

La ministre des Outre-mer a appelé jeudi à la levée des barrages, a proposé des discussions à Paris autour de l'économie, de la santé et de la sécurité, principaux sujets de revendication. Vieille pratique coloniale "venez à Paris".

 

Mais en Guyane, les manifestants, qui organisent des barrages bloquants depuis lundi, "ont fait part de leur refus d'une négociation à Paris".

 

Preuve de la puissance du mouvement, alors que le "Pacte pour l'Avenir de la Guyane", promis par François Hollande en 2013 n'est toujours pas signé, les députés et sénateurs de Guyane tous inféodés au patronat local, qui avaient demandé mercredi un plan Marshall, ont jugé "inconcevable de demander aux manifestants de (...) lever les blocages pour venir s'entretenir avec les cabinets ministériels dans les bureaux parisiens".

 

cela permet d'estimer ici la puissance du mouvement.

 

Oui, la Guyane est en colère.

 

Tout va mal dans cette puissance coloniale maintenue sous perfusion pour les patrons  qui comme en France sont loin d'être au premier rang des victimes. Ils doivent faire face à la colère sociale et, les concernant, aux contradiction du capital financier.

 

Pour la masse des Guyanais, c'est le rejet des années de mise sous temesta et son maintien dans la misère et des politique d'assistanat annoncée à chaque poussée de colère.

 

La population n'en peu plus. c'est la colère qui gronde.

 

Seule mesure immédiate visible : 

 

Blummollet, pour sa fin de mandat, a été chercher dans les archives les vieilles recettes de Mollet Guy. L'histoire démontre combien elles sont dangereuses.

 

Alors que l'urgence est d'écouter et répondre aux urgences des Guyanais, Cazeneuve et son patron face à la colère n'ont comme idée que de protéger Kourou :

 

« Deux cents hommes » ont été déployés sur les villes de Kourou et Cayenne selon Laurent Lenoble, directeur de cabinet du préfet, lequel annonce l’arrivée vendredi d’une « quarantaine » de gendarmes mobiles en renfort depuis les Antilles, acheminés par « des vols militaires réquisitionnés ».

 

La légion, continuellement en poste dans la ville de Kourou pour sécuriser les missions spatiales, a été stratégiquement postée il y a plusieurs jours pour défendre le centre spatial guyanais (CSG) en cas de besoin.  

 

Vieux réflexe colonialiste, quand le PS entend le mot colère dans les terres hors frontière, il sort ... sa Légion Etrangère.  

 

Cela dit, outre sa solidarité avec les travailleurs guyanais (Canaille le Rouge n'a pas plus d'inclination pour les patrons d'outre atlantique que pour ceux d'ici) première leçon : l'élection présidentielle comme toute les autres n'est pas un obstacle aux luttes pour les revendications et une fois de plus l'état d'urgence sert au pouvoir à mobiliser contre les luttes sociales.

 

Restons vigilant ici pour interdire toute répression du mouvement social là bas, ce sera la première expression de solidarité indispensable, d'autant que nous savons que pour pouvoir et patronat la vie d'un travailleur de Guyane a encore moins de prix là bas que celle d'un gamin issue de l'empire coloniale ici. C'est dire le niveau de risque et la mobilisation des forces militaires historiquement liées à la répression coloniale ne peut pas ne pas nous inquiéter.

 

Rédigé par Canaille Lerouge

Publié par El Diablo

De plus en plus de PAUVRES dans les HAUTS-DE-FRANCE : le désastreux bilan du quinquennat Hollande

 

pour agrandir le texte, lien ci-dessous:

pour agrandir le texte, lien ci-dessous:

 

[jpg] PAUVRETE-LA-VOIX-DU-NORD-23MARS2017

 

SOURCE:

Pauvreté : Du discours aux réalités, le parti socialiste face à son bilan libéral !!! - Le blog de Hervé Poly

Pauvreté : Du discours aux réalités, le parti socialiste face à son bilan libéral !!! - Le blog de Hervé Poly

Blog de Hervé Poly, secrétaire de la fédération communiste du Pas-de-Calais. Point de vue sur la situation internationale, nationale.

 

http://www.hervepolypcf62.com/2017/03/pauvrete-d

Publié par  El Diablo

MACRON: le vrai (et vilain) visage du PS

source photo : l'Obs

source photo : l'Obs

« Comment pouvez-vous titrer ça alors que c’est Hamon qui a gagné la primaire socialiste ? N’avez-vous pas entendu Macron lui-même affirmer qu’il n’était ni de droite ni de gauche ? La preuve, il a même le soutien de Bayrou » … On souffle, on se détend… Mais ça pourrait piquer un peu quand même.

Vendredi dernier, sur France Inter, était reçu Richard Ferrand. Peu de gens le connaissent alors petit rappel : Richard Ferrand est secrétaire général d’En Marche ! le mouvement d’Emmanuel Macron, depuis octobre dernier. Autrement dit, il est le “chef” désigné de ce mouvement. Et il est aussi… membre du PS et député du Finistère. Vous allez me dire : “ok, bon, il partira du PS…” Et bien non ! Car il a été investi par le PS pour être candidat aux prochaines législatives ! Oui, tout comme tout plein d’autres socialistes qui lâchent Hamon les uns après les autres pour afficher leur soutien à Macron tout en continuant à s’afficher PS : Gérard Collomb, le très influent maire de Lyon, Ségolène Royal, Stéphane Travers (un fervent défenseur de la casse du droit du travail), le très en vue Jean-Marie Le Guen qui ne cachait pas sa préférence pour le programme de Macron avant même que ce programme n’ait été dévoilé, ou encore Manuel Valls qui brandit la menace de rejoindre son ancien ministre… Et je pourrais en citer beaucoup d’autres comme mon propre député Jacques Cresta qui a passé le dernier quinquennat à genoux devant Hollande… A ce rythme-là, c’est tout le PS, à part Hamon et deux ou trois lieutenants impopulaires (Myriam El Khomri par exemple) qui rejoindront Macron plus ou moins officiellement.

Une stratégie de longue date

Cela fait au moins un an que le PS sait qu’il ne peut pas, sous sa propre étiquette, garder le pouvoir. Hollande ayant perdu toute crédibilité, il était impératif de trouver un candidat qui ne soit pas directement associé au PS. A ce titre, Macron est idéal. Il n’est plus membre du PS (nb : il l’a été de 2006 à 2009) et, aux yeux du grand public, il est trop neuf en politique pour être catalogué dans tel ou tel parti. De fait, même sa participation au gouvernement de Manuel Valls à un poste pourtant clé (Ministre de l’économie et des finances) est minimisée pour ne pas alerter l’opinion publique…

Il ne faudrait pourtant pas oublier que Macron était dans l’entourage de Hollande dès 2012 en tant que secrétaire général adjoint de l’Elysée. A ce titre, il est l’un des artisans principaux du CICE (crédits d’impôt alloués aux entreprises, sans contrepartie, et proportionnels au nombre de salariés. Les très grandes entreprises étant donc fortement favorisées) et du Pacte de responsabilité qui contient lui aussi des mesures avant tout favorables aux très grandes entreprises, non pas pour encourager les embauches mais, là encore, pour leur permettre d’engranger davantage de bénéfices (dont 80% vont dans la poche des actionnaires). Bref, il est l’un des principaux inspirateurs de la politique économique menée par Hollande pendant 5 ans. Politique dont on connaît le résultat social désastreux : hausse constante du chômage et de la pauvreté, augmentation inquiétante du travail précaire (CDD et temps partiels, aux dépens des CDI qui ne représentent plus que 20% des embauches), conditions de travail dégradées dans les services publics (notamment dans les secteurs de la santé, de l’éducation et la sécurité).

Ainsi, Emmanuel Macron n’incarne pas le moindre changement (encore moins une “révolution”, malgré le titre de son livre…), mais au contraire la continuité des politiques d’austérité menées par Sarkozy puis Hollande, sous l’autorité de l’Union Européenne. Ce n’est d’ailleurs pas un hasard si son programme (enfin dévoilé mais rendu volontairement incompréhensible pour la plupart des gens) vante les bienfaits de l’Europe actuelle, et par conséquent des Traités qui nous astreignent à ces politiques d’austérité.

En marche… arrière !

Et là, vous me dîtes : “Mais si ce que tu écris est vrai, alors pourquoi Bayrou qui est centre-droit a rejoint Macron ? Et pourquoi Hamon est présenté comme le candidat du PS ? “. Revenons donc à l’élection présidentielle de 2007, lorsque Macron est adhérent du PS. Le jeune Emmanuel est alors proche des “Gracques”, un lobby mené par Jean-Pierre Jouyet, un énarque qui a travaillé entre autres avec François Fillon et François Hollande ! Jouyet est également un proche de Macron. En 2007 donc, les “Gracques” font campagne pour une alliance François Bayrou-Ségolène Royal. S’il est difficile de connaître avec précision qui composait ce lobby, on connaît tout de même quelques noms :

Denis Olivennes : aujourd’hui Président de Lagardère Active, pôle médias du groupe Lagardère : 11 chaînes de télévision, 3 radios (dont Europe1) et 37 journaux (dont Paris Match et le Journal du Dimanche), après une carrière aussi remplie qu’agitée : Cour des Comptes, conseiller de Pierre Bérégovoy (lorsque ce dernier fut Ministre de l’économie et des finances puis Premier ministre avant d’être lourdement mis en cause dans une grosse affaire de corruption et retrouvé mort, tué par l’arme à feu de son garde du corps. L’enquête conclura à un suicide), dirigeant successivement de Air France, Numéricable, Canal+, la Fnac, le Nouvel Observateur, Europe1…

Matthieu Pigasse : homme d’affaires proche de DSK, Fabius, Royal ou encore Valls ; actionnaire, entre autres, du groupe Le Monde (la vente avait d’ailleurs été orchestrée par Macron) et du Huffington Post. Il est aussi l’un des dirigeants de la grande banque d’affaires franco-américaine Lazard. Banque privée qui, malgré un évident conflit d’intérêts, a supervisé la création de la Banque publique d’investissement (qui n’est en fait pas une vraie banque, elle emprunte aux banques privées et son “étrange” fonctionnement pourrait faire l’objet d’une longue analyse critique – que je ne ferai pas, parce que j’ai pas envie !).

Bernard Spitz : président de la Fédération Française de l’Assurance qui regroupe la Fédération française des sociétés d’assurances et le Groupement des entreprises mutuelles d’assurance. Il préside aussi le pôle international et Europe du MEDEF (lui-même dirigé par Pierre Gattaz, soutien affiché de Macron). Avec un tel CV, on comprend pourquoi le programme de Macron insiste autant sur la baisse des cotisations sociales ou la retraite par points qui délèguent une large partie de notre protection sociale (santé, retraites…) aux assurances privées…

François Villeroy de Galhau : gouverneur de la Banque de France (nommé par François Hollande), il siège aussi (entre autres) au conseil des gouverneurs de la Banque Centrale Européenne et à la “commission pour la libération de la croissance française” dirigée par… Jacques Attali ! Oui, le fameux Jacques Attali, conseiller des Présidents Mitterrand, Sarkozy et Hollande. Jacques Attali qui fit entrer Macron dans le “grand monde”. D’abord en le recrutant dans la triste “commission Attali” qui inspira la politique de Sarkozy, puis en le faisant entrer à la banque Rothschild (qui fera de Macron un millionnaire) …

Et voilà comment, en tirant fil par fil, on met à nu le réseau de Macron : les grandes banques privées, les médias, les grandes sociétés d’assurances, le MEDEF, la BCE, les hommes d’influence qui ont conseillé nos dirigeants politiques ces 30 dernières années, et la plupart des plus riches hommes d’affaires français… Car il ne faut pas oublier que le réseau de Macron comprend aussi des gens comme François Pinault (multimilliardaire et propriétaire du groupe Artemis qui contrôle, entre autres, l’hebdomadaire Le Point et de nombreuses marques de luxe comme Yves Saint-Laurent), Vincent Bolloré (patron notamment de Vivendi, du groupe Canal+ ou encore de l’institut de sondages CSA et… fossoyeur de I-Télé devenue CNews), Bernard Arnault (deuxième fortune française, patron de LVMH, propriétaire du journal Les Echos, ami proche de Martin Bouygues lui-même patron entre autres de TF1 et LCI…), Xavier Niel (propriétaire de Free), Patrick Drahi (propriétaire entre autres de SFR ; des journaux Libération, L’Express, L’Expansion, L’Etudiant ; de BFMTV et RMC), Claude Bébéar (fondateur d’Axa, banque et surtout plus gros groupe d’assurances au monde)… N’en jetez plus, la coupe est pleine ! Bon ok, un petit dernier pour la route, juste histoire de sourire un peu. L’avocat Jean-Pierre Mignard a également rejoint Macron. Vous ne le connaissez pas ? Mais si… L’affaire des “écoutes de l’Elysée”, le naufrage du pétrolier Erika, le procès Clearstream ou encore l’affaire Cahuzac sont quelques-uns des nombreux très gros dossiers dans lesquels il est intervenu. Il est également parrain de deux des enfants de François Hollande et avocat “officiel” de Mediapart…

Au secours !

