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Publié par Michel El Diablo

BRUXELLES : pas de pitié pour les travailleurs grecs

 BRUXELLES : pas de pitié pour les travailleurs grecs

Bruxelles a accepté mardi 24 février la liste des mesures proposées par Athènes pour poursuivre pendant 4 mois le plan de financement de la Grèce.

Le gouvernement grec a tenté d’introduire quelques mesures correspondant à ses engagements devant le peuple, elles ont été refusées notamment la hausse du salaire minimum, « l’augmentation de ce salaire minimum et son timing seront décidées en concertation avec les institutions européennes et internationales ». Juncker a déclaré que 6 pays auraient des salaires plus bas que la Grèce. Les privatisations décidées avant les élections devront être poursuivies. Les aides humanitaires pour les plus démunies ne devront pas avoir « d’impact budgétaire négatif ». La lutte contre la corruption reste un objectif ainsi que la modernisation du système fiscal.

Le sommet des ministres des finances de la zone euro, le 20 février à Bruxelles, a imposé au gouvernement grec de fournir avant le 23 février la liste des mesures qu’il va prendre pour se conformer aux engagements précédents vis à vis de ses créanciers. Après accord des « institutions » (précédemment appelées la troïka), Commission, BCE, FMI, sera autorisée une tranche de prêt pour quatre mois. Sur les 7,2 milliards qui doivent être débloqués, 4 serviront à recapitaliser les banques grecques. Cette somme ne sera débloquée qu’en avril, donc après un nouvel examen de contrôle, et d’ici juin la Grèce va rembourser 14 milliards d’euros dont 7,5 au FMI, il faut donc un excédent budgétaire considérable pour tenir ce plan.

La BCE alimente les banques grecques au jour le jour, alors que les sorties d’argent atteignent 20 milliards depuis deux mois, et un milliard dans la seule journée du vendredi 20. Les traités européens et le FMI imposent la libre circulation des capitaux, qui favorise l’évasion fiscale.

Après le mois de juin il faudra que la Grèce rembourse 6 milliards d’euros à la BCE donc obtienne de nouveaux crédits. Au total sur toute l’année 2015 la Grèce doit rembourser 29,3 milliards d’euros.

SOURCE: 

Parti Ouvrier Indépendant

http://parti-ouvrier-independant.fr/