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Conférence nationale du 5 novembre

Que fait Mélenchon, l’avenir du parti est en jeu

 

Intervention de Paul Barbazange

 
, par  Paul Barbazange
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J’ai préparé cette intervention dans la nuit de vendredi à samedi, après un CN où je n’avais pu intervenir malgré ma préinscription une semaine avant. Je n’ai pas été invité à le faire. Il en a été de même à la conférence nationale, où il y a eu 97 demandes d’intervention ; faute de temps moins de 45 camarades ont pu parler et mon secrétaire fédéral s’est exprimé. Cette intervention visait à donner des arguments à un moment donné, depuis, les 52 % pour l’option 2 ont changé la donne.
 

Camarades, la décision que nous allons prendre porte à la fois sur la place que peuvent encore avoir dans le débat national la cohérence profonde des propositions communistes et la survie du PCF en tant qu’organisation autonome alors que les exploités, les victimes du capitalisme en France voient leurs conquis historiques se réduire comme peau de chagrin. Une seule illustration : il y a en France des situations où la famille du malade doit apporter les médicaments à l’hôpital !

 

La réponse à la question sociale, aux revendications est aussi au cœur de notre décision. Choisir ce soir de ne pas présenter un candidat, d’attendre ou de se rallier serait un nouveau recul dans la capacité des couches populaires à faire valoir leurs droits.

 

Un coup porté à l’espoir de vivre mieux.

 

Au delà des mots composant les deux propositions sur lesquelles nous allons voter, l’alternative est simple, soit le PCF est capable de recréer une situation dans laquelle il puisse faire valoir l’intégralité de son apport spécifique lors du choix du candidat, du programme, de la cohérence nationale et internationale du projet, soit il ne lui reste qu’à disparaître dans une pratique de ralliement inconditionnel à un mouvement, demain un parti, où ces choix seront faits par d’autres en dehors de lui. C’est finalement simple.

 

Est ce que je n’y vais pas trop fort par "ralliement inconditionnel" ? Est-ce que je dénature la position un ? Supposons que les communistes choisissent de rejoindre Mélenchon et "les insoumis", écoutons ce qu’affirme Mélenchon. Nous n’aurions pas un mot à dire, ni sur le choix du candidat aux présidentielles, ni des candidats aux législatives, ni sur le projet, ni sur le programme, ni sur les thèmes et le matériel de campagne. Écoutons le compte rendu de nos dernières rencontres : elles n’ont rien donné. Quand au financement dans un cadre radicalement différent, qui nous était bien plus favorable en 2012, nous avons bien vu ce qu’il en a été !

 

Il ne nous restera qu’à coller des affiches et ramasser de l’argent pour d’autres. D’autres décideront. Même situation aux législatives qu’à la présidentielle. C’est lui et son équipe restreinte qui choisissent. Ainsi le PCF serait absorbé, montré comme inutile car incapable de mettre sur pied une candidature portant son projet, incapable de négocier ses alliances d’égal à égal dans le cadre de concession mutuelles.


Toute perspective de rassemblement utile reculerait.

 

Mélenchon et son groupe sont dans une lutte pour le pouvoir. Je me souviens, c’est un privilège de l’âge, de la campagne mitterandienne de destruction du PCF des années 75 à 90, il y a une convergence profonde : théoriser puis démontrer l’inutilité du PCF.


Le PCF d’aujourd’hui est bien plus faible, l’annonce hier vendredi matin dans les médias d’un ralliement de notre secrétaire général à l’option un, même assorti de réels considérant, aggrave encore la situation.

 

Notre vote ce soir doit être à la hauteur des risques.

 

Le choix que nous avons à faire aujourd’hui porte sur l’existence ou la disparition en tant que parti autonome, organisé, répondant devant ses électeurs et le peuple.


Nous avons besoin d’un(e) candidat(e) issu(e) du PCF porteur(se) de l’intégralité et de la richesse de nos positions de parti.

 

Un résultat même faible de ce candidat sera meilleur que celui du ralliement, quelles que soient nos réserves dans l’action militante des campagnes à un candidat qui ne se fait pas mystère dans ses déclarations publiques de souhaiter notre disparition.

 

Le vote des délégués modifie radicalement le problème. Il nous faut faire connaître ce résultat : 52,8 % pour une candidature communiste, 42%pour le ralliement soutenu par notre secrétaire général avec en plus un fort % d’abstentions. Il faut maintenant informer les communistes, faire voter largement, faire émerger des candidatures. Puis viendra la campagne.