Vous l’aurez compris, les soutiens d’Emmanuel Macron ont un tel poids financier, politique et médiatique qu’ils sont à même de faire plier n’importe qui (y compris Bayrou…) et nous avec…

Voici donc l’histoire “en marche”… Hamon (dont l’épouse est certes une des dirigeantes de LVMH mais qui reste l’employée de Bernard Arnault !) est censé faire diversion, piquer des voix à Mélenchon et perdre dès le premier tour (comme n’importe quel candidat labélisé PS). Pour y parvenir, le PS (dont vous aurez désormais compris que le champion est Macron) met au point une stratégie à tiroirs. D’abord, mettre en scène la déconfiture de Hollande et du PS. Hollande abdique. Valls s’avoue vaincu (peu importe que les urnes de la primaire aient été bourrées, les médias comme les cadres du PS l’ont constaté mais personne ne s’en est inquiété…) et on présente le vainqueur comme un “frondeur” à la gauche du PS, un peu écolo, soi-disant proche des idées de Mélenchon. “Frondeur” qui pourtant n’a jamais voté contre les 49.3 de Valls ou contre la loi travail… Ensuite, on invente une polémique : JLM ne voudrait pas d’alliance et serait donc le responsable d’une éventuelle et terrifiante victoire du FN. Enfin, on négocie discrètement des postes aux législatives avec les dirigeants Verts et Communistes. L’idée est donc d’isoler Mélenchon. Coïncidence ou non, Fillon s’embourbe dans le “Penelope-gate”. Les médias ne parlent que de cette affaire, ce qui permet d’éviter de s’intéresser aux programmes des candidats. Cela tombe bien, celui de Macron tombe sur le tard, reste flou, complexe et brouillon. C’est purement volontaire, pour éviter qu’on le comprenne. Car quand on s’y attarde, on en voit toutes les incohérences et les injustices sociales. Derrière ses airs de jeune paroissien, Macron défend une politique des plus féroces. Tu es malade ? Paye ta mutuelle. Tu veux une bonne retraite ? T’avais qu’à épargner. Tu veux une école correcte pour tes enfants ? Va dans le privé. Ton logement est cher ou pas adapté ? Déménage ! Tu as du boulot ? Consomme et tais-toi. Tu es au chômage ? Tais-toi et meurs…

Voilà, vous êtes prévenus… En 2012, François Hollande disait “Mon ennemi n’a pas de nom, il n’a pas de visage. Mon ennemi c’est la finance“. Il avait tort. L’ennemi a de multiples noms, je vous en ai livré un paquet. Et il a un visage, celui d’Emmanuel Macron.

Axel Bader

SOURCE :

Macron : le vrai (et vilain) visage du PS », par Axel Bader

 

https://brunoadrie.wordpress.com/2017/03/06/macron-le-vrai-et-vilain-visage-du

Paralyser le système pour une révolution tranquille

 

Comme de nombreux pays, la France est sous l'emprise d'un système caractérisé par un triptyque : État profond - capitalisme de copinage - démocratie de connivence. Les rouages du système sont bien huilés et bien protégés, si bien qu'ils résistent à toutes les tentatives (vote, manifestations, pétitions,...) de réforme. Pour changer le système, il faut d'abord le détruire, faire table rase pour reconstruire. Mais, embourgeoisée, manipulée, conditionnée... la population n'est pas prête à descendre dans la rue pour un éventuel coup de force. Dans ces conditions, il faut mener des actions efficaces qui échappent à l'appareil de contrainte étatique. C'est ce qui est envisagé dans les lignes qui suivent.

Comme de nombreux autres pays, la France est sous l’emprise d’un système d’exploitation piloté par l’État profond (1) (ou le gouvernement profond) au confluent d’un type de capitalisme associé à une forme particulière de démocratie.

Capitalisme de « copinage » et démocratie des « coquins »

Le système repose sur une combinaison de capitalisme et de démocratie. D’une part, le capitalisme de « copinage » organise la collusion entre acteurs privés et acteurs publics en vue de créer et d’accaparer des rentes. D’autre part, la pseudo-démocratie (2) caractérisée par un bipartisme de « connivence » a pour but de « forcer » l’adhésion des masses populaires et des classes moyennes au système. Capitalisme de copinage et pseudo-démocratie sont intimement imbriqués et pilotés par l’État profond (3) .

La crise économique et sociale menace le système

Depuis une dizaine d’années, la crise économique et sociale s’accentue. Le défaut de croissance menace la distribution de rente car le gâteau à partager ne grandit plus, voire se rétrécit. Dans ce contexte, il devient de plus en plus difficile pour les gouvernants de satisfaire les exigences de leurs sponsors tout en maintenant la paix sociale. En effet, les impératifs de la distribution de rente aux sponsors impliquent notamment la mise en œuvre de politiques de rigueur salariale, d’augmentation de la fiscalité pour les classes moyennes et inférieures, de privatisation d’entreprises et de secteurs publics rentables ...

La contestation monte mais reste inefficace

Le mécontentement et la contestation montent mais rien ne change. Le système est verrouillé par la pseudo-démocratie du bipartisme de connivence. Nombreux sont ceux qui proposent de réformer le fonctionnement de la démocratie. Changer la Constitution, reconnaître le vote blanc, tirer au sort les représentants, exiger un mandat unique... sont de bonnes idées qui n’ont aucune chance d’être mises en œuvre par ceux qui seraient menacés par ces mesures. Dans le cadre institutionnel actuel, il est vain d’espérer une refondation.

Pour une révolution non violente, au moins au départ

Certes, une révolution violente, comme notre pays en a connu, serait en mesure d’abattre le système mais probablement avec un coût humain très élevé. De plus, l’expérience montre que les manifestations de masse (retraites en 2010), les pétitions, le vote (référendum sur l’Europe en 2005)... restent sans effets. Enfin, peu de gens sont prêts à descendre dans la rue les armes à la main ou encore à manifester violemment.

Néanmoins, la nécessité du changement implique une réflexion sur l’utilisation des degrés de liberté existant encore pour la population. Du fait du flicage, de l’état d’urgence, de l’apathie, du consumérisme... les marges de manœuvre se réduisent toujours plus.

Malgré tout, il reste certains domaines dans lesquels des actions sont susceptibles d’insérer des grains de sable dans les rouages bien huilés du système et conduire à sa paralysie, prélude à sa refondation.

D’une part, le système économique, politique et social ne peut réellement fonctionner qu’avec l’aide du bénévolat. L’arrêt des activités bénévoles apparaît en mesure de générer rapidement des turbulences au sein de la société. Contrairement aux manifestations de rue par exemple, les autorités ne pourront réprimer ces actions.

D’autre part, les dons constituent, dans certains domaines, un financement additionnel essentiel à celui de l’État. Le tarissement de ces ressources dressera des obstacles à la réalisation de projets sociétaux utiles et porteurs.

De plus, la consommation est une autre arme que les populations maîtrisent encore. Le boycott, la consommation sélective... constituent des grains de sable. Le pouvoir peut aussi se trouver dans les rayons des magasins.

Enfin, des actions non justiciables de désobéissance civile peuvent compléter le scénario de destruction du système néo-féodal actuel.

Dans cet article, seuls seront abordés les thèmes du bénévolat et du don.

Le bénévolat, une composante vitale du système

Le terme bénévolat émane du latin benevolus qui signifie bonne volonté, venant de bene, bien et velle, vouloir. « Le bénévolat désigne une activité de services envers autrui, [effectuée] de son plein gré et sans rémunération. Les actions de bénévolat, qui ne sont pas une simple adhésion, s’exercent en général dans le cadre d’une association, d’un syndicat ou d’une structure publique, éventuellement dans une entreprise privée à vocation sociale » (5) .

« La loi ne définit pas le bénévolat et c’est ce qui caractérise sa particulière souplesse. Cependant, le Conseil économique, social et environnemental a précisé ce concept dans un avis du 24 février 1993 : « est bénévole toute personne qui s’engage librement pour mener une action non salariée en direction d’autrui, en dehors de son temps professionnel et familial » (6).

« Le bénévolat est un don de soi librement consenti et gratuit  » (7) . Il en découle que le bénévolat ne peut être imposé et son absence ne peut être réprimée.

La place du bénévolat en France

« En 2016, 63% des Français indiquent donner du temps [gratuitement] ou l’avoir déjà fait ! », « tous cadres d’engagement confondus (8) ». En effet, cette année-là près de 20,5 millions de personnes ont donné du temps à travers le bénévolat associatif (13,197 millions), le bénévolat dans d’autres organisations (4,410 millions) et le bénévolat direct ou informel (8,302 millions) (9).

Les bénévoles sont les plus nombreux dans le secteur associatif mais ils représentent seulement la moitié (51%) de l’effectif total.

Ainsi, le bénévolat touche une part importante de la population et il s’exerce dans de nombreux domaines.

Le bénévolat par secteur

En 2016, le bénévolat représentait une part significative des ressources humaines dans une large palette de secteurs : social caritatif (27%), sport (24%), loisirs (21%), jeunesse éducation populaire (18%), culture (17%), environnement (9%), santé, recherche médicale, aide aux malades (8%), solidarité internationale (7%), formation, emploi, insertion économique (7%), autres (16%) (10).

En réalité, le fonctionnement de nombreux secteurs de la vie sociale est tributaire du bénévolat.

Le bénévolat associatif

Le domaine associatif mobilise la majeure part des bénévoles. « On estime à 
1 300 000 le nombre d’associations actives en France et [...] plus de 21 millions de personnes, résidant en ménages ordinaires en France métropolitaine, ont déclaré être membres d’au moins une association
 (11) ». « Seulement 12 % des associations emploient des salariés, le plus souvent un ou deux (12) ». C’est-à-dire que 88 pour cent des associations (9 associations sur dix) fonctionnent uniquement sur la base du bénévolat.

« Les bénévoles interviennent dans l’ensemble des domaines d’activité et dans la quasi-totalité des associations, même employeuses. Le volume de travail qu’ils y consacrent correspondrait à 680 000 emplois en équivalent temps plein (13) ». Il apparaît que le système associatif repose quasi exclusivement sur le bénévolat.

Les associations « interviennent principalement dans quatre domaines : le sport, les loisirs, la culture et la défense de causes, de droits ou d’intérêts (14) ».

Les autorités politiques reconnaissent le rôle essentiel des associations : « La vie associative constitue une immense richesse pour notre société, en terme de valeurs comme en terme d’actions concrètes. La vie associative est le lieu de l’engagement désintéressé, de la solidarité, du lien social, du dépassement de soi. Elle est indispensable au bon fonctionnement de notre société, souvent elle opère d’ailleurs des missions essentielles de service public (15) ».

Arrêter le bénévolat

Étant donnée l’importance de l’activité bénévole dans le fonctionnement du système social, économique et politique, stopper le bénévolat apparaît en mesure de désorganiser et de paralyser rapidement tant le capitalisme de connivence que la démocratie du même nom. En effet, le bénévolat représente du travail gratuit (dévalorisé) qui permet, en revanche, de valoriser d’autres composantes du capitalisme de connivence. Supprimer cette gratuité bloquera certains rouages du système qui implosera d’autant plus rapidement que ses ressources financières gratuites seront taries.

Le don, un élément essentiel à la bonne marche du système

En 2015, malgré la morosité ambiante, « les Français ont donné 4% de plus qu’en 2014 (entre 4,4 et 4,6 milliards d’euros) (16) ». Cette même année, « plus de 5,5 millions de foyers fiscaux ont déclaré à l’administration fiscale des montants de près de 2,5 milliards d’euros, supérieurs de 3,7% par rapport à 2014 [...] le bilan annuel moyen des dons déclarés par les foyers imposables a ainsi augmenté de 6,2%, en 2015, s’établissant à 463 euros (17) ».

Le montant des dons apparaît significatif et lesdits dons s’avèrent indispensables dans de nombreux domaines qui devraient relever de la solidarité nationale par le biais de la dépense publique au lieu de la charité privée.

