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Conseil national des 25 et 26 septembre 2016

Construire avec tous les communistes d’ici la conférence nationale du 5 novembre

Intervention de Paul Barbazange

 

, par  Paul Barbazange 
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Chacun lira avec attention les conclusions de ce CN. Cette intervention a été faite à un moment du débat quand quelque chose se dessinait mais était loin d’être acquis.
 
Pour une cohérence nationale du projet de rupture avec le capitalisme
 

Pierre Dharéville a conclu ce matin son introduction par : "Les questions sont ouvertes". Je défends l’hypothèse de la mise en route immédiate à partir de ce CN, en rappelant que nous agissons ici en tant que direction collective du PCF, d’une candidature communiste ou issue de nos rangs, rassembleuse, porteuse dans leur cohérence de ce qui peut être propositions du PCF dans le cadre présidentiel.


Nous ne pouvons attendre, "jouer en quelque sorte la montre" et nous trouver dans une impasse définitive. Un appel à candidature, pour préparer la conférence nationale est possible dans les conclusion de ce CN. C’est notre responsabilité de direction. Nous ne sommes plus dans la situation de juin. Aucun d’entre nous ne connaît ce que sera celle de janvier.

 

Ce que je vis dans ma ville, c’est la suppression de 370 emplois industriels productifs directs (120 à la SNCF et 250 par Schlumberger dans la plus grosse usine d’usinage de l’Europe du Sud) alors que ces deux entreprises se gavent de CICE.

 

Qui va porter pendant 7 mois la cohérence politique nationale nécessaire contre cette politique industrielle ? Chacun d’entre nous, communiste, fera ce qu’il pourra localement, mais sera par la force atomisé alors que les citoyens intéressés à la politique, comme les abstentionnistes en puissance -dans la classe ouvrière en particulier- seront martelés par les candidats aux présidentielles. Il y a un impératif politique et institutionnel à être présents, même si le piège a été perfectionné sous un gouvernement de gauche.

 

Mélanchon, Montebourg, Duflot, Taubira et d’autres peuvent-ils être porteurs de cette cohérence nationale ? Ils sont sur des ambitions personnelles et coincés par leur refus de voir la hauteur de l’obstacle qui nous est posé par l’évolution de la société : la rupture avec le capitalisme, ce qui impose d’ailleurs de ne plus déléguer à un homme providentiel quel que soit son niveau d’élection. La profondeur des recompositions en cours exige que soit présente lors des échéances à venir, présidentielles, législatives, luttes, la question du développement d’une organisation de classe des exploités, implantée localement, "labourant le terroir" comme le dit si bien André Chassaigne, ayant des élus actifs, liés à leur parti. C’est à ce prix que persistera et souvent renaîtra dans les têtes, l’imaginaire et la vie, la possibilité d’une alternative au capitalisme.

 

Cette question est la même aux présidentielles qu’aux législatives, elle se déclinera simplement autrement dans l’espace et dans le temps. Depuis le congrès et ses débats, bien des choses se sont clarifiées : les primaires ont été une impasse ; la "gauche" est atomisée à 35 % dans tous les sondages ; les attentats terroristes ont dopé toutes les positions de droite et d’extrême droite. La candidate FN est aux portes du second tour.

 

Pour l’instant, conformément à nos statuts, lançons en tant que direction, l’appel à candidatures statutaires. Cela contribuera à débloquer des situations pour des communistes et d’autres acteurs des luttes. Préparons la conférence nationale dans la diversité réelle de ce qu’est le parti ; n’oublions pas qu’il est le PCF avec sa richesse historique.

 

CN du 24 en début de deuxième séance (samedi 15 H).


Ce CN a permis pour une fois de faire bouger les lignes et de redonner confiance, espoir à bien des communistes. Les débats et l’action sont relancés en tenant compte de ce qui s’est passé depuis le congrès. Nous avons maintenant 35 jours jusqu’à la conférence nationale du 5 novembre. Nous pouvons faire acte de candidature, aider à ce que des candidatures émergent. Qui ? Comment ? Ne nous désintéressons pas des noms. Nous avons besoin d’un(e) camarade communiste intimement liée aux luttes du peuple, syndicaliste ou/et politique : nous avons des militants syndicaux attachés aux luttes politiques, je pense à Didier Le Reste, ou des militants syndicaux en pointe ces dernières années. Nous avons aussi des femmes et des hommes dirigeants du PCF, rassembleurs de leur parti... dans le Nord Pas de Calais, en Normandie, à Toulouse... Il faut aussi un programme, pas celui du PCF, un programme présidentiel en 4, 5 ou 6 points, national, international et pacifiste. Au débat, au travail !