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Grèce et Grexit où en est « le Monde »

 

Publié le 22 Juin 2015

Question posée sur son forum

 

l'enlèvement d'Europe (par P Assemat) La Canaille ne connait pas ce peintre mais son Europe est bien vue

L’enlèvement d'Europe (par P Assemat) La Canaille ne connait pas ce peintre mais son Europe est bien vue

 

Besoin d'un pseudo pour accéder au forum.

 

Donc jouer aux hellénistes de péplum un nom s'impose: 

 

« Mithridate-butoir »

 

Histoire d'empoisonner à petite dose le débat.

 

Maintenant, la question posée à 15h25 :

 

Dans la balance des dettes et des créances, où en est-t-on au sujet de l'emprunt forcé par l'Allemagne jamais remboursée à la Grèce ?

 

Gentil message reçu : « merci votre question a été enregistrée. »

 

Patientons mais en attendant sur ce forum, Canaille le Rouge trouve ceci : 

 

« Pierre :

Désolé mais vous répondez drôlement à la question des mesures contre les armateurs et l'église orthodoxe. Une fois c'est un coup de bluff de Varoufakis, après je ne vois pas en quoi ces mesures alourdiraient le déficit du pays??? »

 

La réponse est onctueuse :

 

« Non ces mesures n'alourdiraient pas le déficit du pays. Je n'ai sans doute pas été claire. Mais d'autres mesures - par exemple augmenter le salaire minimum, une promesse de campagne de Tsipras, le feraient. »

 

15h45. « Mithridate butoir » n'a pas de réponse ; il doit y avoir une liste d'attente. Mais la journaliste qui anime le forum lâche des infos assez truculentes :

 

Nicolas il y a 12 minutes (soit à 15h32) Bonjour,

 

Pourriez-vous nous rappeler quelles sont les exigences formulées par les créanciers de la Grèce pour débloquer les fonds prévus ?

Merci


Réponse 


A ce stade des négociations, le FMI et les Européens demandent une baisse des retraites et une hausse de la TVA sur l'électricité. La Grèce, elle, demande à ce que ses créanciers s'engagent sur une renégociation de la dette.

 

La question suivante éclaire le débat, sa candeur illumine le paysage :

 

Bonjour,
Je suis novice sur le sujet et m'excuse si ma question est un peu primaire, mais en d'autres termes, si un accord était trouvé, un prêt de 7,2 milliards d'€ serait versé au gouvernement grec et utilisé en partie pour le remboursement des 1,6 milliards d'€ au FMI ?

 

Réponse  du Monde

 

Oui c'est cela. Mais au passage Athènes se serait engagé sur des réformes (voir question précédente)

Il semblerait que le camarade « Mithridate-butoir » empoisonne du côté du Bd Blanqui; 16h 00, pas de réponse.

De passage 3/4 d'heure plus tard pour voir.

Tient, un plaisantin vite ramené à la raison

 

Inquiet 2.0 (question posée à 15h50) 

 

« Le gouvernement d'Alexis Tsipras a multiplié les déclarations annonçant une remise en cause de nombreuses mesures mises en place par le précédent gouvernement. Fin des privatisations, rétablissement du salaire minimum à 751 euros au lieu de 580, réembauche de fonctionnaires licenciés, etc. »

 

Ne veut-il pas cumuler un mandat en France pour nous ramener un peu de soleil ??

 

La réponse fuse aussi rapide que cinglante (et pour l'essentiel vrai):


Bonjour Inquiet 2.0,

 

Tsipras a effectivement multiplié les promesses de campagne. Mais pour l'instant il ne les a pas mises en œuvre.