Le bilan de l’étude sur la générosité des français (18)

En 2015, 1,2704 milliard d’euros ont été collectés par 145 associations (19) et fondations œuvrant dans les secteurs suivants : (i) aide sociale en France (457,9 millions) ; (ii) aide à la recherche médicale (236 millions) ; (iii) Organisations de solidarité internationale (OSI) - santé (173,9 millions) ; (iv) aide aux personnes atteintes de maladie ou de handicap (138,1 millions) ; (v) organisations de solidarité internationale (OSI) – enfance (133 millions) ; (vi) organisations de solidarité internationale (OSI) – développement (98,7 millions) ; (vii) environnement (32,8 millions).

Les dons à l’église catholique et à l’église protestante unie de France

L’étude révèle qu’en 2015, les dons aux associations diocésaines (catholiques) s’élèvent à près de 477 millions d’euros tandis que l’église protestante a collecté 24,63 millions d’euros.

Les dons aux partis politiques

«  En 2015, année des [élections] départementales (mars) et des régionales (décembre) les montants [des dons] déclarés se sont élevés à 94 millions d’euros, en baisse de 13% par rapport à l’année 2014, comportant les municipales (mars) et les européennes (mai). Le nombre de foyers déclarant un don aux partis politiques est de 327 000, lui aussi en baisse de 14% par rapport à 2014 » (20). La baisse de la collecte des partis politiques s’explique peut-être par la défiance croissante de la population vis-à-vis de la classe politique.

Ne plus donner

Tarir une source de financement des activités sociales et politiques que les gouvernements devraient financer, mais ne le font pas pour ne pas amputer les profits de leur sponsors, est en mesure d’insérer des grains de sable dans les rouages bien huilés de l’appareil d’exploitation et de contrainte au service du capitalisme de connivence qui gère la démocratie des copains et des coquins..

Le boycott du bénévolat et du don est un acte éminemment politique

Cesser tout bénévolat, stopper les dons seront des démarches vilipendées par le système et par ses agents sous le prétexte majeur qu’elles seraient la résultante d’un défaut de générosité lourd de conséquences notamment sur le plan social. 
Il est vrai que le boycott du bénévolat et des dons produira des effets collatéraux indésirables notamment sur des populations vulnérables. Néanmoins, depuis des décennies, la mise en œuvre de politiques néolibérales de casse sociale, de destruction des services publics... a eu des effets autrement plus néfastes sur l’ensemble de la société. Si nous voulons changer le système, il faut faire table rase pour reconstruire car les fondations sont pourries.

Dans ce contexte, cesser le bénévolat au service du système, ne plus donner pour alimenter ledit système ne sont pas des signes d’un manque de générosité mais, dans le contexte actuel, des actes de courage pleinement politiques (21).

Profiter du boycott pour amorcer la reconstruction grâce aux bénévoles et aux généreux donateurs

« La diversité des profils des bénévoles se traduit par la pluralité des raisons données par les bénévoles eux-mêmes pour expliquer leur engagement. Des motivations diverses peuvent ainsi se croiser : d’un côté, la recherche d’un épanouissement personnel grâce à de nouveaux contacts sociaux, à des acquisitions de connaissances ou à l’utilisation de compétences que l’on veut faire fructifier ; de l’autre, des motivations altruistes, telles que la défense d’une cause ou la volonté de donner du sens à sa vie en rendant le monde meilleur (22) ».

Le boycott du bénévolat pourrait « frustrer » de nombreux bénévoles et donateurs. Le processus de reconstruction de la démocratie pourrait faire appel aux bénévoles désœuvrés ainsi qu’aux donateurs dépourvus.

En effet, bâtir un nouveau système démocratique implique une démarche de la base vers le haut afin de recueillir les aspirations des populations dont l’issue pourrait se traduire par une nouvelle Constitution. Dans ce cadre, les bénévoles auraient un rôle primordial à jouer dans l’ensemble du processus allant de la collecte des « doléances » au niveau local jusqu’à la synthèse finale. Le processus pourrait bénéficier d’un financement de la part de généreux donateurs désintéressés.

Il ne s’agit pas ici de présenter les scénarii possibles car le sujet de la refondation démocratique fera l’objet de nouvelles publications.

Bernard CONTE

(1) A propos de l’État profond, voir Peter Dale Scott, L’État profond américain. La finance, le pétrole et la guerre perpétuelle, Plogastel Saint-Germain, Éditions Demi-Lune, 2015. « Le gouvernement profond part du principe qu’il n’existe pas un « État dans l’État », qui agirait à l’insu des citoyens. Il suggère plutôt l’idée que les décisions, dans nos démocraties, sont prises selon des processus complexes, informels, non structurés, mais capables d’orienter les décisions officielles ou de se substituer à elles. Le principe du gouvernement profond est de confier la conduite de la société à une élite qui dispose des moyens d’exercer une influence déterminante sur les décisions collectives. »

 

En savoir plus sur http://reseauinternational.net/quappelle-t-on-le-gouvernement-profond/#MId6cdxudBJlRyfG.99 Les notions d’État profond et de gouvernement profond sont assez proches, l’une étant plus formelle que l’autre, mais le résultat reste identique.

(2) Bernard CONTE, « Le néolibéralisme et l’illusion démocratique », Le Grand Soir, 6 novembre 2011, http://www.legrandsoir.info/le-neoliberalisme-et-l-illusion-democratique.html

(3) Lire : Bernard CONTE, « La démocratie de connivence et l’anéantissement de la France », https://www.legrandsoir.info/la-democratie-de-connivence-et-l-aneantissement-de-la-france.html

(4) Lire : Bernard CONTE, « Le dualisme des saigneurs », http://www.comite-valmy.org/spip.php?article3469

(5) http://www.toupie.org/Dictionnaire/Benevolat.htm

(6) https://www.associatheque.fr/fr/guides/benevolat/fondements/benevole.html

(7) Idem.

(8) La France bénévole en 2016, http://www.recherches-solidarites.org/media/uploads/la-france-benevole-2016.pdf

(9) La somme des personnes bénévoles engagées dans des cadres différents est supérieure au total de 20,5 millions en raison des engagements pluriels.

(10) Les pourcentages concernent le « taux d’engagement » : « cette notion, utilisée couramment par France Bénévolat, est le pourcentage de personnes qui donnent leur temps par rapport à la totalité de la population concernée », L’évolution de l’engagement bénévole associatif en France, de 2010 à 2016, http://www.associations.gouv.fr/IMG/pdf/ENQUETE_Evol_benevolat_associatif_en_2016_vDEF.pdf

(11) Idem, chiffres afférents à 2013.

(12) https://www.insee.fr/fr/statistiques/1908153

(13) Idem.

(14) https://www.insee.fr/fr/statistiques/1908153

(15) Muriel MARLAND-MILITELLO, Livre blanc parlementaire, Libérer les générosités associatives, Assemblée nationale, juin 2012, p. 98.

(16) Cécile BAZIN, Marie DUROS et Jacques MALET, La générosité des français, 21ème édition, novembre 2016, http://www.associations.gouv.fr/la-generosite-des-francais-edition-2016.html

(17) Idem.

(18) Idem p.11, « Cette analyse s’appuie sur les montants de collecte des particuliers, hors legs, de 171 associations et fondations, ainsi que sur les collectes de l’Eglise catholique et de l’Église Protestante Unie de France, présentées séparément. Ensemble, ces montants représentent plus de 1,86 milliard d’euros, soit un peu plus de 40% du montant total estimé de la collecte en France, hors dons de la main à la main. »

(19) « 145 associations ou fondations, les autres organismes ne formant pas des ensembles homogènes suffisants pour constituer un secteur d’observation », La générosité des français, doc. cité.

(20) La générosité des français, doc. cit. p.32.

(21) Il serait éventuellement possible de discriminer parmi les secteurs à boycotter en fonction de certains critères à définir.

(22) Les motivations de bénévoles, https://www.associatheque.fr/fr/guides/benevolat/fondements/motivation-benevoles.html

A l’intention des français inquiets d’une sortie de l’Euro et qui n’ont aucune raison de l’être

 

Jacques SapirPar  · 

Effaré par l’ampleur des méconnaissances, mais aussi parfois par la mauvaise foi, des journalistes et des hommes politiques qui s’expriment sur la question de la sortie de l’Euro, j’ai décidé de rassembler ici certaines des principales questions qui se posent. On peut parfaitement comprendre que nos concitoyens se posent des questions sur une possible sortie de l’Euro et un retour au Franc, et ce d’autant plus que désormais 5 des candidats à l’élection présidentielle de mai 2017 (soit Asselineau, Cheminade, Dupont-Aignan, Le Pen et Mélenchon) en parlent. Ces questions sont légitimes. Ce qui, par contre, ne l’est pas est le sentiment de panique que l’on cherche à produire dans l’opinion française sur ce sujet. Il devrait être de la responsabilité des journalistes et des hommes politiques (du moins de certains) de ne pas chercher à indûment inquiéter les français. Constatant que ce n’est pas le cas, que très souvent des propos contradictoires avec des textes officiels de l’Union européenne sont tenus, j’ai décidé à publier cette suite de questions-réponses pour éclairer le débat.

 

Comment va se faire le passage de l’Euro au Franc ?

 

Rien de plus simple ; l’ensemble des comptes et des contrats en France seront re-dénominés de l’euro au franc au taux de 1 pour 1. Admettons qu’un foyer dispose de 1200 euros sur son compte courant, d’une assurance-vie de 50 000 euros, qu’il paye un loyer de 800 euros, et qu’il se soit endetté de 3000 euros pour acheter une voiture. Du jour ou se fait la conversion, il a 1200 « nouveaux » francs sur son compte courant, 50 000 francs sur son assurance-vie, le loyer de son appartement est de 800 francs et sa dette de 3000 francs. Lors de la conversion, les règles s’appliqueront à tous les comptes, tous les contrats et toutes les dettes en France.

 

Seront appliquées les règles établies lors du passage du franc à l’euro (sauf pour la valeur de la conversion », telles qu’elles sont précisées dans le règlement de l’Union européenne Règlement (CE) nº 1103/97 du Conseil du 17 juin 1997 fixant certaines dispositions relatives à l’introduction de l’euro[1], règlement qui précise à ses points n°8 et n°9 :

 

  • (8) considérant que l’introduction de l’euro constitue une modification de la loi monétaire de chacun des États membres participants; que la reconnaissance de la loi monétaire d’un État est un principe universellement reconnu; que la confirmation explicite du principe de continuité doit entraîner la reconnaissance de la continuité des contrats et autres instruments juridiques dans l’ordre juridique des pays tiers;

  • (9) considérant que le terme «contrat» utilisé dans la définition des instruments juridiques englobe tous les types de contrats, indépendamment de la manière dont ils ont été conclus;

L’épargnant français sera-t-il ruiné par le passage de l’Euro au Franc ?

 

Comme il a été expliqué plus haut, la totalité des comptes bancaires et des contrats d’assurances seront re-dénominés de l’euro vers le (nouveau) franc au taux de 1 pour 1. Les valeurs mobilières verront, si elles sont cotées à la bourse de Paris, de même leur valeur automatiquement re-dénominée. Pour les biens immobiliers, cela dépendra de l’évolution du marché de l’immobilier ; mais on peut penser que le passage de l’euro au franc aura tendance à faire monter les prix de l’immobilier. D’une manière générale l’épargne ne sera pas touchée par cette re-dénomination. Il faut, pour la suite voir dans quel pays elle sera utilisée, et cela implique de regarder l’impact de la sortie de l’euro sur le taux de change.

 

La sortie de l’Euro va-t-elle provoquer une explosion des dettes publiques ?

 

Les dettes négociables émises par le gouvernement français ont été émises à 97% en droit français. Cela signifie que 97% des montants seront intégralement re-dénominés de l’euro au (nouveau) franc, et ce pour la même valeur. Ceci correspond au principe de droit international qui s’appelle la « loi monétaire », principe reconnu par la totalité des tribunaux tant français qu’étrangers. Je rappelle que ce principe fut explicitement mentionné dans le règlement nº 1103/97 du Conseil du 17 juin 1997, règlement cité plus haut, et qu’il fut utilisé sans problème lors de l’abandon du franc pour l’euro. L’euro s’était d’ailleurs fortement déprécié pendant les premières années (de 1999 à 2003). Il n’y a eu aucune protestation de détenteurs américains de la dette française (ou italienne, ou allemande).

 

C’est Nicolas Sarkozy qui, le premier, à parlé de cette « explosion de la dette » qu’une sortie de l’euro provoquerait, et sur ce point soit il ne connaissait pas la loi (étrange.. ?) soit il a menti.

