Recherche


Qui est en ligne

Nous avons 873 invités et aucun membre en ligne

Copyright Joomla

Copyright © 2017 PCF Bassin Arcachon - Tous droits réservés
Joomla! est un Logiciel Libre diffusé sous licence GNU General Public
25 février 2015

« Dialogue social », « loi travail » ? Plutôt « reculs sociaux » ! L'Union européenne est mortifère pour les progrès sociaux et pour les droits de la grande majorité

 

Vouloir à tout prix rester dans l’Union européenne, c’est se condamner à négocier sans cesse en recul. Comme la Grèce aujourd’hui


 

« La régression sociale ne se négocie pas, elle se combat », disait Krasucki.  

 

Depuis trente ans les salariés ne cessent de voir disparaître un par un leurs acquis sociaux.  Depuis trente ans, les intérêts des salariés sont vendus au patronat par les gouvernements successifs avec l’aide et l’accompagnement de Bruxelles.  Ainsi ont été privatisées les banques  ( après avoir été nationalisées une courte durée sous la présidence de Mitterand…).  Puis les entreprises publiques à leur tour ont été bradées aux plus offrants les unes après les autres, entièrement ou par morceaux : Renault, EDF-GDF, Air France, SNCF … Ensuite La Poste, le secteur de la santé …  Les Français en étaient propriétaires.  Ils ne le sont plus.  Ils sont maintenant clients.  Vous n’avez pas les moyens de payer pour passer un IRM dans l’hôpital public ?  Attendez trois mois ou payez dans le secteur privé ( dans le même hôpital ).  Vous voulez que votre lettre ou votre colis arrive plus rapidement ?  Payez.  Vous n’avez pas les moyens d’avoir une voiture, vous habitez loin de votre lieu de travail, la gare la plus proche a été fermée : prenez le bus et mettez deux fois plus de temps pour arriver au travail.  Et de surcroît payez pour l’assurance complémentaire privée car la sécurité sociale vous rembourse de moins en moins.  

A chaque fois le pouvoir, quel qu’il soit, le patronat, ont nommé « réformes » ce qui était en réalité des « contre-réformes » sociales. A chaque fois le « dialogue social » a porté sur des reculs sociaux.

 

Dialogue social musclé pour obtenir un « nouvel ordre social »

 

E. Macron veut une « République contractuelle », soit l'inverse du modèle républicain basé sur la primauté de la loi sur le contrat, de la protection sur le rapport de forces.
Pour le dialogue social, M. Valls n’est pas avare de coups de menton :
«Le pays demande de l'autorité pour combattre le terrorisme mais aussi pour faire avancer les réformes», confie-t-il dans le Journal du Dimanche. Il entend proposer un « nouvel ordre social ».  Ainsi donc tout s’éclaircit, le « dialogue social » doit permettre d’établir « un nouvel ordre social »  et Valls prévient :"Toujours avec l'esprit de dialogue, mais sans trembler, avec tous les moyens que donne la Constitution, nous continuerons sans relâche à réformer"… Le premier ministre veut une « loi travail » dans laquelle on légifèrera sur l’assurance chômage ( on parle de « réformer » la durée et le montant de l’indemnisation ), les retraites complémentaires, le marché de l’emploi ( il est question de « dérogations temporaires » pour les 35 heures, de « flexibilisation »), les comités d’entreprises, les CHSCT…

Avec le 49-3 ? Manuel Valls ne l’exclut pas.

Il reçoit mercredi à 15 heures à Matignon les leaders de trois organisations patronales (Medef, CGPME, UPA) et de cinq syndicats (CGT, CFDT, FO, CFTC, CFE-CGC) pour lancer les consultations sur les grandes lignes de cette réforme, qu'il veut créatrice d'emplois.
Le Medef propose une fusion de toutes les instances représentatives - comité d'entreprise, délégués du personnel et comité d'hygiène, de sécurité et des conditions de travail (CHST) - dans un "conseil d'entreprise" et davantage de flexibilité du travail. . La CFDT, elle, serait prête à "rationaliser" les procédures entre employeurs et salariés. N’est-ce pas, justement, ce que propose le patronat ? La CGT et FO sont contre cette fusion. Au coeur de la polémique se niche en effet l'avenir des CHSCT, dont le rôle dans l’amélioration des conditions de travail est très apprécié.  La CGT alerte : "il est fondamental de conserver les CHSCT" et de "garder les comités d'entreprise, leur droit d'alerte, leur droit d'expertise".

Préparons-nous à sortir de l’euro et de l’Union européenne.

Cela intervient après maintes contre-réformes, notamment la suppression des élections prud’homales.  Dans ce contexte, le pire est à craindre pour les salariés.  Leur mobilisation est essentielle.  Mais aussi, la prise de conscience pour les composantes de la gauche radicale que le modèle européen est mortifère pour les progrès sociaux et pour les droits de la grande majorité.  Vouloir à tout prix rester dans l’Union européenne, c’est se condamner à négocier sans cesse en recul.  Comme la Grèce aujourd’hui.

Envisageons donc ensemble qu’il est possible de sortir de l’euro et de l’Union Européenne.  Soyons y prêts. C’est parce qu’ils savent que la majorité des partis politiques de la gauche radicale, notamment le Front de gauche, mais aussi les syndicats ( adhérents tous de la très européenne CES) ne sont pas prêts à cette rupture qu’ils se sentent forts et qu’ils utilisent tous les moyens contre les salariés et les peuples. Il faut en finir avec la dictature de l’Union européenne.  Valls-Hollande font de la France la vassale de Bruxelles et appliquent toutes les directives capitalo-libérales.  Osons la confrontation et disons le haut et fort dans les assemblées d’élus, dans les partis politiques, dans les syndicats : nous sommes prêts à à nous battre contre l’Union européenne et à la quitter pour construire une autre société

C’est de cette perspective politique qu’ont besoin les salariés pour se battre.  Pour faire grève, pour se mobiliser, il faut une perspective politique, il faut espérer gagner.   Les salariés, la classe ouvrière ne croient plus à l’Europe sociale.

Pourquoi enfermer les luttes dans l’Union Européenne ?

Le 30 Mai des militants communistes invitent à une manifestation


Pour le 10ème anniversaire de la victoire du NON au Traité Constitutionnel Européen


POUR LA SORTIE DE L'EURO,
DE L'UNION EUROPEENNE ET DE l'OTAN
Pour notre part nous y participerons