 

Nouvelle tentative à 16h12 de « Mithridate-butoir » :

 

« Pas de nouvelle de mon emprunt forcé allemand pourtant vu le montant cela mettrait l'UE à l'abris du Grexit ? »

Le débat continu et là nous voyons que la journaliste du Monde n'a pas d'autre boussole que les exigences de la BCE et ne voit pas d'autre issue que le laminage des acquis sociaux à Athènes pour que la BCE donne des sous à la Grèce afin de rembourser le FMI. Mais germe aussi l'inquiétude : l'idée que c'est la crédibilité du dogme UE qui est menacée dont l'urgence de faire bloc :

 

« Soufiane il y a 13 minutes

 

Est-ce qu'une éventuelle sortie de la Grèce de la zone euro empiéterait sur les relations franco-allemandes ? »

Bonjour,


« Une chose est sûre : un « grexit » plongerait la zone euro dans son ensemble dans une période de grandes incertitudes. L'union monétaire n'apparaîtrait plus comme irréversible. On peut imaginer que les relations franco-allemandes en seraient perturbées, mais pas seulement ... L'idée même de la zone euro serait ébranlée. »

 

Une autre question : 

 

« Shaher il y a 16 minutes

 

Les problèmes semblent déjà insurmontables pour 1,6M€ à rembourser au FMI fin juin. Qu'en sera-t-il pour les 6M€ à rembourser à la BCE en juillet ? Quelles réformes exigeront alors les créanciers ? »

 

La réponse remet une seconde couche sur le fond du décor tel que commandé par la bourse de Francfort


« Bonjour,
Il n'y aura pas plus de conditions pour la BCE. L'idée est de trouver un accord avant le 30 juin : si c'est le cas, la Grèce recevra les 7,2 milliards d'euros (au moins) de la dernière tranche d'aide prévue. Une somme qui permettra de rembourser le FMI, puis les autres échéances. En échange de quoi, Athènes poursuivra les réformes, notamment celle des retraites. »

 

Ité missa est avec cette petite phrase finale qui laisse songeur :

 

Les traités communautaires précisent qu'il est possible de quitter l'UE, mais rien n'est prévu pour quitter la zone euro, censée être irréversible.(souligné par la canaille)

 

Un « Grexit » se ferait donc selon des termes inconnus. Et probablement dans le chaos. Certains analystes soutiennent qu'il impliquerait également une sortie de l'UE. 

 

Honnêtement, je ne suis pas sûre. D'autres disent que les dirigeants UE auraient tout de même intérêt à garder la Grèce dans le bloc UE, pour éviter qu'elle se rapproche de la Russie. 

 

Et surtout, n'oublions pas que malgré la crise, les Grecs restent profondément attachés à l'Europe.

 

Ben dame !! Ils ont quelque droit à l'appellation contrôlée : l'Europe est quelque part à la Grèce ce que Lascaux est au Périgord.
 

Sauf à devoir venir redoubler ma 6ème des années 60, il semble me souvenir qu'Europe est un concept gréco-anatolien né des croyances des phéniciens au cœur de la méditerranée orientale à une portée de fronde des côtes turc d'aujourd'hui. La déesse porteuse du nom étant la première adepte historique d'un régime crétois.

 

Dans le tour de France, on dirait les régionaux de l'étape.

 

Avec les nouvelles règles qu'on veut imposer à la Grèce, Europe à la mode Bruxsbourg ou Strasxelles c'est comme un camembert hollandais, des tomates d’Irlande ou du Sauternes des bords du Rhin. Dublin et Berlin (voir même Londres) (en fait les places financières dominantes) donnent des leçons, Paris joue les répétiteurs avec Moscovici comme pion.

 

Dans ces conditions si « le Monde » de ce jour balise idéologiquement le terrain, le titre de l'Huma exhortant Hollande à aider la Grèce revient à demander à la Suisse de mettre hors la loi les paradis fiscaux ou à Juncker de nationaliser le crédit.

 

Jamais Hollande n'aidera Athènes pas parce qu'il ne le veut pas il n'est pas là pour ça. En plus aider la démocratie de la part des forfaits de 2015 et 2012, faut pas rêver !!

 

Et dire que certains veulent y croire...

 

Rédigé par Canaille Lerouge