 

Admettons que sur le stock des dettes existantes il ne se passe rien. Mais, l’Etat continuera d’émettre de la dette, ne serait-ce que pour payer une partie des dettes existantes. On estime à 200 milliards par an cette somme. Une sortie de l’euro ne provoquerait-elle pas une forte hausse des taus d’intérêts ?

 

Il est exact que le besoin d’endettement de la France est d’environ 200 milliards (« nouvelle » dette et « ancienne » dette cumulées). Les opérateurs étrangers vont pénaliser la dette française par rapport à la dette allemande. Mais ils le font déjà ! Il faut savoir que les taux auxquels la France emprunte sont plus élevés de 0,50% à 0,75% que ceux de l’Allemagne. Cet écart pourrait-il augmenter ? Pas de manière importante car le besoin des investisseurs de placer de l’argent est très important, et le volume des émissions de dettes allemandes sont réduits. La hausse des taux serait alors le produit d’une concurrence entre les taux français et les taux italiens ou espagnols. Et les investisseurs auraient plus confiance dans le Franc que dans la Lire…

 

Mais, ces 200 milliards peuvent être souscrits par des banques opérant en France (qu’elles soient françaises ou non) si on rétablit la loi rendant impératif à ces banques de détenir un certain pourcentage de leur bilan en dettes publiques françaises. Ce mécanisme a existé et bien fonctionné, des années 1950 aux années 1980. Il permet au gouvernement de rediriger les investissements des banques françaises, mais aussi des banques étrangères opérant en France. Avec ce mécanisme, les taux n’augmenteraient pas plus que ce qu’autorise de fait le gouvernement.

 

Voilà pourquoi les annonces catastrophistes sur une « forte » hausse des taux sont irréalistes et irresponsables[2].

 

Pour le reste, je renvoie les lecteurs à l’étude faite par Cédric Durand et Sébastien Villemot sur les conséquences d’une sortie de l’Euro pour les entreprises et les banques françaises[3]. Dans cette étude figure la table suivante sur les « risques financiers » d’une sortie de l’Euro.

 

Source : Durand C. et Villemot S., Balance Sheets Effects of an Euro Break-Up, OFCE,  

http://www.ofce.sciences-po.fr/blog/balance-sheets-effects-of-a-euro-break-up/

 

Qu’adviendra-t-il du taux de change du (nouveau) Franc une fois effectuée la sortie de l’Euro ?

 

Le (nouveau) Franc verra son taux de change fixé par les marchés, sous réserve de mesures conservatoires que le gouvernement pourrait (et devrait) prendre, comme un contrôle des capitaux. A la suite de nombreuses discussions avec des traders opérant sur les taux de change on peut faire le pronostic suivant :

 

  • Le taux de change du Franc par rapport à « l’euro-maintenu » (soit l’Allemagne, et les pays qui étaient dans la zone Mark, baisserait. Plus précisément, la sortie de la France de la zone Euro provoquerait un mouvement d’appréciation de l’euro-Mark, mouvement que l’on peut estimer entre 20% et 30%.

  • Le taux de change du Franc par rapport au Dollar des Etats-Unis (et à la « zone Dollar ») baisserait entre -5% et -10%. Rappelons que la « zone Dollar » inclut la Chine, la Corée du Sud et Taiwan.

  • Par rapport aux autres pays européens, dont on peut penser qu’ils imiteraient la France rapidement (dans un délai de 3 à 6 mois), comme l’Espagne, la Grèce, l’Italie et le Portugal, le Franc s’apprécierait d’environ +3%-+5% par rapport à l’Italie et à l’Espagne, +10% par rapport au Portugal, +20%-+30% par rapport à la Grèce.

Une sortie de l’Euro, et la dissolution de fait de la zone Euro que cela entraînerait, conduirait à une redistribution des parités monétaires et non simplement une dévaluation du Franc. Rappelons que le gouvernement français pourrait contrôler ce processus par un mécanisme de contrôle sur les mouvements à court terme des capitaux.

 

Quelles seraient les conséquences pour le consommateur ? Ne verrait-on pas les prix augmenter subitement très fortement ?

 

Rappelons d’abord que dans le budget d’un ménage, une large part des dépenses se fait pour des produits ou des services fabriqués en France. La part dans nos dépenses des produits importés est inférieure, en moyenne, à 40%. Dans cette part, les prix des produits fabriqués en Allemagne augmenteraient fortement (+20% à +30%). Les prix des produits issus de la Zone Dollar augmenteraient faiblement (+3% à +5%), les prix des produits importés d’Italie, d’Espagne, du Portugal ou de Grèce baisseraient.

 

Penons le cas du carburant. Le pétrole est acheté en dollars, puis raffiné en France. Mais, dans l’essence (ou le gazole) payé à la pompe, il faut savoir qu’il y a une très forte part d’impôts, de 60% à 75%. Donc, la hausse à la pompe induite par la dépréciation du Franc par rapport au Dollar serait infime.

 

Mais, une dévaluation a toujours provoqué une hausse des prix ?

 

En fait, la situation actuelle est très différente de celle des années 1960 ou 1970. Plus qu’une « dévaluation », la sortie de l’euro provoquerait un mouvement de redistribution des parités des diverses monnaies par rapport au Franc. En cumulant les hypothèses les plus négatives, on arrive à une hausse de 3% des prix dans l’année qui suivrait cette sortie de l’euro. Mais, il faut aussi tenir compte du surcroît d’activité qu’impliquerait cette sortie, surcroît qui se ferait sentir pendant au moins 3 ans, et qui entraînerait un retour à l’emploi de 1,5 millions à 2,5 millions de personnes. Ce retour à l’emploi permettrait de régler les déficits des comptes sociaux et de baisser les cotisations sociales, rendant du pouvoir d’achat aux salariés.

 

Mais, le contrôle des capitaux dont vous parlez, c’est une inquisition ! L’Etat va vouloir savoir combien on détient quand on partira à l’étranger ?[4]

 

Le contrôle des capitaux s’appliquera essentiellement aux entreprises financières qui veulent soit placer à court terme de l’argent en France soit en placer (toujours à court terme) à l’étranger. Ces mouvements sont de la spéculation et celle-ci peut être dommageable pour l’économie. Ce sont donc ces mouvements là que le gouvernement devra contrôler, par le biais d’une taxe payée (en partie) lors de l’opération et remboursable à partir d’un certain délai. Les dépenses correspondant à des opérations commerciales, des investissements à long terme, en seraient exemptées.

 

Pour les particuliers (vous et moi…) une franchise de 15 000 euros existera sur les comptes. On ne demandera des documents (factures, notes d’hôtels) que si vos dépenses à l’étranger vont au-delà.

 

J’ai par ailleurs publié ces dernières semaines plusieurs notes sur la question de l’euro. En voici la liste avec les adresses précises sur mon carnet RussEurope.

 

1. Une note porte spécifiquement sur le statut légal des dettes en cas de sortie de l’euro, et montre que cette sortie ne serait certainement pas assimilable à un défaut, contrairement à ce qui est affirmé (un règlement européen reconnaît la Lex Monetae).

Lex Monetae et droit européen

https://russeurope.hypotheses.org/5835

 

2. Deux notes sont des réponses à l’Institut Montaigne et critiquent la description « catastrophistes faite d’une sortie de l’euro :

Les cauchemars idéologiques de l’Institut Montaigne et la sortie de l’Euro

https://russeurope.hypotheses.org/5790

Une sortie de l’Euro

https://russeurope.hypotheses.org/5754

 

3. Une note examine les mesures d’accompagnement qui seraient nécessaires dans le cas d’une sortie de l’euro

Un sortie de l’Euro (suite)

https://russeurope.hypotheses.org/5758

 

4. Une note porte sur le statut international de l’euro (comme monnaie de réserve)

L’échec international de l’Euro

https://russeurope.hypotheses.org/5831

 

5. Une note porte sur les origines historiques de l’euro

Les origines de l’Euro

https://russeurope.hypotheses.org/5829

 

6. Une note porte sur l’impact de l’euro sur l’Italie

L’Italie, l’Euro et Berlusconi

https://russeurope.hypotheses.org/5810

 

Note

 

[1] http://eur-lex.europa.eu/legal-content/FR/TXT/?uri=celex:31997R1103

 

[2] N’en déplaise à M. Delhommais, dans Le Point, http://www.lepoint.fr/economie/delhommais-les-aberrations-monetaires-de-marine-le-pen-24-03-2017-2114445_28.php

 

[3] http://www.ofce.sciences-po.fr/blog/balance-sheets-effects-of-a-euro-break-up/

 

[4] http://www.boursorama.com/actualites/l-etat-regardera-sur-notre-compte-en-banque-quand-on-partira-en-voyage-en-cas-de-sortie-de-l-euro-selon-l-economiste-jacques-sapir-59a17e401d93e4d9c7de00ca147cdf6e

Election et toilettage institutionnel

 

Publié le 24 Mars 2017

Contribution au débat

sur l'organisation

de l'élection présidentielle

230317-thibautsoulcie-promoe-lectorale

Un dessin tiré de la suite graphique électorale de Médiapart : /journal/france/010317/battre-la-campagne

 

"« C’est Gattaz qui lui a écrit son programme économique ». « François Fillon est celui qui répond le mieux aux attentes des PME », admet sobrement le président de la CPME Rhône.

 

Parmi ses adhérents, alors que Fillon avait tellement la cote au sortir de la primaire de la droite, beaucoup s’interrogent. « Il y a ceux qui vont voter Macron et tous ceux, dans les petites entreprises, le commerce et l’artisanat qui nous disent qu’ils vont voter FN », résume le responsable patronal." 

 

Sur la nature de classe de l'élection, ce n'est pas La Canaille qui le dit mais bien les patrons.

 

Notons que si patronat écrit le programme de la droite l'idée n'est venue à aucun candidat se réclamant de la gauche de demander aux mouvement syndical d'écrire le programme économique et social permettant face au programme patronal de permettre un vrai choix de société.

 

Finalement, cette non révélation des choix du patronat cela donne des idées à Canaille le Rouge

 

Donc, et c'est là que les réflexion de Canaille le Rouge prennent corps.

 

Décisive pour l'équilibre des Comptes de la Nation, expression d'une démocratie éclairée et compatible avec la constitution de la 5e République, s'inspirant des réalité de 2017 mais proposant des améliorations.

 

Comme le dit l'article 4 de la constitution, « Les partis et groupements politiques concourent à l'expression du suffrage. Ils se forment et exercent leur activité librement. Ils doivent respecter les principes de la souveraineté nationale et de la démocratie. »

 

Les partis politiques peuvent donc désigner des candidats, mais pas qu'eux . Là, rien de changer.

 

Le conseil constitutionnel valide les candidatures ; c'est pareil 

 

Mais là ou interviennent les modifications proposées par La Canaille c'est de demander à un aréopage neutre de journalistes tirés au sort parmi ceux participant aux diners du Siècle de monter la communication des candidats à partir de leur approche propre, leur habitude à se retrouver permettant homogénéité  de traitement des projets et leur expérience affûtée des réalités aidant l'électeur à comprendre les enjeux.

 

Ensuite les patrons des chaines TV et média en accord avec le ministère de l'intérieur vont répartir équitablement les temps d'accès aux antennes et pages de presse en fonction de l'intérêt des programmes et de leur compatibilité avec les engagements internationaux de la France.

 

Au bout d'un mois de présentations les directeurs des entreprises de sondage engageront une série d'enquêtes rapides déterminant le classement des postulants.

 

Ceux ne figurant pas parmi les deux premiers du classement issu des sondages auront droit à 30 seconde d'antenne pour expliquer pour qui il faut voter au final.

 

Et là, le ministère de l'intérieur organisera le scrutin qui permettre de vérifier combien d'électeur vont voter Macron pour éviter Le Pen qu'on gardera sur le coin du feu durant 5 ans pour en user à chaque élection intermédiaire et pour attendre 2022 que Macron 2 ou le remplaçant de Fillon enfin arrivé à maturité, voir un Hamon le Retour si la situation exigeait d'obtenir "plus de sacrifice encore devant une situation internationale qui l'exige" soit disponible pour tenir la première ou deuxième place du classement.

 

Rédigé par Canaille Lerouge

Publié par  El Diablo

WHIRPOOL, GOODYEAR … Non au capitalisme, à l'Union Européenne et à la « concurrence libre et non faussée » disent, de plus en plus nombreux, les salariés en France

capture d'écran france 2

capture d'écran france 2

Union Européenne – « Concurrence libre et non faussée », désindustrialisation, et délocalisations à l'intérieur de l'UE ....

