« L’université de médecine, nous dit la présentation, est l’une des facultés les plus anciennes d’Europe, créée en 1220, c’est même la plus vieille faculté en exercice au monde, ce que l’on oublie trop souvent de dire c’est que l’enseignement dispensé à cette époque vient de Bagdad, de Damas et du Caire. Les médecins arabes qui enseignent dans cette université sont nombreux, ils sont d’une grande importance car ce sont les seuls à pouvoir traduire les livres des plus illustres médecins Hippocrate, Galien, Aristoste mais aussi ceux d’ Al-Tabari, Ibn Rush ou encore Rhazes! Ils seraient aussi à l’origine du jardin de plantes médicinales à l’intérieur de l’université bien avant que celui-ci soit transformé en jardin botanique sous Louis XIII. Aujourd’hui encore Montpellier cultive ces liens historiques : les centres hospitaliers universitaires Hassan-II de Fès, au Maroc et Montpellier ont signé une convention de coopération en matière de santé. Les deux villes sont d’ailleurs jumelées depuis 2003... »

Reprenons la lecture de cette présentation de l'université de médecine...

Michel Peyret


Montpellier et son patrimoine arabo-musulman

Montpellier et son patrimoine arabo-musulman

 

Auteur :Redaction Dans ActualitésIslam et Occident 15/09/2012

Journées du patrimoine : aujourd’hui et demain les portes des musées, châteaux et autres lieux culturels vous sont grandes ouvertes! Et si c’était l’occasion pour nous, de revisiter le patrimoine musulman en France. Oui, il existe, il est bien là et depuis longtemps ! Un peu de culture et de douceur… Nous vous invitons aujourd’hui à découvrir Montpellier, capitale du Languedoc, ville étudiante par excellence. Elle regorge de richesses et possède surtout un patrimoine arabo-musulman précieux.

Montpellier et les musulmans d’hier

Pour retrouver la trace des premiers musulmans, il faut remonter au Moyen-Âge ! Le sud de la France était une terre d’échanges et de commerces pour une communauté musulmane qui illuminait alors le monde. Ces marchands-pionniers, originaires d’Andalousie ou d’Afrique du Nord se sont peu à peu installés et ont participé à vie sociale et économique de Montpellier mais aussi d’autres villes comme Marguerittes, Carcassonne et Narbonne où l’on a retrouvé les vestiges d’une mosquée datant du VIIIe siècle !                                                                                                                                                                                                                                                                        

Dans le centre-ville de Montpellier, rue Jacques Coeur, sont exposées au musée de Société d’archéologie deux fragments de stèles funéraires sur lesquelles on découvre des inscriptions coufiques (anciens caractères arabes employés à Koufa, en Irak). Il s’agit de la tombe d’un jeune homme appelé Ibn Ayyûb, étudiant en science des traditions et leur interprétation selon le rite malékite. La stèle datant du XIe siècle contient aussi quelques vers écrits à la mémoire de ce jeune tâlib. Ibn Ayyûb, aurait-il été l’un des premiers étudiants arabe de Montpellier? 

Montpellier, la ville des étudiants d’ici et d’ailleurs 

L’université de médecine est l’une des facultés les plus anciennes d’Europe, créée en 1220, c’est même la plus vieille faculté en exercice au monde, ce que l’on oublie trop souvent de dire c’est que l’enseignement dispensé à cette époque vient de Bagdad, de Damas et du Caire. Les médecins arabes qui enseignent dans cette université sont nombreux, ils sont d’une grande importance car ce sont les seuls à pouvoir traduire les livres des plus illustres médecins Hippocrate, Galien, Aristoste mais aussi ceux d’ Al-Tabari, Ibn Rush ou encore Rhazes! Ils seraient aussi à l’origine du jardin de plantes médicinales à l’intérieur de l’université bien avant que celui-ci soit transformé en jardin botanique sous Louis XIII. Aujourd’hui encore Montpellier cultive ces liens historiques : les centres hospitaliers universitaires Hassan-II de Fès, au Maroc et Montpellier ont signé une convention de coopération en matière de santé. Les deux villes sont d’ailleurs jumelées depuis 2003.

Montpellier et les musulmans aujourd’hui

La communauté musulmane est beaucoup plus importante aujourd’hui et même si tous ne suivent pas une formation à la faculté de médecine, ils sont nombreux à marquer la ville de façon exemplaire. A l’image de  Lhoussine Tahiri, responsable de l’Association des Franco-Marocains et de Mohammed Khattabi, imam de la mosquée de La Paillade. Tous deux ont contribué à faire de la plus grande salle de prière de Montpellier, la mosquée Ibn Rush « Averroès »

 

Depuis le mois de juillet de cette année, la mosquée n’est plus une salle de prière prêtée par l’agglomération de Montpellier mais bien la propriété des fidèles musulmans. Une bonne nouvelle que la communauté a accueilli avec joie alors qu’on entrait dans les premiers jours de Ramadan. Très fréquentée, c’est un modèle à la fois de fraternité, de tolérance et de modernité, la prière de l’Aid al-fitr a réuni plus de 15000 personnes

 

 

 

 

 

 

 

 

La mosquée Averroès est une des rares à Montpellier où le prêche du vendredi est traduit en français, elle est ouverte aux établissements scolaires désireux de faire le lien entre les cultures musulmane et occidentale. Et, c’est peut-être lié, le nombre de conversions dans cette mosquée est stupéfiant ! Dans son désir de répandre et propager le savoir, la mosquée propose par ailleurs des cours de sciences islamiques pour tout public. Elle est aussi une école d’arabe, les fins de semaine, pour les plus jeunes.

Montpellier rayonne en partie grâce à cet apport culturel des musulmans d’hier et d’aujourd’hui, c’est une ville où il fait encore bon vivre  son islam