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« Vivement la gauche » à contre temps, hors du réel

 

« Gauche » ce mot brandi comme un viatique est devenu, pour cause d'usage abusif, un concept complètement démonétisé, un concept qui a très largement épuisé son potentiel historique. 

 

"Vivement la gauche" c'est le stand-bye en attendant Montebourg, c'est le nouveau en attendant Godot, mais en nettement moins bon. (Pièce de théâtre de Samuel Beckett (1948), mais là c'est nettement moins bon que du Beckett, cela sent plutôt la viande faisandée)

 

Je partages totalement le propos de Gilbert. J'ajouterais que l'usage du mot gauche est devenu obscène pour cause de détournement, d'usurpation. Ce mot par l'usage qui en a été fait depuis, 1983 (On pourrait à juste titre remonter bien plus loin) est devenu chez les victimes des politiques du P.S (Oui le PS collectivement et pas seulement Hollande) synonyme de gros mot, d'insultes, de mépris du monde du travail, s'accrocher à ce point à ce mot c'est être bas de plafond.


La gauche c'est :

 

Devenu au fil du temps synonyme de :

 

Trahison des engagements pris (mon ennemi « c’est la finance », etc…)

 

Ce n’est depuis 1983 qu'une longue série de renoncements face au capital.

 

La mise à disposition de l'appareil d'état pour mater toutes vélléités de constestation du désordre établi. C’est l'organisation de la chasse aux militants syndicaux, de la CGT en particulier, au profit exclusif du MEDEF (plus de 700 militants CGT sanctionnés depuis février)

 

C’est l’interventionnisme militaire tout azimut. C’est la mise en cause de la souveraineté des états. (Afrique et Moyen-Orient, etc...)

 

C'est la participation à la stratégie du chaos mise en oeuvre par l'impérialisme et pour le compte des Etats-Unis.

 

C’est la multiplication des attaques contre le monde du travail, l’organisation de reculs sociaux, des droits à l’éducation, des droits à la santé, des droits à des retraites décentes, la démolition du code du travail. La casse des services publics. La précarisation tout azimut 

 

C'est la participation active à la démolition du tissu industriel de la nation (Alsthom, PSA, Renault, etc...)

 

C'est la vente du patrimoine national et pas toujours au plus offrant.

 

C'est la soumission à cet intrument de coercition du monde du travail qu'est cette U.E faite PAR et POUR le capital. Qui de ce fait n'est absolument pas réformable. Ceux qui nous promettent l'Europe sociale ne sont que de dangereux fumeurs de moquette, à mettre à distance urgemment.

C'est la transformation, la mise à disposition de nos moyens militaires, en simple agent d'éxécution au service des Etats-Unis, et au mépris des intérêts nationaux. 

 

Cette gauche qui n’a toujours pas fait son auto critique de ses aventures coloniales, et qui en Syrie retrouve ses vieux réflexes de la guerre d'Algérie. (D'ailleurs sur ce point la direction du PCF a une fâcheuse tendance, elle aussi, à sauter dans la vagon)

 

Mélenchon qui n’est pas un perdreau de l’année prend en compte l’altération de ce concept. Il substitue au concept archi usé de « gauche » le concept bateau de « France insoumise », (Concept asexué qui ne fera peur à personne et surtout pas au capital) écartant ainsi le mot plombé de « la gauche » 

 

Le mot gauche est devenu au fil du temps synonyme de Parti socialiste, utiliser sans esprit critique ce mot, c’est être assimilé à toutes les trahisons et autres turpitudes du P.S. 

 

C’est accepter du même coup d’être sanctionné, au même titre que le P.S, il est temps de couper le cordon ombilical qui nous relient à une organisation fondamentalement de droite.

 

Et si tout simplement nous agissions, nous intervenions pour ce que nous sommes, en "communistes", porteurs d'un programme s'articulant sur un projet, une visée pouvant être identifié comme "communiste"

 

Nous ne sommes pas du tout adaptés à être les cireurs de godasses du capital. Redevenons ce que nous aurions dû jamais cesser d'être "des commuistes" ou tout au moins essayons

Bernard Trannoy


 

"Vivement la gauche" dit tout de la dégénérescence de la direction actuelle et son installation dans l'imaginaire petit bourgeois parisien . Une fois de plus la communication est passé par là. Elle donne une suite paresseuses et oisive à cette autre perle de l'agite prop boboïsé qu'était "l'humain d'abord", cette sorte de villégiature nonchalante et infructueuse menée loin des bords de la société de classes ou les bons sentiments remplacent mollement, la réalité plus triviale et sanglante de la lutte des classes menée par ceux qui possèdent les moyens de production et d'échange.

Vivement la gauche est une sorte de reprise positiviste  du mot d'ordre Mitterrandien  "au secoure la droite revient". Vous remarquerez au passage que la force du message ne nous en a absolument pas  protégé, et qu'au contraire celle-ci pouvait revenir tranquille  fignoler le boulot commencé par la gauche réaliste, pendant que "le peuple de gauche" se faisait des frayeurs a bon compte en regardant ce nanar catastrophique. C'est aussi et surtout une espèce de référence subliminale au "vivement dimanche" de François Truffaut, à son dernier film noir, tourné en noir et blanc. Nous avons perdu nos couleurs!

Vivement dimanche ce serait donc notre espoirs et notre horizon, ce serait ce jour en noir et blanc, réservé au repos dominicale et à la prière. Voila "la gauche" en place du dimanche, transformée en valeur eschatologique, en une fin de non recevoir en sommes, une pause tout au plus dans le sociétale, une sorte de rêverie sur le droit à la paresse une fois par semaine. Voila notre attente et sa vision transformés en petit complément pour le renouvellement de la force de travail, mais pas trop, et surtout sans aucune revendication d'un droit de sortie du système et de son mode de production bourgeois.

La direction nous dit sans détour par cette référence inconsciente qu'elle n'a que faire des six jours de travail de la semaine qu'elle laisse aux patrons, seule l’intéresse cette unique journée dédié a la célébration du seigneur avant la séparation de l'église et de l'état, qu'un compromis avec la fraction laïcarde de la bourgeoisie transformait en jour de repos pour les classes populaire. Alors oui quand il prenait le turbin, le prolos disait "vivement dimanche", mais c'était une vis sans fin qui tournait et le ramenait à sa case départ, car le dimanche était toujours suivit d'un lundi et des autres jours de chagrin. Est-ce donc là notre destin? Le chagrin pendant qu'une minorité continuera son opulence dans l'omnipotence!

Autrefois nous préférions dire "vive le communisme" "vive le socialisme" et "la dictature du prolétariat", cela n'empêchait pas d'aller au boulot le lundi matin mais au moins nous avions cette lueur qui transcendait les journées et leur donnait un horizon, sachant qu’ailleurs d'autres travailleurs avaient cet ouvrage à cœur. Il nous faut vraiment trouver une autre volonté avec une candidature communiste sur un programme de rupture et de lutte et mettre sur la touche ces naufrageurs.

Gilbert Rémond


 

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