Depuis trente ans, nos experts répétaient que les délocalisations n'étaient pas responsables du chômage ... Et nos parlementaires ont voté pour l'élargissement de l'UE ... au nom de la « concurrence libre et non faussée », puis pour le traité de Lisbonne toujours pour les mêmes raisons.

Ensuite nos experts ont admis les délocalisations et affirmé qu'il fallait être concurrentiel : baisse des cotisations patronales, stagnation des salaires, précarité, loi Macron et loi El Khomri ...au nom de la compétitivité ...

Et malgré tout, les délocalisations se poursuivent et la désindustrialisation également.

Vive le capitalisme, l'Union Européenne et la « concurrence libre et non faussée » disent les actionnaires de Whirpool, de Goodyear, de Chapelle Darblay (UPM), de Vallourec, d'Unilever ...

Non au capitalisme, à l'Union Européenne et à la « concurrence libre et non faussée » disent, de plus en plus nombreux, les salariés en France.

Il est grand temps que l'on protège nos industries et nos salariés en établissant des échanges basés sur une coopération et des échanges équitables. Ce qui suppose des contrôles douaniers et des taxes sur certains produits. Jusqu'à ce que se reconstruisent nos industries et nos services. Et jusqu'à ce que les normes sociales, économiques et écologiques soient respectées au même niveau dans les pays qui exportent en France.

Ci-dessous quelques articles montrant comment les multinationales délocalisent dans les pays de l'Est européen, et notamment en Pologne, pour augmenter les taux de profits et les dividendes des actionnaires sur le dos, le salaire et l'emploi des ouvriers français et des ouvriers polonais.

Y.G.

Action Communiste Haute-Normandie

Le 21 mars 2017

SOURCE:

Union Européenne - "Concurrence libre et non faussée", désindustrialisation, et délocalisations à l'intérieur de l'UE ... - Action communiste

http://www.actioncommuniste.fr/2017/03/union-europeenne-concurrence-libre-et-non-faussee-et-delocalisations.html

VOIR ÉGALEMENT LES LIENS CI-DESSOUS:

Pologne: hausse de la production industrielle

http://www.lefigaro.fr/flash-eco/2017/03/17/97002-20170317FILWWW00205-pologne-hausse-de-la-production-industrielle.php

 

Lodz, cette ville polonaise où Whirlpool délocalise - France 3 Hauts-de-France

http://france3-regions.francetvinfo.fr/hauts-de-france/picardie/somme/amiens/lodz-cette-ville-polonaise-whirlpool-delocalise-1217097.html

 

Pourquoi les grandes entreprises européennes se délocalisent en Pologne

http://www.francetvinfo.fr/economie/emploi/plans-sociaux/pourquoi-les-grandes-entreprises-europeennes-se-delocalisent-en-pologne_2084835.html

 

Le combat des Fralib contre Unilever

http://www.alterechos.be/le-combat-des-fralib-contre-unilever/

 

Schneider Electric va délocaliser en Pologne, 170 emplois en danger

http://www.lemonde.fr/economie/article/2015/05/07/schneider-electric-va-deloca

Publié par  Le Mantois et Partout ailleurs

Vendredi 24 mars 2017: rien

Vendredi  24 mars 2017: rien

Non, rectif, la déclaration du patrimoine des 11 candidats à la présidence de la République, transmise par la Haute Autorité pour la transparence de la vie publique. Ah, je ne me lasse pas d'écrire cet intitulé!

Donc, conformément au décret n° 2016-1819 du 22 décembre 2016 relatif à l’élection du Président de la République modifiant le décret n°2001-213 du 8 mars 2001 portant application de la loi n° 62-1292 du 6 novembre 1962 relative à l’élection du Président de la République au suffrage universel -vous suivez toujours?-, lesdits candidats ont rempli un formulaire.

Cette déclaration a été déposée et signée "sur l'honneur" auprès du Conseil constitutionnel avant le 17 mars 2017. Et c'est là que ça devient intéressant, la Haute Autorité pour la transparence de la vie publique informe sur son site: "Ces déclarations ne feront l’objet d’aucun contrôle". 

Et François Fillon qui a cru bon de rendre ses costumes à 40 000 euros à son grand ami l'avocat Robert Bourgy de la Françafrique, tellement il a les pétoches! Non, pas de contrôle pour la fille de son père, candidate comme lui hier à la présidence de la République, au centre d'un contentieux avec l'administration fiscale lui reprochant d'avoir sous-estimé justement son patrimoine...

Bon, si c'est la loi imposée par les forces de l'argent...

Mais en tous les cas, je vous mets en ligne le patrimoine des uns et des autres. Les représentants des droites et de leur extrême sont à l'aise Blaise. Mais je suis peut-être mauvaise langue...

Vendredi  24 mars 2017: rien

Cliquer dessus pour agrandir

Publié par  Le Mantois et Partout ailleurs

La question du Jour

La question du Jour

Quelle différence entre Matthieu Fekl, membre du QG de campagne de Benoît Hamon, qui devient ministre de l'Intérieur, et Jean-Yves Le Drian, actuel ministre de la Défense qui rejoint le camp d'Emmanuel Macron?

Aucune. Ils sont tous les deux ministres de François Hollande et membres du Parti socialiste.

SNCF : chasse à courre et équarrissage de la ressource

 

Publié le 23 Mars 2017

Le grand veneur est à St Denis

les propriétaires de la meute

sont en campagne

SNCF : chasse à courre et équarrissage de la ressource

En un quart de siècle, les cheminots sont passés du statut de Personnels à Statut à celui de ressource humaine à articuler sur des ressources technologiques, les deux étant à minimiser le plus possible pour "maximaliser les recettes" et "dégager des marges".

 

Cela afin de permettre d'aller investir sous d'autres cieux ou verser une rente indûment nommée dividende au mandataire en notre nom nommé Etat, faussement appelé actionnaire.

 

Les cadres et agents de maîtrise sont incités (avec une volonté de contrainte affirmée) à quitter leur compétence technique et d'organisation pour se glisser dans l'uniforme managérial et son arsenal répressif.

 

Cela ne se fait pas dans la douceur. Ceux qui s'y refusent, qui opposent des résistances à ces pratiques contraire à la culture de service public passent immédiatement du statut de chasseur à celui de gibier. Les chefs de meutes de certains secteurs des DRH , régulés depuis le pavillon de chasse de St Denis, tenant à jour les plans de chasse.

 

Pepy, grand veneur de cette chasse à courre, comme en Sologne aligne les corps des victimes, chasses où les chiens sont remplacé par des pousseurs à gilet rayés acculant vers la sortie éventuellement le suicide, en ciblant si possible ceux qui tiennent tête au veneur, ses piqueurs et ses chiens : les syndicalistes.

 

En une semaine Pepy pourra se réjouir d'en avoir deux de plus à son tableau de Chasse, ses recrues venues de terres d'expertise en la matière bien établies et pour cela stigmatisés se déchaînent.

 

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Comme le dit très justement la fédération CGT des cheminots : 

 

Certains managers, confrontés eux-mêmes à la pression des objectifs, à la faiblesse grandissante de leurs marges de manoeuvre et à cette hostilité des cheminots provoquée par la politique d’entreprise, savent prendre du recul et tentent d’apaiser les tensions.

 

D’autres, au contraire, rentrent dans une véritable croisade personnelle d’acharnement contre les cheminots les plus revendicatifs.

 

Ils sont d’autant plus décomplexés que la Direction stigmatise les oppositions à sa stratégie et développe une véritable violence dans sa politique sociale.

 

Par exemple, des cheminots se voient informés par courrier que leur poste est supprimé et qu’ils doivent se trouver eux-mêmes un emploi avant la date fatidique, avec parfois la menace de changer de région. Des centaines d’entre eux sont cantonnés dans les EME sans perspective réelle.

 

Par ailleurs, le recours à la révocation est devenu habituel. Cette sanction ultime, qui ne devrait intervenir que dans des cas extrêmes, est désormais utilisée comme une méthode de régulation des problèmes, sans même tenir compte de la situation sanitaire et sociale des cheminots qui en sont victimes.

 

La Direction SNCF veut imposer la résignation des cheminots en prévision de nouvelles attaques historiques. Ainsi, sous couvert de l’UTP, elle s’est récemment lancé dans un militantisme vigoureux en faveur de l’ouverture à la concurrence des TER, la restriction du droit de grève et du droit de retrait, et 68 autres propositions qu’elle a adressées aux candidats à l’élection présidentielle.

 

dignite-respect-combativite/

 

Les Pepys boys ne sont pas invincibles. des reculs leurs sont imposés.

 

On peut résister à Arturo Pepy.

 

Pour cela, hors de la SNCF, les usagers doivent savoir comment en déstabilisant le corps social de la profession la direction pour obéir aux ordre du gouvernement lui même mettant en musique les privatisations voulues par tous les tenants de l'UE, met en cause la sécurité ferroviaire. Oui il faut le dire ainsi : organiser la circulation ferroviaire sous la contrainte et la menace est le premier facteur d'insécurité.

 

Le jour où le geste irréversible d'un(e) cheminot(e) poussé(e) à bout fera des morts il faudra se rappeler où sont les criminels, qui les couvrent et pourquoi.

 

Le management à la f-haine, façon Hayange, Fréjus ou Béziers est conduit politiquement parmi les élus qu'on retrouve chez Fillon, Macron ou Hamon.

 

Dommage que dans le projet concocté par Mélenchon la question des services publics, leur maîtrise publique, la réappropriation des outils publics privatisés par tous les gouvernements et tous leurs ministres depuis 1987 ne soit pas clairement affichés.

 

C'est un des nombreux points qui empêchent Canaille le Rouge d'afficher un soutien. Ces silences ne permettant pas de combattre efficacement la bande des droites au pouvoir ou voulant y accéder.

 

Rédigé par Canaille Lerouge

Publié par  El Diablo

ORWELL TV, la web TV souverainiste de Natacha Polony, à peine lancée, déjà sous le feu des critiques

capture d'écran sur le site de RT en français

capture d'écran sur le site de RT en français

La journaliste Natacha Polony a inauguré le 20 mars Orwell TV, un site internet sur abonnement lancé avec d'autres journalistes du Comité Orwell, un collectif souverainiste. Dès ses premiers pas, le média est déjà en pleine controverse.

Michel Onfray et Jean-Claude Michéa en guise de cadeau de bienvenue. Pour son lancement le 20 mars, Orwell TV proposait les interviews des deux philosophes. La nouvelle web TV du Comité Orwell, collectif lancé début 2016 et présidé par Natacha Polony, proposera entre autres des analyses de politique française et internationale, et des réponses en vidéo à des questions de lecteurs.

Ce nouveau projet est dans la droite ligne du travail entamé par Natacha Polony avec la création du Comité Orwell. Ce dernier se présente comme un «un collectif de journalistes pour la défense du pluralisme des idées et de la souveraineté populaire».

[...]

LIEN VERS LA SITE DE L'ARTICLE CI-DESSOUS:

La web TV souverainiste de Natacha Polony, à peine lancée, déjà sous le feu des critiques

La web TV souverainiste de Natacha Polony, à peine lancée, déjà sous le feu des critiques

La journaliste Natacha Polony a inauguré le 20 mars Orwell TV, un site internet sur abonnement lancé avec d'autres journalistes du Comité Orwell, un collectif souverainiste. Dès ses premiers pa...

 

https://francais.rt.com/france/35592-webtv-souverainiste-natacha-polony-orwelltv

LIEN VERS ORWELL TV CI-DESSOUS:

Orwell.tv

Orwell.tv

La web tv d'information de Natacha Polony et du Comité Orwell pour une france libre, indépendante et souveraine.

https://orwell.tv/

Publié par  El Diablo

« En 2017 ou en 2022, la France périphérique fera basculer la PRÉSIDENTIELLE » - Entretien avec le géographe social Christophe GUILLUY

« En 2017 ou en 2022, la France périphérique fera basculer la PRÉSIDENTIELLE » - Entretien avec le géographe social Christophe GUILLUY

Faut-il encore présenter Christophe Guilluy ? Le géographe social, fin observateur de la France périphérique et théoricien de l'insécurité culturelle, voit ses analyses confirmées par les sondages. Si Marine Le Pen ne l'emportera peut-être pas dès 2017, la France périphérique finira cependant par triompher un jour ou l'autre dans les urnes face aux candidats des gagnants de la mondialisation que sont Hamon, Fillon et Macron.

**********

Daoud Boughezala : Votre diagnostic des « fractures françaises » et de l’abandon de la France périphérique (rurale et péri-urbaine) infuse le débat public ces dernières années. Avez-vous l’impression d’influencer les discours des candidats à l’élection présidentielle ?

