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13 décembre 2015

Les salariés et les salariées, les hommes et les femmes privés d'emploi n'ont intérêt à voter ni pour le FN, ni pour le PS, ni pour la droite

 

Mis en ligne le 12/12/2015
 
"Le choc", titraient lundi le Figaro et l'Humanité.
 
Le FN est devant l'Union des droites et le PS, la seconde droite, dans 6 régions. En Normandie il rassemble plus de 27% des suffrages exprimés, derrière la droite et devant le PS largement distancé.  Aucune manifestation anti-FN n'a pu l'empêcher.
 
Il profite du désarroi des Français et surfe sur un discours anti-immigré et les peurs générée par les attentats. Il capte les voix de ceux dont la vie bascule, bousculée par la crise et les politiques européennes. Rien de tout cela n'était imprévisible.
 
Les salariés, les privés d'emploi, ne peuvent rien attendre ni du FN, ni du PS, ni de la droite.
 
Le PCF-Front de gauche, "un vent de colère, un souffle d'espoir" obtient la confiance de plus de 7% des électeurs en Normandie, plus de 10% en Seine-Maritime. Le PS, autoproclamé "Union de la gauche", subit un réel recul et la droite progresse moins qu'elle ne l'espérait.
 
Le plus grand parti de France est encore une fois celui des abstentionnistes, des votes blancs et nuls. Réunis, ils sont majoritaires. Ce qu'occultent les analystes, c'est qu'une majorité de Français ne veulent plus ni des socialistes, ni de la droite, c'est-à-dire des partis politiques qui soutiennent la politique d'austérité européenne, ceux qui ont voté pour la "concurrence libre et non faussée", pour les "réformes" voulues par Bruxelles, les deux partis qui en Normandie étaient soutenus par le MEDEF local et national. Les Français et les Normands, quelle que soit la manière dont ils l'expriment ne veulent plus de la politique dictée par Bruxelles et mise en oeuvre par les gouvernements successifs.
 
Beaucoup ne croient plus pouvoir peser sur les décisions politiques puisqu'au bout du compte ils sont appelés à voter pour des partis qui restent sourds à leurs demandes. C'est ainsi que le système électoral privilégie les unions factices de second tour et les deux grands partis européistes. Le suffrage universel est détourné au profit du PS et de la droite. C'est le système instauré par De Gaulle et prorogé par Mitterrand. Pour l'un comme pour l' autre, il s'agissait écarter, de marginaliser les communistes.
 
Seules les élections à la proportionnelle intégrale permettent de représenter tous les courants d'opinion. Et c'est bien pour préserver leur pouvoir, celui du Capital et de l'Union Européenne que le PS et la droite ont opté pour le bipartisme.
 
Aucune des listes du deuxième tour ne peut représenter les électeurs ouvriers et salariés. Aucune ne soutient les luttes des salariés contre les licenciements, pour l'augmentation des salaires, contre la course à la compétitivité dans les entreprises, contre la suppression des postes dans la fonction publique. Ni la droite, ni le FN, ni le PS. Aujourd'hui le FN rêve de profiter du système et ne met plus en avant la proportionnelle. De plus, il a mis une sourdine à ses revendications anti-européennes. Seul le pouvoir l'intéresse. Les socialistes en place n'ont rien fait pour s'opposer à la fermeture de Petroplus, aux licenciements à Chapelle Darblay et aujourd'hui aux licenciements des Sidel. Pire, après la droite ils votent des lois anti-salariés les unes après les autres : destruction du code du travail, travail du dimanche, allongement du temps de travail et de l'âge de la retraite... Ils appellent à la chasse aux militants syndicaux ou associatifs et les traînent devant les tribunaux. Sans compter leur action à Bruxelles : accord sur le travail détaché, sur le traité transatlantique ...
 
C'est pourquoi le PCF-Front de gauche ne peut prétendre représenter les intérêts des salariés en s'alliant, sur la même liste, aux socialistes et aux Verts. C'est donner à peu de frais une caution de gauche à un PS qui n'est plus à gauche depuis longtemps. C'est certainement une déception pour nombre d'électeurs communistes.
 
Les électeurs réellement de gauche savent ce qu'ils ont à faire. Nous ne prétendons pas leur dicter leur comportement. Nous donnons notre point de vue.
 
Aucune homme ou femme vraiment de gauche, aucun salarié ou ouvrier, aucun privé d'emploi n'a intérêt à voter ni pour le FN. Nicolas Bay, ni pour le socialiste Nicolas Mayer-Rossignol, ni pour le candidat de la droite Hervé Morin.
 
C'est seulement en construisant des luttes unitaires pour la paix et contre l'OTAN, contre TAFTA et l'Union européenne, contre l'austérité et Bruxelles qu'ils pourront se faire entendre.


Action Communiste, 11 décembre 2015