Christophe Guilluy. Les candidats ont compris que la France périphérique existait, c’est pourquoi leurs diagnostics sont assez proches. Mais ils ont la plus grande difficulté à remettre en cause leur modèle économique, aussi ne dépassent-ils pas le stade du constat. Un parti et un discours politiques s’adressent d’abord à un électorat. Or, l’électorat de la France périphérique se trouve ailleurs que dans les grands partis de gouvernement, ce qui complique un peu les choses. François Fillon a compris que son socle électoral libéral-conservateur ne suffisait pas et qu’il devait aussi parler à cette France populaire périphérique. Au PS, certains cadres m’ont contacté pendant la primaire car ils ont compris que quelque chose se jouait dans ces territoires. Mais ces élus lucides sont enfermés dans leur électorat, ce qui n’aide pas ces thématiques à émerger. En réalité, aucune thématique n’a émergé dans la campagne présidentielle. Une fois l’affaire Fillon retombée, le débat portera sur un autre sujet monothématique : quel niveau le Front national atteindra. Cela permet de ne pas parler de l’essentiel.

Justement, quel est l’essentiel à vos yeux ?

Le Front national n’est que la fin d’une longue histoire de mise à l’écart de ce qu’on appelait hier la classe moyenne et aujourd’hui les classes populaires.

[…]

LIEN VERS LA SUITE DE L’ARTICLE CI-DESSOUS :

"En 2017 ou en 2022, la France périphérique fera basculer la présidentielle" - Causeur

 

"En 2017 ou en 2022, la France périphérique fera basculer la présidentielle" - Causeur

Faut-il encore présenter Christophe Guilluy ? Le géographe social, fin observateur de la France périphérique et théoricien de l'insécurité culturelle, voit ses analyses confirmées par les s...

 

http://www.causeur.fr/christophe-guilluy-macron-fn-fil

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La fille de son père n'est pas la candidate de l'extrême droite à l'élection présidentielle

Ben non, c'est la candidate anti-système capitaliste dont elle ne profite pas du tout du tout.

Bon, c'est vrai que son papa, fondateur du parti qu'elle dirige, a hérité d'une fabuleuse fortune de la part d'un cimentier, ce qui lui a permis de faire fructifier sa fortune et ses idées. C'est vrai aussi qu'elle détient des parts immobilières pas dans un appart en HLM, mais dans un château et ailleurs dans les Hauts-de-Seine. Mais ça, c'est sans doute le doigt de dieu qui l'a voulu ainsi. Et les voies du créateur(sic) sont impénétrables, surtout pour les forces de l'argent.

Donc, la fille de son père est anti-système capitaliste, d'après ce qu'elle proclame urbi et orbi et ce que rabâchent ses croisés. Oui, si elle détient le privilège d'immunité parlementaire, comme ça elle ne répond pas à la justice avec des casseroles aux fesses sans être poursuivie, c'est parce que les voies de dieu(toujours sic) sont vraiment impénétrables, bande de sans-dent.

Bref, anti-système capitaliste, la fille de son père n'est pas plus d'extrême-droite.

Bon, le Canard enchaîné sort un article sur  Frédéric Chatillon qui est, depuis le 2 novembre 2016, chargé de mission dans sa campagne électorale: 2.550 euros mensuels pour un mi-temps avec des fonctions de"coordinateur technique du print et du web". C'est à dire responsable sur les zéros sociaux de la propagande nauséabonde.

Chatillon Frédéric est considéré par la justice comme le personnage central du système organisé par le Fn depuis 2011 pour ses campagnes électorales, ce qui lui vaut, dans deux enquêtes distinctes, un renvoi en correctionnelle et une mise en examen en 2014.  Il a été également chef du GUd dans les années 1990, syndicat(sic) étudiant d'extrême droite. Mais il est grand pote avec la fille de son père qui elle est anti-système capitaliste et surtout pas d'extrême droite.

La fille de son père n'est pas la candidate de l'extrême droite à l'élection présidentielle

Et comme a répondu François Chatillon dans Facebook, ce samedi: "J'emmerde autant ces 'journalistes' qui se permettent de raconter n'importe quoi."

La fille de son père n'est pas la candidate de l'extrême droite à l'élection présidentielle

Publié par  Le Mantois et Partout ailleurs

Benoît Hamon, son suppléant et le nouveau ministre socialiste de l'Intérieur

Benoît Hamon, son suppléant et le nouveau ministre socialiste de l'Intérieur

Bruno Le Roux dégagé, Matthieu Fekl devient le premier flic de France à sa place, en plein état d'urgence. Mais saviez-vous que celui qui était jusqu'à hier secrétaire d'Etat chargé du commerce extérieur s'occupait aussi de l'agenda du candidat socialiste à la présidentielle, au sein même de son QG de campagne?

Un pote donc au plus près de Benoît Hamon promu ministre de l'Intérieur. Pour faire passer le message d'un nouveau Parti socialiste dont le héros serait le député socialiste des Yvelines? Sans blaguer?

Tiens, parlons-en du député socialiste des Yvelines et de son suppléant qui le remplaça à l'Assemblée nationale quand le premier fut ministre du pouvoir socialiste de 2012 à 2014, date à laquelle il déserta pour ne pas se griller lors de la campagne présidentielle à venir.

Un lecteur m'a incité que je regarde du côté de Jean-Philippe Mallé, député socialiste de 2012 à 2014. Il a été élu dans la 11e circonscription des Yvelines en même temps que le titulaire, étiqueté comme lui rue Solférino à Paris, conseiller général du canton de Saint-Cyr-l'Ecole et adjoint au maire de Bois-d'Arcy. Un socialiste pur et dur.

Mais fatalitas, il s'abstient lors de l'examen du projet de loi ouvrant le mariage aux couples de personnes de même sexe. Il estime alors « la gauche et le Parti socialiste envahis, s’agissant des évolutions de société, par l’idéologie libérale-libertaire » Pas moins, tandis que Benoît Hamon au creux de son fauteuil ministériel ne le recadre pas.

Et puis comme me l'écrit un lecteur: "Jean-Philippe Mallé s'est mollement abstenu quant aux TSCG et ANI, et a voté ...benoîtement ...POUR le CICE, la non-régulation bancaire, l'allongement de durée des cotisations retraite, et, bien sûr, le Pacte de Responsabilité, couronnant ainsi l'ensemble de son oeuvre, juste avant de laisser de nouveau son siège à Hamon sorti du gouvernement - ...lequel Hamon a derechef voté NON à la motion de censure loi El Khomri. Je ne sais pas vous, mais pour moi le ticket député-suppléant, c'est politiquement les phalanges du même doigt de la même main, et la même voix portée indifféremment par l'un ou l'autre, puisqu'il n'y a qu'un siège pour 2 paires de fesses, non ?.

Bon, alors, au fait qu'est-il devenu entre temps, le m'sieur Mallé Jean-Philippe ? M'a-t-on abusée, en me chuchotant qu'il avait cru bon - et compatible, donc -, de rejoindre ce truc, là, Debout la France ?"

Non, c'est vrai. Bon, Benoït Hamon n'est pas Jean-Philippe Mallé. Il est candidat du nouveau Parti socialiste qu'il faut à la France et à ses travailleurs. Mais le bilan législatif de celui qui le remplaça comme député de 2012 à 2014 est dans la droite ligne de la politique menée par le pouvoir socialiste. Politique de droite que Benoît Hamon a soutenu pleinement depuis son fauteuil ministériel et qu'il a fait applaudir lors de meeting parisien de ce dimanche. CQFD.

Publié par  Le Mantois et Partout ailleurs

Barbara Pompili va voir si c'est mieux chez Emmanuel Macron. Barbara qui?

Barbara Pompili va voir si c'est mieux chez Emmanuel Macron. Barbara qui?

C'est tout de même bêta que vous ne connaissiez pas les ministres qui sont chargés de notre bien 24h sur 24h, non? Parce que madame Pompili est secrétaire d'Etat chargée de la biodiversité. Chargée de quoi?

Vous le faites exprès ou quoi? La biodiversité, composée des mots bio (du grec βίος « vie ») et « diversité », est la diversité de la vie sur terre. Elle s'apprécie en considérant la diversité des écosystèmes, des espèces et des gènes dans l'espace et dans le temps, ainsi que les interactions au sein de ces niveaux d'organisation et entre eux. 

Oui, le gouvernement de François Hollande ne s'attaque pas à la finance qui détruit notre planète, mais possède quelqu'un qui s'occupe de la biodiversité. Encore que madame Pompili n'est que sous-ministre.

Avant cela, c'était la patronne des députés écolos. Puis, en même temps que la cheftaine de EELV, elle est entrée au gouvernement, comme d'ailleurs Jean-Vincent Placé, lui patron des sénateurs écolos.

A ce qu'il paraît, c'est un ralliement de poids pour l'ex-banquier d'affaires Emmanuel Macron. A dire vrai, mais je peux me tromper, j'étais persuadé que le pouvoir socialiste faisait une politique de droite depuis mai 2012.

Bon, j'ai voulu voir sur Wikipédia le parcours professionnel de Barbara Pompili, pour ne pas mourir idiot.

Après ses études, elle adhère aux Verts. Puis, durant la campagne présidentielle de 2002, elle bosse comme chargée des relations avec la presse du candidat écolo Noël Mamère. Lors des législatives, elle devient assistante parlementaire du député vert  Yves Cochet jusqu'en 2007. De 2007 à 2012, elle devient secrétaire-générale adjointe du groupe des députés étiquetés GDR, dans lequel siège une majorité de communistes.

Elle est élue député écolo le 17 juin 2012, pour devenir la patronne du groupe écolo. En 2015, l'ingrate, elle refuse un accord électoral pour les régionales avec le Fg, et donc avec le Pcf.

Barbara Pompili: un ralliement de poids, dit-on pour Emmanuel Macron. Peut-être comme responsable des girouettes, sinon, vraiment je ne vois pas.

Scandales

 

Jacques SapirPar  · 

La démission de Bruno Le Roux vient conclure un quinquennat qu’avait inauguré la démission de Jérôme Cahuzac. Un scandale de plus, après l’affaire Thévenoud et quelques autres ; un scandale de trop. On dira qu’il était normal que Le Roux vire au marron. Mais n’oublions pas que l’homme était ministre de l’intérieur, un poste décisif dans les circonstances actuelles.

 

Alors qu’il ne reste plus que quelques semaines à vivre à ce gouvernement, le voici à nouveau éclaboussé par ce qui aura été décidément la marque de fabrique du quinquennat de François Hollande : le mensonge, la rapine, le goût de l’argent et le mépris du peuple.

 

L’exemple vient de haut

 

Car, l’exemple vient de haut. Le Président de la République ne s’est jamais complètement relevé de l’incident des « sans dents », lui qui n’hésitait pas à jeter des beefsteaks à la poubelle quand ils ne lui convenaient pas. Ces incidents furent révélés par son ancienne compagne, certes toute à la colère d’une femme outragée, mais elle n’eut pas à noircir le tableau.

 

Oui, l’exemple vient de haut, et l’on s’en est rendu compte avec la publication, en 2016 du livre « Un Président ne devrait pas dire ça »[1], qui révélait un homme vantard et faible à la fois, tenant des propos plein de mépris en privé pour les couvrir de la plus hypocrites bien-pensance dès qu’il était en public. Ce livre surtout révélait en François Hollande un homme plus soucieux de paraître que d’être, un homme plus intéressé par les discussions avec les journalistes que par les taches de l’Etat.

 

Le scandale originel

 

Ce nouveau scandale conclut donc le quinquennat. Mais, il n’est que le prolongement logique, quoique anecdotique, d’un autre scandale. Elu pour combattre la « finance », François Hollande s’est fait son plus fidèle serviteur. Elu sur le projet d’une renégociation du traité dit « Merkozy » (Merkel-Sarkozy), il n’a eu de cesse, à peine élu, de le faire ratifier sous la forme du TSCG. Dans Le Roi s’amuse, Victor Hugo fait dire à Triboulet, le bouffon du Roi « Sire, je ne viens pas redemander ma fille. Quand on n’a plus d’honneur, On n’a plus de famille.. ». Il y a là une terrible vérité. Quand les hommes politiques n’ont plus d’honneur, et l’honneur ici est de servir le bien commun et la communauté nationale, ils n’ont plus de probité.

 

On perçoit mieux, alors, le rôle fondamental de la souveraineté. Elle lie les dirigeants à leur peuple, elle leur confère le pouvoir mais elle les oblige aussi à la responsabilité devant ce même peuple. C’est cela le sens très profond de la souveraineté, sens qui s’exprime de manière particulièrement évidente dans la forme moderne prise par ce principe de souveraineté populaire. Mais François Hollande n’est même pas Triboulet, et ses saillies ne font rire que ses obligés.

 

François Hollande, comme Nicolas Sarkozy avant lui, a mis la souveraineté du peuple à l’encan. Et c’est là la racine profonde, la racine cachée, mais la racine évidente des multiples scandales qui ont entaché les quinquennats de l’un comme de l’autre.

 

Clarification

 

François Hollande, devant son bilan désastreux, a décidé de ne pas se représenter. Mais, aujourd’hui, il fait tout pour favoriser celui qui est son héritier réel, même s’il n’est pas son héritier politiquement légitime : Emmanuel Macron. Ce dernier fait partie du sérail hollandiste depuis des années, comme conseiller d’abord, ministre ensuite. Il porte une large part de responsabilité dans la politique économique catastrophique de François Hollande, une politique qui a mis le chômage au plus haut. Son élection signifierait la répétition des mêmes maux, mais aussi des mêmes scandales. Il n’y a qu’à voir la nature de ses soutiens politiques. Est-ce cela que les français veulent ?

 

Commencé par un scandale, ce quinquennat fut fondé sur un scandale et il s’achève par un scandale. Au moins, les choses sont claires…

 

[1] Davet G. et Lhomme F., Un Président ne devrait pas dire ça, Paris, Stock, 2016.

Petit chef d'oeuvre de la Hors-sol-ocratie

 

Publié le 21 Mars 2017

Petit chef d'oeuvre de la Hors-sol-ocratie

De Cambadélis :

 

Le Premier secrétaire du Parti socialiste Jean-Christophe Cambadélis ne souhaite pas que le ministre de l'Intérieur Bruno Le Roux démissionne du gouvernement, après les révélations sur ses filles employées à l'Assemblée nationale alors qu'elles étaient adolescentes.

 

Précisant :

 

1)  "Bruno Le Roux n’est pas candidat à la présidentielle, il fait très bien son travail" a-t-il justifié

 

2) "La question essentielle est de savoir si elles ont travaillé." Dans ce cas là, selon Jean-Christophe Cambadélis, "toute peine mérite salaire".

 

Canaille le rouge vous laisse méditer ces si profondes pensées.

 

Rédigé par Canaille Lerouge

Poignant dilemme

 

Publié le 21 Mars 2017

Doit-on les lâcher

tous d'un coup ?

 

Poignant dilème

 

Après le ralliement de Pompili, puis celui de Poignant consul officiel de Bolloré auprès de l'Elysée, ouvrir les vannes au risque de suremphétaminer le poussin jusqu'à l'exploser ? Ou doser avec des apports quotidiens ?

 

C'est la question qui se pose à Hollande pour venir en aide à son protégé.

 

L'intérêt des apport quotidiens, c'est la possibilité de garder des réserves médiatiques pour détourner les regards. Des fois qu'un ou deux Le Roux traîneraient encore dans les coursives du bateau ivre...

 

Ils appellent cela la politique. Quelle image ! quelles réalités aussi putrides que vermoulues derrière cette image. Encore une page écrite par la solférinocratie qui devrait être crédité au compte de campagne du parti de la haine.

 

Rédigé par Canaille Lerouge

Elections et recherche scientifique

 

Publié le 21 Mars 2017

Parmi les candidats

en symbiose avec le capital

un champ de recherche 

semble s'ouvrir 

 

Elections et recherche scientifique

« J’ai décidé de soutenir le projet, la démarche et donc la candidature d’Emmanuel Macron à l’élection présidentielle. Le projet d’Emmanuel Macron, c’est une écologie réaliste, un engagement européen fort et une volonté de répondre a la détresse qui nourrit le FN. »

La secrétaire d’Etat chargée de la biodiversité est "la première membre du gouvernement à rallier officiellement le candidat d’En marche !"

 

Canaille le Rouge est persuadé que cette si importante nouvelle va bouleverser toute la perception mondialisée des enjeux portés par la COP 21.

 

Vous ne trouvez pas que tout ce beau monde persiste à rester au plus près de l'assiette au beurre et se tient bien loin de ce qui préoccupe l'électeur ? 

 

Cela concoure à offrir à l'oeil la campagne du f-haine

Rédigé par Canaille Lerouge

Publié par  Le Mantois et Partout ailleurs

Je n'ai pas regardé hier à la téloche le petit trot d'entrainement pour le trône présidentiel

Je n'ai pas regardé hier à la téloche le petit trot d'entrainement pour le trône présidentiel

Pourtant, je vous le jure, je n'avais pas piscine.

Mais je lisais le magazine Forbes qui classe les capitalistes français en milliards d'euros. Et bien figurez-vous que la France dénombre 39 milliardaires en 2017, 3 de plus que l'an passé. Et ces 39 plus grosses fortunes françaises, dans un pays où y est prônée l'austérité à fond la caisse, cumulent 230 milliards d'euros. Et c'est Bernard Arnault qui est le number one avec 40 milliards pour lui tout seul. Dites, ça fait combien de Smic. Oui, je sais, quand on aime, on ne compte pas... Pourtant...

Pourtant, en 2015, un sondage disait que pour 53% des sondés le système capitaliste était la cause de la crise et des insupportables inégalités créés. Pourquoi donc, la lutte contre le système capitaliste n'est pas à l'ordre du jour dans cette campagne présidentielle, sans baratin et pour s'en débarrasser. Certes, cela ne peut pas se faire du jour au lendemain, quand beaucoup, y compris dans ceux qui représentent le mouvement ouvrier, ont remisé la transformation sociale de la société en dessous de la pile dans leur programme. Non?

Donc, hier, j'ai lu le classement dans Forbes des grands capitalistes français: Premier donc François Pinault, 11e au rang mondial de surcroit, propriétaire entre autre du groupe de luxe LVMH dans lequel l'épouse du candidat de la rue Solférino détient une place importante; deuxième: Lilianne Bettencourt, héritière de l'Oréal, groupe dont le fondateur  était lié à l'extrême droite dans les années 1930 et qui collabora avec les occupants nazis dès 1940. Derrière cette figure de proue significative, Serge Dassault, sénateur à vie, marchand d'armes à vie et patron à vie duFigaro journal historique des droites et du patronat -peut-être une redondance-. Il y a aussi dans ce classement des ultrariches Marc Ladrech de Lacharrière, le bon ami de François Fillon dans le Penélopegate...

Il n'y a pas deux sortes de capitalismes, l'industriel vertueux qui ne voudrait que du bien pour ses salariés et le financier, un honteux méchant. De ce fait, il ne faudrait qu'aménager le premier, humaniser disent les réformistes mais pas seulement, pour mieux combattre le deuxième. Dans quel pays, dirigé par la social-démocratie, et notamment en France depuis mai 2012, cela est-il advenu?

Je n'ai donc pas regardé le petit trot d'entrainement hier sur TF1, la chaine de Martin Bouygues, lui aussi classé parmi les ultrariches. Mais dites-moi franchement: ai-je eu tort?

Macron : le vrai (et vilain) visage du PS

 

lundi 20 mars 2017 

“Comment pouvez-vous titrer ça alors que c’est Hamon qui a gagné la primaire socialiste ? N’avez vous pas entendu Macron lui-même affirmer qu’il n’était ni de droite ni de gauche ? La preuve, il a même le soutien de Bayrou“… On souffle, on se détend… Mais ça pourrait piquer un peu quand même.

 

Vendredi dernier, sur France Inter, était reçu Richard Ferrand. Peu de gens le connaissent alors petit rappel : Richard Ferrand est secrétaire général d’En Marche !, le mouvement d’Emmanuel Macron, depuis octobre dernier. Autrement dit, il est le “chef ” désigné de ce mouvement. Et il est aussi… membre du PS et député du Finistère. Vous allez me dire : “ok, bon, il partira du PS…” Et bien non ! Car il a été investi par le PS pour être candidat aux prochaines législatives ! Oui, tout comme tout plein d’autres socialistes qui lâchent Hamon les uns après les autres pour afficher leur soutien à Macron tout en continuant à s’afficher PS : Gérard Collomb, le très influent maire de Lyon, Ségolène Royal, Stéphane Travers (un fervent défenseur de la casse du droit du travail), le très en vue Jean-Marie Le Guen qui ne cachait pas sa préférence pour le programme de Macron avant même que ce programme n’ait été dévoilé, ou encore Manuel Valls qui brandit la menace de rejoindre son ancien ministre… Et je pourrais en citer beaucoup d’autres comme mon propre député Jacques Cresta qui a passé le dernier quinquennat à genoux devant Hollande… A ce rythme-là, c’est tout le PS, à part Hamon et deux ou trois lieutenants impopulaires (Myriam El Khomri par exemple) qui rejoindront Macron plus ou moins officiellement.

 

Une stratégie de longue date

 

Cela fait au moins un an que le PS sait qu’il ne peut pas, sous sa propre étiquette, garder le pouvoir. Hollande ayant perdu toute crédibilité, il était impératif de trouver un candidat qui ne soit pas directement associé au PS. A ce titre, Macron est idéal. Il n’est plus membre du PS (nb : il l’a été de 2006 à 2009) et, aux yeux du grand public, il est trop neuf en politique pour être catalogué dans tel ou tel parti. De fait, même sa participation au gouvernement de Manuel Valls à un poste pourtant clé (Ministre de l’économie et des finances) est minimisée pour ne pas alerter l’opinion publique…

 

Il ne faudrait pourtant pas oublier que Macron était dans l’entourage de Hollande dès 2012 en tant que secrétaire général adjoint de l’Elysée. A ce titre, il est l’un des artisans principaux du CICE (crédits d’impôt alloués aux entreprises, sans contrepartie, et proportionnels au nombre de salariés. Les très grandes entreprises étant donc fortement favorisées) et du Pacte de responsabilité qui contient lui aussi des mesures avant tout favorables aux très grandes entreprises, non pas pour encourager les embauches mais, là encore, pour leur permettre d’engranger davantage de bénéfices (dont 80% vont dans la poche des actionnaires). Bref, il est l’un des principaux inspirateurs de la politique économique menée par Hollande pendant 5 ans. Politique dont on connaît le résultat social désastreux : hausse constante du chômage et de la pauvreté, augmentation inquiétante du travail précaire (CDD et temps partiels, aux dépens des CDI qui ne représentent plus que 20% des embauches), conditions de travail dégradées dans les services publics (notamment dans les secteurs de la santé, de l’éducation et la sécurité).

 

Ainsi, Emmanuel Macron n’incarne pas le moindre changement (encore moins une “révolution”, malgré le titre de son livre…), mais au contraire la continuité des politiques d’austérité menées par Sarkozy puis Hollande, sous l’autorité de l’Union Européenne. Ce n’est d’ailleurs pas un hasard si son programme (enfin dévoilé mais rendu volontairement incompréhensible pour la plupart des gens) vante les bienfaits de l’Europe actuelle, et par conséquent des Traités qui nous astreignent à ces politiques d’austérité.

 

En marche… arrière !

 

Et là, vous me dîtes : “Mais si ce que tu écris est vrai, alors pourquoi Bayrou qui est centre-droit a rejoint Macron ? Et pourquoi Hamon est présenté comme le candidat du PS ?“. Revenons donc à l’élection présidentielle de 2007, lorsque Macron est adhérent du PS. Le jeune Emmanuel est alors proche des “Gracques”, un lobby mené par Jean-Pierre Jouyet, un énarque qui a travaillé entre autres avec François Fillon et François Hollande ! Jouyet est également un proche de Macron. En 2007 donc, les “Gracques” font campagne pour une alliance François Bayrou-Ségolène Royal. S’il est difficile de connaître avec précision qui composait ce lobby, on connaît tout de même quelques noms :

 

- Denis Olivennes : aujourd’hui Président de Lagardère Active, pôle médias du groupe Lagardère : 11 chaînes de télévision, 3 radios (dont Europe1) et 37 journaux (dont Paris Match et le Journal du Dimanche), après une carrière aussi remplie qu’agitée : Cour des Comptes, conseiller de Pierre Bérégovoy (lorsque ce dernier fut Ministre de l’économie et des finances puis Premier ministre avant d’être lourdement mis en cause dans une grosse affaire de corruption et retrouvé mort, tué par l’arme à feu de son garde du corps. L’enquête conclura à un suicide), dirigeant successivement de Air France, Numéricable, Canal+, la Fnac, le Nouvel Observateur, Europe1…

 

- Matthieu Pigasse : homme d’affaires proche de DSK, Fabius, Royal ou encore Valls ; actionnaire, entre autres, du groupe Le Monde (la vente avait d’ailleurs été orchestrée par Macron) et du Huffington Post. Il est aussi l’un des dirigeants de la grande banque d’affaires franco-américaine Lazard. Banque privée qui, malgré un évident conflit d’intérêts, a supervisé la création de la Banque publique d’investissement (qui n’est en fait pas une vraie banque, elle emprunte aux banques privées et son “étrange” fonctionnement pourrait faire l’objet d’une longue analyse critique – que je ne ferai pas, parce que j’ai pas envie !).

 

- Bernard Spitz : président de la Fédération Française de l’Assurance qui regroupe la Fédération française des sociétés d’assurances et le Groupement des entreprises mutuelles d’assurance. Il préside aussi le pôle international et Europe du MEDEF (lui-même dirigé par Pierre Gattaz, soutien affiché de Macron). Avec un tel CV, on comprend pourquoi le programme de Macron insiste autant sur la baisse des cotisations sociales ou la retraite par points qui délèguent une large partie de notre protection sociale (santé, retraites…) aux assurances privées…

 

- François Villeroy de Galhau : gouverneur de la Banque de France (nommé par François Hollande), il siège aussi (entre autres) au conseil des gouverneurs de la Banque Centrale Européenne et à la “commission pour la libération de la croissance française” dirigée par… Jacques Attali ! Oui, le fameux Jacques Attali, conseiller des Présidents Mitterrand, Sarkozy et Hollande. Jacques Attali qui fit entrer Macron dans le “grand monde”. D’abord en le recrutant dans la triste “commission Attali” qui inspira la politique de Sarkozy, puis en le faisant entrer à la banque Rothschild (qui fera de Macron un millionnaire)…

 

Et voilà comment, en tirant fil par fil, on met à nu le réseau de Macron : les grandes banques privées, les médias, les grandes sociétés d’assurances, le MEDEF, la BCE, les hommes d’influence qui ont conseillé nos dirigeants politiques ces 30 dernières années, et la plupart des plus riches hommes d’affaires français… Car il ne faut pas oublier que le réseau de Macron comprend aussi des gens comme François Pinault (multimilliardaire et propriétaire du groupe Artemis qui contrôle, entre autres, l’hebdomadaire Le Point et de nombreuses marques de luxe comme Yves Saint-Laurent), Vincent Bolloré (patron notamment de Vivendi, du groupe Canal+ ou encore de l’institut de sondages CSA et… fossoyeur de I-Télé devenue CNews), Bernard Arnault (deuxième fortune française, patron de LVMH, propriétaire du journal Les Echos, ami proche de Martin Bouygues lui-même patron entre autres de TF1 et LCI…), Xavier Niel (propriétaire de Free), Patrick Drahi (propriétaire entre autres de SFR ; des journaux Libération, L’Express, L’Expansion, L’Etudiant ; de BFMTV et RMC), Claude Bébéar (fondateur d’Axa, banque et surtout plus gros groupe d’assurances au monde)… N’en jetez plus, la coupe est pleine ! Bon ok, un petit dernier pour la route, juste histoire de sourire un peu. L’avocat Jean-Pierre Mignard a également rejoint Macron. Vous ne le connaissez pas ? Mais si… L’affaire des “écoutes de l’Elysée”, le naufrage du pétrolier Erika, le procès Clearstream ou encore l’affaire Cahuzac sont quelques-uns des nombreux très gros dossiers dans lesquels il est intervenu. Il est également parrain de deux des enfants de François Hollande et avocat “officiel” de Mediapart…

 

Au secours !

 

Vous l’aurez compris, les soutiens d’Emmanuel Macron ont un tel poids financier, politique et médiatique qu’ils sont à même de faire plier n’importe qui (y compris Bayrou…) et nous avec…

 

Voici donc l’histoire “en marche”… Hamon (dont l’épouse est certes une des dirigeantes de LVMH mais qui reste l’employée de Bernard Arnault !) est censé faire diversion, piquer des voix à Mélenchon et perdre dès le premier tour (comme n’importe quel candidat labélisé PS). Pour y parvenir, le PS (dont vous aurez désormais compris que le champion est Macron) met au point une stratégie à tiroirs. D’abord, mettre en scène la déconfiture de Hollande et du PS. Hollande abdique. Valls s’avoue vaincu (peu importe que les urnes de la primaire aient été bourrées, les médias comme les cadres du PS l’ont constaté mais personne ne s’en est inquiété…) et on présente le vainqueur comme un “frondeur” à la gauche du PS, un peu écolo, soi-disant proche des idées de Mélenchon. Frondeur” qui pourtant n’a jamais voté contre les 49.3 de Valls ou contre la loi travail… Ensuite, on invente une polémique : JLM ne voudrait pas d’alliance et serait donc le responsable d’une éventuelle et terrifiante victoire du FN. Enfin, on négocie discrètement des postes aux législatives avec les dirigeants Verts et Communistes.

 

L’idée est donc d’isoler Mélenchon. Coïncidence ou non, Fillon s’embourbe dans le “Penelope-gate”. Les médias ne parlent que de cette affaire, ce qui permet d’éviter de s’intéresser aux programmes des candidats. Cela tombe bien, celui de Macron tombe sur le tard, reste flou, complexe et brouillon. C’est purement volontaire, pour éviter qu’on le comprenne. Car quand on s’y attarde, on en voit toutes les incohérences et les injustices sociales. Derrière ses airs de jeune paroissien, Macron défend une politique des plus féroces. Tu es malade ? Paye ta mutuelle. Tu veux une bonne retraite ? T’avais qu’à épargner. Tu veux une école correcte pour tes enfants ? Va dans le privé. Ton logement est cher ou pas adapté ? Déménage ! Tu as du boulot ? Consomme et tais-toi. Tu es au chômage ? Tais-toi et meurs…

 

Voilà, vous êtes prévenus… En 2012, François Hollande disait “Mon ennemi n’a pas de nom, il n’a pas de visage. Mon ennemi c’est la finance“. Il avait tort. L’ennemi a de multiples noms, je vous en ai livré un paquet. Et il a un visage, celui d’Emmanuel Macron.

 

Par Axel Bader le 06/03/2017 source

 

Transmis par Linsay

Centre de recherche sur la mondialisation

Pourquoi le f-haine fait-il des scores plus bas en Corse que sur le continent?

 

Publié le 20 Mars 2017

C'est que la place

est déjà prise 

Résultat de recherche d'images pour "nationalistes corses"

Roger avait lui aussi repéré la souricière brune dénoncée dans La Croix.

 

Pas content le président de la région, indépendantiste. Il regrette que le "projet de questionnaire", adressé aux chefs d'établissement, ait été rendu publique "à ce stade".

 

Mais pas de regret sur le principe puisque le regret est le moment. Un peu comme le maire f-haine de Hayange qui ne regrette pas de virer le secours Populaire mais dénonce que FR3 en ait parlé à ce stade de ses projets.

 

Voici ce que dit La Croix : 

 

Politique/Religion-questionnaire-destine-eleves-fait-polemique-Corse-

 

Un questionnaire, élaboré dans le cadre d'une étude sur la diversité commandée par l'Assemblée de Corse dirigée par les nationalistes, destiné aux élèves du primaire et secondaire en Corse et contenant des questions sur l'appartenance religieuse, fait polémique sur l'île.

 

Dans un communiqué, le président indépendantiste de l'Assemblée de Corse Jean-Guy Talamoni a regretté que ce "projet de questionnaire", adressé aux chefs d'établissement, qui "avaient tout loisir de contester la forme ou le fond des questions posées afin de parvenir à un questionnaire définitif" ait été rendu publique à ce stade, dénonçcant une "intention polémique".

 

Ce formulaire d'enquête, "élaboré par les enseignants-chercheurs" de l'Université de Corse, "fait suite à la demande émanant du Président de l'Assemblée de Corse concernant les questions traitées par la commission permanente chargée de travailler sur la diversité culturelle", peut-on lire en introduction du document destiné aux élèves à partir de 8 ans et que l'AFP a pu consulter dimanche.

 

S'y trouvent de nombreuses questions sur les langues parlées par les élèves mais aussi dans les familles et par les parents voire dans le quartier ou les médias, sur les voyages à l'étranger ou la religion et sa pratique.

 

"Est-ce que tu crois en Allah/Dieu/Yahvé ?", "Est-ce que ton père croit en Allah/Dieu/Yahvé ?", "Est-ce que ta mère croit en Allah/Dieu/Yahvé ?", peut-on ainsi lire dans le questionnaire destinée aux élèves du primaire.

 

- "Traiter le problème plutôt que le nier" -

 

D'autres questions portent sur les pratiques alimentaires et culturelles lors du Vendredi Saint, du Ramadan, ou du Shabbat, sur la consommation de viande, sur le port de signes religieux distinctifs, sur le sentiment d'appartenance à la Corse, à la France ou le sentiment de sécurité et l'intégration.

 

François Tatti, le président (DVG) de l'agglomération de Bastia et conseiller territorial, "profondément heurté par la démarche et par le contenu" a demandé son interdiction à la ministre de l'Education nationale Najat Vallaud-Belkacem.

 

"J'ai prononcé en l'état la non diffusion de ce questionnaire dans le système éducatif corse", a indiqué le recteur, qui explique avoir pris cette décision vendredi.

 

Le recteur met en avant la loi informatique et libertés de 1978 "qui interdit de collecter ou de traiter des données à caractère personnel qui font apparaître directement ou indirectement, les origines raciales ou ethniques, les opinions politiques, philosophiques ou religieuses", pour justifier cette non diffusion, d'autant plus concernant des mineurs.



M. Lacombe souligne également "la grande enquête menée par l'INSEE et l'INED" sur le sujet "qui a nécessité des mois, voire des années pour élaborer un protocole".

 

Ce sont "des thématiques extrêmement sensibles", rappelle-t-il, expliquant qu'aucun élément ne plaidait" pour la diffusion du questionnaire, encore moins en année électorale.

 

Evoquant "les tensions croissantes existant au sein de notre société, et spécialement dans le domaine éducatif", M. Talamoni a justifié dimanche soir dans un communiqué le fait de "procéder à un état des lieux".

 

"Il nous a semblé nécessaire de tenter de traiter le problème, plutôt que de le nier et de pratiquer la +politique de l'autruche+", écrit-il.

 

"Ce type d'enquête a déjà été réalisé dans l'hexagone. La démarche qui a d'ailleurs servi de base aux chercheurs de l'Université est l'enquête de l'INSEE et de l'INED intitulée +Trajectoires et origines+ (2008-2009). Malheureusement la Corse n'avait pas été inclue dans cette enquête, d'où le déficit actuel de données", assure M. Talamoni.

 

M. Talamoni affirme également avoir eu la "validation expresse et écrite" du rectorat pour mener ce travail et indique que les questionnaires sont "anonymes et conformes aux prescriptions de la CNIL".

 

"J'espère que le dialogue prévu dans les heures à venir entre l'Université et le Rectorat permettra de trouver un terrain d'entente, car le traitement de cette délicate question implique nécessairement qu'un état des lieux soit réalisé, sur des bases scientifiques d'une parfaite rigueur", conclut-il

 

(les surlignages et autres mises en valeur de telle ou telle partie du texte sont le fait de La Canaille)

 

Talamoni persiste à vouloir éclairer sa docte assemblée  sur cette "délicate question" (sic).  Sauf que le questionnaire de l'INED dont il fait état ne traite pas particulièrement des questionnaires vers les enfants qui semble être une entrée très spécifique au nationalisme Corse en matière d'approche de la démographie (voici l'étude à laquelle se réfère le président de l'assemblée Corse :

https://www.ined.fr/fichier/s_rubrique/19558/dt168_teo.fr.pdf)

 

Question de Canaille le Rouge  : en quoi savoir si les enfants de côte est de l'île mangent-il plus ou moins de charcuterie ou salaison est-il important ? c'est pour l'équilibre de la balance régionale des comptes ? Pour voir les part utilisable à l'exportation ? 

 

Par contre, avant de regarder les statistiques confessionnelles de la population insulaire, Talamoni ne pourrait-il pas s'intéresser de près au nombre de travailleurs immigrés de 1er 2e voir 3e génération non déclarés, les filières que les gros agrariens ont établis sur l'île, le montant de la fraude fiscale patronale qui y est liée, le manque à gagner sur les opérations immobilières douteuses dont il ne peut pas ne pas connaître les filières ? 


Rédigé par Canaille Lerouge